L’Union Européenne débloque 6 milliards d’euros pour les jeunes chômeurs

par La rédaction

Pour faire face au chômage des jeunes en Europe, les 27 dirigeants de l’UE ont pris la décision dans la nuit du 27 au 28 juin de débloquer 6 milliards d’euros dès 2014-2015. Un plan d’action d’urgence qui devrait concerner 300 000 jeunes Français pour un budget alloué de 600 millions d’euros. 

 

En 2012, 22,8 % des jeunes européens de moins de 25 ans, soit 5,6 millions, étaient sans emploi. Un constat alarmant face à un taux de chômage global sur l’ensemble du vieux continent s’élevant à 10,6 %. 

Pour contrer cette érosion, l’Union Européenne a entériné dans la nuit du 27 au 28 juin, à Bruxelles, un plan d’action de 6 milliards d’euros,  sur la période 2014-2015, faisant passer l’enveloppe dédiée à cette problématique à 8 milliards d’euros.  Un budget dédié à tous les jeunes Européens n’ayant pas intégré le marché du travail quatre mois après la fin de leurs études qui leur permettra de bénéficier d’un premier emploi, d’un stage, d’une formation voire d’un apprentissage. 

 

Cette "garantie jeunesse" sera dédiée aux territoires les plus frappés par le chômage des jeunes, soit 13 pays prioritaires parmi lesquels on retrouve l’Espagne, la Grèce, l’Italie et la France. « Pour la France, cela représente pour les deux prochaines années 600 millions d’euros, destinés à accompagner 300 000 jeunes », a précisé le président François Hollande, avant d’ajouter que « seules seront concernées les régions françaises où le taux de chômage des jeunes est supérieur à 25 % de la population active de moins de 25 ans ». 

 

Faciliter l’accès au crédit des PME pour relancer la croissance

Parallèlement, les têtes pensantes de l’Union Européenne, conscientes de devoir relancer la croissance pour inciter les entreprises à recruter se sont engagées à faciliter l’accès au crédit des PME. « Ces dernières représentant 95 % des entreprises au sein de l’UE, il faut mobiliser les moyens de la Banque Européenne d’investissement pour leur permettre d’engager des jeunes  mais aussi d’autres types de profil pour réduire massivement le chômage » a déclaré le premier ministre belge Elio Di Rupo. 

« La banque pourra prêter au PME entre 50 et 100 milliards d’euros de plus », a pour sa part indiqué François Hollande.  Une manne financière qui bénéficierait essentiellement aux PME des pays d’Europe du Sud à l’instar de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne et du Portugal qui doivent verser des taux d’intérêt deux à trois fois plus élevés qu’en France ou en Allemagne.

 

Un sommet européen pour l’emploi le 3 juillet à Berlin 

Afin de définir la manière la plus efficace d’utiliser les 6 milliards d’euros destinés aux jeunes chômeurs Européens, la chancelière allemande Angela Merkel accueillera, à Berlin, le 3 juillet prochain, aux côtés du président Français, l’ensemble des ministres de l’Emploi de l’UE.  Ce sommet européen dédié à la question de l’emploi sera notamment l’occasion d’échanger sur les bonnes pratiques de chaque pays. 

« L’Allemagne et d’autres pourront ainsi faire part de leurs bonnes expériences, accumulées sur des années et des décennies, tout comme l’Autriche, le Danemark et les Pays-Bas… », a affirmé la chancelière Angela Merkel.

Ces pays ont en effet fortement développé leur système de formation en alternance avec des résultats très concluants, puisqu’un étudiant sur deux suit un apprentissage en Allemagne,  pour deux sur trois en Autriche et aux Pays-Bas… Une modalité de formation pratiquée par un jeune sur quatre en France. 

 

Gérald DUDOUET

 

 

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