Comment rester positif, motivé et garder le moral en toutes circonstances, y compris à l’automne ?

par rh_dev
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Ce que je vais vous dire risque de ne pas vous plaire, le titre de cet article “rester positif …” est un titre accrocheur mais menteur. Néanmoins, il vous a interpellé car peut-être que sa thématique vous concerne car en ce début de mois de novembre, vous vous sentez stressé, fatigué, morose et vous aimeriez savoir,

  • Comment dépasser cette morositude, ce passage à vide, cette baisse de moral ?
  • Comment garder le cap ?
  • Comment rester positif ?
  • Comment avancer avec sérénité sur le fil de la vie ?
  • Comment garder la motivation ?

 

Mais COMMENT on fait pour rester positif ? Et bien on ne fait pas ! Nous ne sommes pas des machines, nous sommes cycliques.

On enchaine, on court après le temps, pourtant la nature le dit elle-même : il y a des temps de jachère. Comme les arbres ne donnent pas des fruits toute l’année, comme la nature se libère de ses feuilles mortes à l’automne, c’est le cycle de la vie et nous fonctionnons à l’identique. On oscille entre besoin de lien et de solitude, besoin de pause et de réalisation.

Non ce n’est pas grave d’avoir moins envie. Oui ça arrive à tout le monde. Ce n’est pas l’été tous les jours, parfois il fait moche, l’essentiel est de savoir comment se réconforter, non ?

L’automne peut-être une saison difficile à vivre moralement pour certains. Il est possible que ce soit plus difficile de se réveiller, de rester positif, d’avoir la pêche et pour autant ne pas être en burn-out.

 

Pourquoi peut-on ressentir une baisse de moral à cette époque de l’automne ?

L’autre jour alors que j’animais une formation, je challengeais les participants en leur demandant d’éveiller nos sens en 30 secondes en répondant à la question « Pourquoi aimez-vous l’automne ? »

La moitié d’entre eux m’ont répondu « Je n’aime pas cette saison », « C’est la saison que j’aime le moins », « L’automne ça me déprime ».

Peut-être vous reconnaissez-vous dans ces propos. Il existe en effet une forme de dépression saisonnière appelé TAS, trouble affectif saisonnier, qui intervient surtout entre octobre, novembre et décembre. On pourrait également appeler cela la déprime hivernale. Elle peut être liée à un manque de lumière, en effet les journées raccourcissent, la luminosité diminue, l’énergie est en perte de vitesse et bien entendu, cette baisse de moral peut entraîner une difficulté à mener une activité, dont sa propre activité professionnelle.

 

Les 9 symptômes d’une baisse de moral

  • Troubles de l’humeur
  • Irritabilité
  • Baisse de tonus
  • Sommeil perturbé
  • Fatigue au réveil
  • Manque de motivation
  • Tristesse passagère
  • Baisse du niveau de concentration
  • Dévalorisation de soi

 

12 tips pour rester positif

  • Faire des balades en forêt c’est là que les couleurs sont les plus belles,
  • Marcher le matin pour prendre la lumière du jour au maximum,
  • Manger des aliments riches en vitamine D (ils agissent sur le moral, la mémoire et la concentration. Parmi eux, l’avocat, les champignons, le saumon, le thon, les sardines…)
  • Écouter de la musique entraînante, sympa, rafraichissante,
  • Croquer dans du chocolat,
  • Prendre le temps de préparer de bon repas,
  • Lire un roman feel good ou tout autre sujet qui vous fasse vous évader,
  • Se donner du réconfort à soi ou aux autres (apporter des croissants au bureau),
  • Tester un nouveau spot où déjeuner avec ses collègues,
  • Faire un détour à pied avant de rentrer chez soi,
  • Continuer à faire du sport,
  • Être attentif à ce qui vous entoure, s’installer en terrasse et prendre un rendez-vous avec la vie 😊

 

Je crois qu’il s’agit de mixer ce qu’on fait soi et ce qu’on fait avec les autres, il n’est pas question de s’isoler et d’inviter les émotions négatives à prendre le café pour ressasser en boucle mais de se recentrer sur l’essentiel :

  • Des activités ressources
  • Des lieux ressources
  • Et des personnes ressources. Sartre avait tort de dire « L’enfer c’est les autres », je crois au contraire que le bonheur c’est les autres, et qu’ils peuvent être une source de réconfort et permettent de rester positif.

 

Dans nos relations aux autres, comment on gère cette baisse de tonus ?

