Rémunération : Quelles augmentations en 2012 ?

par La rédaction

Plus de 50% des entreprises ont maintenu leurs budgets d’augmentation de salaire annoncés en 2011. C’est la conclusion d’une enquête, réalisée par le cabinet de ressources humaines Deloitte, dévoilée le 16 avril.

 

Maintien des salaires malgré la crise

Le contexte incertain n’aurait pas joué un rôle néfaste sur la politique de rémunération des entreprises. Selon les résultats d’une enquête du cabinet Deloitte (1), réalisée dans le cadre des négociations annuelles obligatoires sur les salaires.  Mieux : il apparaît même que les augmentations réalisées (incluant hausses collectives et individuelles) ont été légèrement plus élevées que les prévisions de l’été dernier ne le laissaient supposer, avec une augmentation médiane de 2,7% pour les non cadres et une augmentation médiane de 2,8% pour les cadres. La crise des marchés financiers, survenus l’été dernier, avaient, en effet, contraints les DRH à revoir à la baisse les enveloppes, tablant, à l’époque, sur des prévisions d’augmentation salariale de 2,5%, soit une baisse de 0,2% à 0,3%.

« Après deux années de diminution, nous constatons un retour modéré à la hausse des budgets », indique Jean-Philippe Gouin, directeur du département rémunération chez Deloitte. Toutefois, selon ce spécialiste,  « ces budgets n’atteignent pas encore les niveaux que nous avions connus avant la crise économique récente : le contexte a, en effet, conduit les entreprises à des réajustements à la baisse de leurs prévisions ». Mais contre toute attente, une entreprise sur deux n’a pas baissé son enveloppe dédiée aux augmentations. Les entreprises en bonne santé ont même pu maintenir des budgets élevés.

 

De fortes disparités

De fortes disparités existent, cependant,  entre les entreprises, en fonction du secteur d’activité et de leur santé financière. Les entreprises ayant enregistré de bons résultats se détachent avec des budgets supérieurs d’environ 0,4 point par rapport à celles qui sont en deçà de leurs objectifs.

 

Priorité aux augmentations individuelles

En outre, tous les salariés ne seront pas logés à la même enseigne. Les spécialistes en rémunération sont unanimes : les DRH vont d'abord faire la part belle aux augmentations individuelles. En favorisant les compétences clés de l’entreprise qu’ils veulent fidéliser. Cette tendance à l'individualisation s'exprime aussi via la rémunération variable  qui représente en moyenne entre 5% à 10% du salaire de base. 71% des cadres sont concernés aujourd'hui, contre 59% il y a dix ans, selon l'Apec. A charge pour les managers de définir des objectifs clairs et transparents pour rétribuer la performance de manière objective.

 

Prudence

Pour l’avenir, les entreprises restent, toutefois, prudentes avec des prévisions en baisse de 0,1 point par rapport à ce qu’elles viennent de réaliser, selon Deloitte. Cela demeure tout de même plus favorable que les budgets d’augmentation mis en œuvre dans les années 2009 et 2010.

 

Camille Leroy

 

  1. Enquête flash sur la rémunération menée auprès d’une centaine d’entreprises dont 40% emploient plus de 10 000 salariés.

 

 

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