Lexique iconoclaste de la formation : Livre numérique

par La rédaction

Etymologiquement, livre désigne la pellicule située entre le bois d’un arbre et son écorce extérieur… le livre protège le contenu, comme l’écorce l’arbre. Le livre est une protection du savoir et un objet mobile, le savoir peut se diffuser sans se détériorer de trop. Deux fonctions majeures que l’on retrouve lors du passage du volumen au codex, les rouleaux laissent la place à des feuilles reliées entre elle, feuilles en peaux de bêtes puis en papiers protégés par une couverture en bois. Hormis l’imprimerie qui a industrialisé le métier de copiste, qu’est-ce qu’il y a de nouveau depuis le XVème siècle ? Peu, si ce n’est… le livre numérique. Comme quoi cela mérite bien qu’on s’y arrête.

 
Le livre numérique est né en 1991 avec les premiers livres sur CD Rom, pour ensuite prendre la forme de tablettes de lecture en 1996, mais le système de rétro-éclairage ne facilitait pas leur diffusion grand public, aujourd’hui, avec l’encre électronique, appeler aussi papier électronique, le livre numérique évite les scintillements et facilite l’interface graphique de la lecture avec les liseuses. Tout devient possible, le marché peut se développer d’ailleurs nombres d’industriels ont déjà fait le pari de l’émergence du livre numérique.
 
L’intérêt n’est pas de laisser la technologie guider l’innovation mais de réfléchir le potentiel et la perspective pour choisir l’innovation. Quel est l’avenir de cet avenir ?
 
Etymologiquement, le livre est une concentration de savoir autour d’un processus linéaire. Le livre est une histoire qui suit un déroulement. Cela peut-il être remis en cause ? L’effeuillage peut laisser place à une lecture mosaïque. Pierre de la Coste parle de « livre sans page » grâce aux liens hypertextes qui ouvrent des sauts dans le savoir. Jacques Attali a proposé le premier « hyperlivre » avec Le sens des choses qui est composé de flashcodes lus par les Smartphone quoi ouvrent à l’univers Internet. Le livre n’est plus une autoroute structurée mais un labyrinthe sans architecte pour reprendre la métaphore de Jacques Attali. Le livre devient un hot spot de la connaissance.
 
L’interactivité vient de prendre une nouvelle dimension avec la naissance du FnacBoock, liseuse qui peut mémoriser sur sa batterie de 2 000 à 16 000 livres, avec une autonomie de 15 jours ou 8 000 pages tournées sans se recharger, on peut partir en vacances tranquilles, on aura toujours de la lecture mais le plus est que le livre est doté d’une connexion 3G et peut télécharger dans une première série de plus de 80 000 références catalogue, et surtout des dernières parutions. Le livre numérique devient un écran. Cette idée d’écran ouvre des perspectives intéressantes, comme par exemple la capacité d’annotation, la lecture peut ouvrir aux réactions, le livre devient un blog. Un point chaud personnel et sans doute partager en réseau.
 
Le livre numérique a un avenir possible, et aujourd’hui que peut-on en dire ?
 
Le livre numérique est une évolution, une démocratisation du processus de création, que ce soit la création, l’édition, la numérisation ou la diffusion. Tout le monde peut publier son livre numérique, surtout avec les formats PDF. Il y a une redéfinition des places de chaque acteur du marché tout est en devenir. Il ne s’agit pas de focaliser sur la potentialité d’une technique mais de savoir ce que l’on veut en faire, l’outil au service du projet. Et malheureusement, la focalisation sur la technique pour la technique, n’est souvent qu’un prétexte à l’absence de projet, voilà qui nécessiterait au moins un livre…
 
 
 
Stéphane DIEBOLD
 
 

 

Articles RH relatifs

Laisser un commentaire