Point sur le marché du travail au 5 janvier 2021

par La rédaction

Dans un contexte de crise de la COVID19, la Dares publie tous les mois le suivi d’indicateurs relatifs au marché du travail, en collaboration avec la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) et Pôle emploi.

 

2,9 millions de salariés en activité partielle en novembre

Le rapport confirme que  2,9 millions de salariés ont été effectivement placés en activité partielle en novembre, soit 233 millions d’heures chômées. Pour comparer avec les mois précédents, on en comptait 1,8 million en octobre, 1,3 million en septembre, 1,2 million en août, 2,0 millions en juillet, 3,6 millions en juin, 7,0 millions en mai, 8,4 millions en avril et 6,9 millions en mars. Pour précision, au 3 janvier, 421 000 demandes d’indemnisation dont 20 000 de plus en 1 semaine ont été comptabilisées pour novembre, par 382 entreprises, pour 1,9 million de salariés et 158 millions d’heures. En comparaison, au mois d’octobre 270 000 ont été déposées par 238 000 entreprises, pour 1,3 million de salariés et 63 millions d’heures.

Lorsque l’on regarde les chiffres du marché du travail, les régions qui comptent le plus de salariés en activité partielle de façon effective en novembre sont l’Ile-de-France et l’Auvergne-Rhône Alpes. Pour ce qui est des secteurs d’activité les plus concernés par l’activité partielle, on compte l’hébergement-restauration avec 722 000 salariés, le commerce avec 685 000 salariés ainsi que les services aux entreprises (activités spécialisées, scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien) avec 380 000 salariés. Le nombre d’heures chômées au titre de l’activité partielle s’élève à 233 millions d’heures, ce qui équivaut à 80 heures par salarié (environ 2 semaines et demi de travail).

Évolution des demandes d’activité partielle depuis le début du deuxième confinement

Les données du marché du travail au 3 janvier indiquent que 2,9 millions de salariés sont couverts par une demande d’autorisation préalable à l’activité partielle (DAP) pour au moins 1 jour. En comparaison,on en comptait 7,2 en décembre, 7,3 en novembre et 12,7 millions au pic atteint en mai 2020. Une baisse conséquente qui s’explique par le fait que beaucoup d’entreprises avaient déposé une DAP couvrant l’ensemble de l’année 2020, expirant en décembre. Dans ces 2,9 millions de salariés couverts par une DAP, 2,4 millions sont concernés par une DAP déposée depuis la semaine de l’annonce du reconfinement le 26/10. Attention a garder en tête à la lecture des chiffres que le nombre de salariés couverts par une DAP un mois donné surestime beaucoup le nombre de salariés effectivement placés en activité partielle. Par exemple, en mars 2020, 11,3 millions de salariés ont été couverts par une DAP, 6,9 millions ont été effectivement placés en activité partielle, dont 6,7 millions ont fait l’objet d’une demande d’indemnisation pour le moment.

Baisse des ruptures de contrat envisagées dans le cadre de procédures de restructuration

Le nombre de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) représentait environ 20 procédures par semaine entre mi-novembre et début décembre. Il a augmenté à 30 entre les semaines des 7 et 14 décembre pour passer en dessous de 10 procédures les semaines suivantes, durant les fêtes. Le nombre hebdomadaire de ruptures de contrats de travail envisagées dans le cadre de ces PSE est passé de 3 150 en moyenne durant les semaines du 23 et du 30 novembre à 2 700 les deux premières semaines de décembre, puis à 660 en moyenne durant les semaines des 21 et 28 décembre. Depuis le 1er mars, ce sont près de 80 400 ruptures de contrat qui ont été envisagées, près de trois fois plus qu’à la même période en 2019. Depuis mars 2020, les ruptures de contrat concernent des entreprises de plus de 1000 salariés dans plus de 4 cas sur 10 et de moins de 250 salariés dans 3 cas sur 10.

Aux vues des chiffres du marché du travail, les secteurs les plus concernés sont l’industrie manufacturière avec 37% des ruptures, le commerce et la réparation automobile avec 19%, puis le transport et l’entreposage, ainsi que l’hébergement-restauration avec 9% chacun. On compte environ 5800 procédures de licenciement collectif pour motif économique hors PSE notifiées auprès des Direccte depuis mars 2020, elles concernent dans 9 cas sur 10 des licenciements de moins de 10 salariés. Globalement les secteurs les plus concernés sont le commerce et la réparation d’automobile

(19 %), l’industrie manufacturière (17 %), la construction (15 %) et l’hébergement-restauration

(13 %).

Les demandes d’inscription hebdomadaires à Pôle emploi baissent par rapport à la semaine similaire de 2019 entre le 20 et le 26 décembre

61 200 demandes d’inscription de demandeurs d’emploi ont été comptabilisées au cours de la semaine du dimanche 20 au samedi 26 décembre, une diminution de 6,2% par rapport à la même semaine en 2019. De même, sur les quatre dernières semaines, le nombre de demandes d’inscription baisse en comparaison avec la même période en 2019. On peut expliquer ce recul par le faible nombre de sorties observées les semaines précédentes, qui se répercute sur un nombre diminué de réinscriptions les semaines suivantes.

Marché du travail : les inscriptions en formation des demandeurs d’emploi restent à un niveau élevé

Pas de grand changement sur les inscriptions en formation des personnes inscrites à Pôle emploi avec ce second confinement. Alors qu’elles avaient baissé avec le premier confinement, cette fois-ci on a compté en décembre 1,7 fois plus d’entrées en comparaison avec l’année précédente, période de grève liée à la réforme des retraites. Globalement en 2020, on compte 100 000 inscriptions de plus qu’en 2019, une hausse de 12% portée majoritairement par la hausse des inscriptions en septembre. La part des mobilisations du CPF autonome est particulièrement élevée en décembre, avec plus de 37% des inscriptions pendant les trois premières semaines du mois.

 
La rédaction  de myRHline

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