Evaluation RH : Ce que nous réserve 2011…

par La rédaction

La fin d’année est toujours prétexte à faire le bilan. Quand il s’agit de la fin d’une décennie, le recul est encore plus important. Celle qui nous précède désormais a été marquée par une mutation profonde de la fonction RH et de ses pratiques. Qui n’a pas vu son métier considérablement évoluer ? Dématérialisation, externalisation, gestion prévisionnelle…et évaluation ! L’évaluation a en effet subit et participé au boom des pratiques RH. Que faut-il en attendre pour l’année, et la décennie à venir ?

 

Le bilan des années 2000 ?

Positif ! Pourquoi ? Tout simplement parce que les tests ont été démocratisés. L’évaluation en a été tirée vers le haut, et particulièrement lors du recrutement en évinçant les pratiques « douteuses » du marché. Les professionnels RH ont compris l’intérêt d’utiliser des tests, et l’ont fait avec exemplarité. Je le constate tous les jours auprès de 99% de nos clients : ils veulent tirer le meilleur des tests, en étant à l’écoute des pratiques les plus adaptées à leurs projets.

Qui évaluera en 2011 ?

Si les psychologues restent les experts en matière de tests, ils ne sont plus majoritaires dans leur utilisation, et ce pour deux raisons. La première est que la majorité des recruteurs, RRH, consultants, ne sont pas psychologues et qu’ils sont pourtant des plus concernés par l’évaluation. La seconde est que les progrès en termes de rendus des résultats (rapports d’évaluation) ont permis cette accessibilité des tests.
A l’avenir, les psychologues resteront des référents pour choisir et élaborer les tests. Ils seront en revanche minoritaires dans leur utilisation opérationnelle.
Nous constatons ainsi, chez les clients précurseurs, des managers opérationnels être autonomes sur l’évaluation de leur équipe. Ils peuvent ainsi faire le point avec leurs collaborateurs sur leurs talents et axes de développement, et replacer les résultats dans un contexte quotidien.

Comment seront utilisés les tests ?

Jusqu’à aujourd’hui, les tests restaient en périphérie des processus RH. Ils venaient compléter, approfondir les phases d’évaluation. En 2011, il va devenir naturel d’employer des tests lors des prises de décisions de recrutement, d’orientation, de bilan, de formation.
Dans le recrutement, les tests ont une place aussi (voir plus !) importante que le CV pour un de nos principal client qui les utilise lors de la présélection. Comment ? En définissant au préalable les exigences des postes, puis en évaluant la façon d’y répondre des candidats.
Dans une autre société bancaire, les tests sont mis à la disposition des employés qui souhaitent faire un bilan. La démarche est libre et anonyme. Ils peuvent à leur initiative s’en servir de base d’échanges sur leur carrière avec les RH. Comment cela a-t-il été possible ? Par l’élaboration de rapports d’évaluation adaptés à cette démarche et ces interlocuteurs.

Quelles seront les exigences des utilisateurs ?

La période de découverte des tests est révolue. Vous savez, celle où l’on doit faire des efforts considérables en organisation, communication et formation pour intégrer un nouveau procédé. Les éditeurs vont devoir proposer des tests qui s’adaptent aux contraintes des professionnels RH, et pas l’inverse :
Temps de passation : Quand on sait aujourd’hui que l’on peut concevoir des tests de 15 minutes aussi fiables que ceux de 40 minutes (et plus), qui continuera à astreindre ses candidats à de tels exercices ?
Ergonomie : Avec les avancées technologiques, les professionnels RH se tourneront légitimement vers les solutions d’évaluation les plus efficaces. Pas question de prendre une journée de formation pour comprendre comment utiliser un test. Et je n’ai pas encore parlé de l’interprétation…
L’interprétation : La cotation sur papier est en voie de disparition. Les professionnels RH ne perdront plus leur temps en traitement de données. Il voudront se concentrer sur leur mission : rapprocher un profil d’un poste. Ils se tourneront vers les tests qui travaillent pour eux, et non plus vers ceux qui se contentent de les faire travailler.

Editeurs de tests : les deux écoles.

Face à ces évolutions, deux écoles d’éditeurs de tests vont se dessiner.
La première travaillera à la démocratisation des tests, et à leur appropriation par les professionnels RH, telle qu’elle se présente dans les paragraphes précédents.
La seconde va se tourner vers une spécialisation du processus, en s’adressant à des experts, seuls en mesure de maitriser leurs tests.
A AssessFirst, nous continuerons à travailler et innover dans la première perspective, avec la volonté de promouvoir les meilleures solutions d’évaluation.
Pour conclure, et comprendre l’évolution actuelle des tests, souvenez-vous de ce qu’était le premier ordinateur du MIT : il prenait une pièce entière, était hyper complexe mais ne valait pas beaucoup plus qu’une super calculatrice. Bien, maintenant comparez-le à l’appareil sur lequel vous lisez cet article en ce moment. Je crois que vous avez saisis…
Simon Baron
Pour toute question sur l’article et ses références, vous pouvez vous adresser à Simon BARON, psychologue du travail au sein de la société AssessFirst (éditeur d’outils d’évaluation). Il participe au développement et à la formation aux tests.
Pour le contacter : [email protected]
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