Les entreprises du paysage entendent préserver des formations courtes et pratiques

par La rédaction

Fort de 80 000 actifs, le secteur du paysage emploie aujourd’hui 37% de jardiniers-paysagistes et ouvriers spécialisés titulaires d’un diplôme de niveau V (BEPA, BPA, CAPA). Pour satisfaire les 9 Français sur 10 qui considèrent le vert comme un élément important de leur vie quotidienne, la filière du paysage milite pour multiplier les voies d’accès aux métiers du paysage, tant auprès des régions que des prescripteurs.

 
La filière du paysage veille à préserver des formations permettant une insertion rapide en entreprise
Répondant à la demande sociale du Bac pour tous, la réforme du bac professionnel en 3 ans supprime la formation par apprentissage conduisant au Bepa (Brevet d’étude professionnel agricole). Formés en deux ans après la 3ème aux gestes et savoir-faire du métier, les jeunes diplômés de niveau V se voyaient offrir une insertion rapide dans les entreprises de paysage.
Si le Bac pro est essentiel à une profession qui a besoin de chefs d’équipe, le secteur du paysage a le souci de développer des solutions alternatives basées sur des cycles de deux ans (2 ans en CAPA, 2 ans en BPA ou 2 ans en 2nde puis classe intermédiaire). Adaptées aux jeunes que le Bac pro en 3 ans conduirait à l’échec, elles multiplient les possibilités d’insertion en entreprise. A chacun sa chance quel que soit son niveau !
 
Avec la réforme, le risque est grand de laisser sur le bord du chemin des jeunes qui, entrés en 2nde, n’auront pas les moyens de réussir leur 1ère Bac Pro au cours de laquelle ils passeront désormais ce brevet. Les entreprises du paysage ont obtenu la mise en place d’une classe spécifique entre la 2nde et la 1ère afin de donner un an de plus à ces jeunes pour préparer le Bepa. Ceux qui s’en sentent prêts pourront s’arrêter là et entrer dans la vie active.
 
Autre alternative au cursus Bac pro après la 3ème : le BPA « Travaux paysagers » (Brevet Professionnel Agricole). L’Unep-les entreprises du paysage milite également pour développer ce type de formations : 2 ans en apprentissage, pour les jeunes en sortie de 3ème ou titulaires d’un CAPA « Travaux paysagers ». Cette formation, axée sur la pratique et l’acquisition de savoir-faire, est très appréciée par les employeurs, car elle assure aux jeunes d’être rapidement opérationnels en entreprise. Ces derniers peuvent, s’ils le souhaitent, emprunter ensuite une passerelle vers le Bac pro, via 1ère et Terminale.
Financé par les régions, l’avenir du BPA dépend de la volonté des Conseils régionaux. C’est pourquoi, les délégations régionales de l’Unep se préparent à rencontrer les nouveaux présidents de région, dès les élections passées. Ces derniers seront sollicités pour l’ouverture de plus de classes de BPA. En effet, aujourd’hui, seulement 80 établissements dispensent ce type d’enseignement, dans 20 des 26 régions françaises.
Le paysage : bon plan de carrière
Les titulaires d’un diplôme par apprentissage sont très prisés sur le marché du travail. Maîtrisant les techniques de végétalisation autant que la maçonnerie, de la préparation des sols à leur engazonnement, en passant par la taille, l’installation de systèmes d’arrosage, d’éclairage, etc. ces apprentis constituent les forces vives des entreprises du paysage au quotidien sur les chantiers de création ou d’entretien. Leurs terrains de jeux favoris ? Un jardin de particulier, un grand chantier, un terrain de foot ou encore une toiture végétalisée : la variété est de mise !
D’abord ouvrier paysagiste, l’évolution du jeune professionnel se fait naturellement vers des métiers d’encadrement, comme chef d’équipe, puis conducteur de travaux.
La spécialisation est un atout supplémentaire sur le marché du travail ! Elagage, sols sportifs, maçonnerie paysagère, conception sont autant de domaines qui nécessitent des compétences spécifiques.
 
A propos de l’Unep-les entreprises du paysage : www.entreprisesdupaysage.org

 

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