Je ne vais pas vous donner une recette qui a fait ses preuves scientifiquement, j’ai plutôt l’habitude de m’appuyer sur mon expérience personnelle car je pense qu’on ne peut pas parler d’un sujet par lequel on n’est pas passé. Aussi, je m’appuie sur mon propre vécu pour transmettre plutôt que de donner des informations et je vous propose ici 3 étapes et 1 court exercice pour surmonter une baisse de moral passagère.

 

Premièrement, j’aimerai commencer par vous dire qu’on a le droit d’être vulnérable.

Que l’on soit DRH, manager, salarié, parent ou même coach, on pense qu’on se doit d’aller bien, de montrer l’exemple, d’être irréprochable, d’utiliser les bons outils pour rebondir alors que c’est faux. Vouloir rester positif, détendu, bienveillant, motivé dans n’importe quelle circonstance, ce n’est pas la vraie vie. On est fatigué, touché, irrité, démotivé et on a le droit.

La vie est remplie d’amour et d’épreuves c’est pareil pour tout le monde. Il y a des moments plus difficiles que d’autres. Je dirais même que cela fait du bien de savoir que les manager et même ceux qui transmettent les clés du bien-être connaissent des moments moroses.

Ce n’est pas la fête foraine tous les jours même si personnellement je me présente comme Fertilisatrice de bonheur. Quel que soit notre métier, notre chemin, notre appétence pour le développement personnel : on a le droit d’être down.

Acceptez-le. C’est la première chose.

 

Deuxièmement, ça fait peut-être un peu tarte mais écoutez-vous.

Si vous avez besoin de sommeil, de manger du sucre, si vous avez besoin de danser, de vous défouler, de marcher, si vous avez besoin de passer du temps seul, de vous concentrer sur un dossier, de partir à 16h. Faites-le. C’est OK, même si vous devez montrer l’exemple à vos équipes, vos collègues, vos enfants, vous avez aussi le droit d’écouter vos besoins.

Charité bien ordonnée commence par soi-même.

 

Troisièmement, verbalisez votre besoin.

L’ennemi c’est le non-dit, il génère du ressentiment et cause des malentendus. Il est capital d’exprimer clairement nos besoins pour éviter les raccourcis, les jugements, les aprioris. L’autre ne dispose pas d’une boule de cristal dans laquelle nous lire. Il semble en effet injuste de reprocher à une personne ou à notre entreprise des choses que soi-même on n’a jamais verbalisé.

 

Parfois on vit un hiver dans son cœur, cela doit servir à s’écouter, mieux se comprendre, se préserver. Savoir ce qui a de l’importance.

 

Dîtes-le, « en ce moment je suis fatiguée/ je me sens morose/ je vais avoir besoin de soutien, de bienveillance, j’ai juste besoin que vous me compreniez ».

Cela parait si simple, pourtant ces quelques mots sont parfois si compliqués à dire tant un excès de pudeur nous habite. Brisons cette carapace, soyons vrais ! La vulnérabilité n’est pas un vilain défaut.

 

Pour conclure, je vous invite à vous interroger : De quoi avez-vous besoin en ce moment ?

Besoin de calme, de mouvement, besoin d’espace, de sécurité, de challenge, de reconnaissance, de nouveauté, de réconfort, de sérénité, d’indépendance, de travail en équipe, besoin d’être compris, écouté, besoin de soutien, d’écoute, besoin de parler, besoin de repli etc.

Si nos besoins ne sont pas comblés ils gangrènent une frustration, un mal-être, une tristesse intérieure. Cette période d’automne peut-être un peu longue, ne la subissez pas, comblez autant que possible vos besoins.

 

On trouve le sujet de l’amour de soi un peu perché, autocentré, égocentrique, pourtant c’est lorsque nous nous donnerons de l’amour, lorsque que nous nous efforcerons de combler au mieux nos besoins, que nous pourrons à nouveau accueillir le printemps. 😊

 

D’ici là, prenez soin de vous, l’automne c’est aussi un bon moment pour s’accorder du temps et pourquoi pas aller chercher à l’intérieur de nous la lumière qu’il n’y a plus à l’extérieur.

 

Anne-Sophie Vergne

 

Formatrice Consultante Conférencière

Auteure de « J’peux pas j’ai rendez-vous avec moi »

Anne-Sophie Vergne a travaillé 15 ans dans les secteurs croisés de l’hôtellerie, l’événementiel et l’expérience client. En 2018, elle invente le congé MOI-ternité, écrit son premier livre J’peux pas j’ai rendez-vous avec moi et devient Fertilisatrice de bonheur.

Formatrice, conférencière et praticienne en psychologie positive, elle intervient en entreprise pour du renforcement positif. Elle accompagne les Hommes et leurs organisations à construire des relations client et collaborateur engageantes.

Son moto : l’enchantement Client avec un grand C car nous sommes tous le client de quelqu’un.