Salaires 2012 : en hausse malgré la crise

par La rédaction

Le Guide des Salaires 2012, édité par Reed Business, annonce pour l’année à venir une hausse des rémunérations. Si elle est plus marquée dans les fonctions de direction que dans les autres familles, la hausse serait malgré tout globale. Signe, selon l’éditrice Claire Cabaret, que dans ce contexte de crise, les entreprises veulent récompenser le mérite individuel.

 

Des salaires en hausse pour retenir les talents

 

D’après le Guide des Salaires 2012[1], paru le 5 septembre dernier, la majeure partie des cadres dirigeants voient leurs rémunérations progresser. C’est le cas des Directeurs financiers, marketing, commerciaux qualité, ventes, RH, et achats. Dans l’échantillon des cadres dirigeants, seuls les Directeurs informatiques, industriels et les DAF voient leur rémunération diminuer. « Contrairement à une idée reçue, cette hausse des salaires touche une très grande majorité des cadres et la tendance s’est largement répandue aux populations non-cadres également », précise l’éditrice du Guide.

 

Selon elle, cette tendance est le signe que, malgré la crise, « les entreprises ont décidé de saluer les efforts des salariés. Elles sont déjà dans une problématique de rétention des talents ». Mais la prudence reste de mise. Les augmentations n’atteindront pas, en 2012, le taux d’avant-crise. « On va revenir à une augmentation proche de 3% », estime Claire Cabaret.

 

Les efforts engagés dans les processus de production ont été récompensés par des variables en hausse pour de nombreuses fonctions techniques : + 25 % pour le directeur R&D, + 37% pour le Directeur industriel,  + 6 % pour le Directeur technique, + 20 % pour le Directeur qualité, + 47 % pour le Directeur production, + 78 % pour le Responsable Méthodes.

 

« En matière de rémunération variable, les Directeurs commerciaux, eux, ont pâtit de la crise, même si cela ne se ressent pas au niveau de leur rémunération globale », compare Claire Cabaret. Leur rémunération variable subit une baisse de 50%, tandis que leur fixe augmente de 8 %. Ils perçoivent désormais un salaire équivalent à 70%  de celui du P-DG, contre 64% l’an dernier.

 

Les femmes rémunérées 21% de moins que les hommes

 

Si les nouvelles sont globalement bonnes, elles en cachent une moins heureuse. L’écart de rémunération homme-femme continue de se creuser dans certains secteurs. Dans l’échantillon « Direction générale », composé de 15% de femmes, ces dernières touchent 21% de moins que les hommes. « Les dirigeants femmes perçoivent une rémunération globale moyenne de 103 950 €, contre 131 230 € pour les dirigeants masculins », précise Reed Business.

 

Du côté des commerciaux, l’écart est non seulement conséquent, notamment sur la part variable de rémunération, mais continue surtout de se creuser. Il s’élève à 59%, contre 56% observé en 2010. L’écart sur la rémunération fixe est moins important (34%). Dans cette fonction, les femmes perçoivent une rémunération globale moyenne de 31 730 € contre 47 780 € pour les hommes.

 

Pour autant, Claire Cabaret veut rester optimiste. « Les entreprises travaillent beaucoup sur le sujet. La différence s’estompe, notamment dans les familles de métiers en forte demande, comme l’informatique. » C’est en effet le secteur, à 82% masculin, où l’écart homme-femme sur la rémunération fixe est le plus faible : 1%. Un exemple à suivre, en termes d’écart plus que de parité.

 

 

Typhanie Bouju

 


 

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