Nette embellie pour l'insertion professionnelle des jeunes diplômés des Grandes écoles

par La rédaction

 

La Conférence des grandes écoles présente aujourd’hui les résultats de sa 24e enquête sur l’insertion des jeunes diplômés qui révèlent des indicateurs d’insertion en progression.

 

Une enquête effectuée sur de plus vastes populations 

L’enquête a été adressée à 185 écoles de la CGE, 173 d’entre elles ont participé. Le nombre de répondants à l’enquête appartenant aux deux dernières promotions continue de croître et le taux de réponse se maintient à 66,4 %. 

Pour la première fois, l’enquête a été réalisée auprès de trois promotions (contre deux précédemment) la promotion 2015 (enquête réalisée entre 0 et 6 mois après la sortie de l’école), la promotion 2014 (entre 12 et 18 mois après la sortie d’école) et la promotion 2013 (entre 24 et 30 mois après la sortie d’école). 

Pour la première fois également, des statistiques ont été réalisées auprès des apprentis diplômés des Grandes écoles qui représentent environ 13 % des diplômés. 

DES INDICATEURS EN PROGRESSION POUR LES JEUNES DIPLÔMÉS EN 2016

Malgré la crise de 2008, les diplômés des Grandes écoles ont remarquablement résisté avec des taux d’insertion restés stables et à un très haut niveau au cours des dernières années. Cette année, les indicateurs d’insertion de la dernière promotion sont en nette progression et confortent l’amélioration déjà constatée l’année dernière.

  • Un taux net d’emploi à 6 mois qui grimpe de près de trois points par rapport à 2015 Le taux net d’emploi1 s’établit à 83,1 % pour la dernière promotion (contre 80,6 % l’an dernier). Ce chiffre atteint plus de 93 % 12 à 18 mois après le diplôme et plus de 95 % 24 à 30 mois après.
  • Des salaires en euros courants qui poursuivent leur tendance à la hausse Sur l’ensemble des diplômés 2015 des Grandes écoles, les salaires bruts annuels moyens d’entrée dans la vie active progressent par rapport à l’année dernière et confirment la tendance haussière sur 10 ans en euros courants.

 

– Salaire annuel moyen (brut hors primes) France : 33 542 € (32 962 € en 2015) 
– 
Salaire annuel moyen (brut avec primes) France : 36 516 € (35 983 € en 2015)

– Salaire annuel moyen (brut hors primes) tous pays : 34 681 € (34 160 € en 2015) 
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Salaire annuel moyen (brut avec primes) tous pays : 37 957 € (37 499 € en 2015)

 

  • Les CDI repartent à la hausse

À l’heure où le Contrat de travail à durée indéterminée (CDI) est en débat, et que plus de 90 % des embauches réalisées en 2013 l’ont été sous forme de CDD ou d’intérim (source : étude Ministère du travail – juillet 2014), 76,9 % des diplômés de Grandes écoles sont engagés en CDI contre 73,8 % en 2015 soit une hausse de plus de trois points.

La part des emplois avec statut cadre est quant à elle très stable à plus de 85 %.

 

LES STAGES ET L’APPRENTISSAGE : DE VÉRITABLES TREMPLINS VERS L’ENTREPRISE

  • Le stage de fin d’études : voie d’accès n°1 au marché de l’emploi Le stage de fin d’études est plus que jamais la voie privilégiée par les diplômés pour accéder à l’emploi. Ils sont 30 % à trouver leur premier emploi par ce biais.
  • L’apprentissage dans les Grandes écoles : une insertion professionnelle réussie Pour la première fois, la CGE a pu isoler des statistiques sur la population d’apprentis parmi les diplômés qui représentent 13 % des répondants : le taux net d’emploi est supérieur à celui de l’ensemble des diplômés. Près de 35 % des apprentis ont été embauchés dans l’entreprise dans laquelle ils ont réalisé leur apprentissage

 

L’INTERNATIONALISATION, L’ENTREPRENEURIAT et LES DISPARITÉS HOMMES / FEMMES : TROIS TENDANCES QUI SE CONFIRMENT

  • L’internationalisation synonyme de flux des diplômés 

Loin de confirmer les débats récents sur la fuite des cerveaux, l’enquête insertion de la CGE montre au contraire une légère régression de la proportion de diplômés expatriés à l’étranger (16,6 % contre 17,6 % en 2015). Cette proportion s’inscrit dans la tendance plutôt stable des dix dernières années.

Ce chiffre est à mettre en perspective avec les 68,3 % d’étudiants étrangers qui commencent leur carrière en France, mettant en évidence les flux croisés qui s’opèrent dans une économie mondialisée.

 

  • La création d’entreprise : 4 % des diplômés 

Parmi les données qui demandent à être consolidées et qui progressent d’année en année, la proportion de diplômés entrepreneurs représente 4 % des diplômés contre 3,5 % l’an dernier. Dans les écoles de management, cette proportion atteint 7 %. Les sociétés de conseil et les TIC sont les deux secteurs privilégiés par les diplômés pour leur création d’entreprise. 

 

  • Des disparités femmes/hommes qui perdurent Les indicateurs d’insertion professionnelle restent dans l’ensemble moins favorables aux femmes en dépit de la féminisation régulière des effectifs des écoles (35 % de femmes en 2011, et 36,8 % en 20142 ). Le taux net d’emploi, la proportion de CDI et le salaire brut annuel des femmes demeurent inférieurs à ceux des hommes (de 5 % pour les ingénieurs et 6 % pour les managers). Toutefois, ces chiffres cachent de grandes disparités :
    • selon la taille de l’entreprise : si une femme gagne en moyenne 8 % de moins qu’un homme dans une TPE, la différence tombe à moins de 2 % dans les Grandes entreprises ;
    • selon le secteur d’activité : les femmes perçoivent des salaires équivalents aux hommes dans l’industrie des transports pour les ingénieures, et dans l’industrie chimique et du textile pour les managers. Leurs salaires sont supérieurs à leurs homologues masculins dans l’industrie des technologies de l’information et de la communication (TIC) et des télécommunications pour les ingénieures ainsi que dans l’industrie agroalimentaire pour les managers.

 

 

A propos de la CGE 
Créée en 1973, la Conférence des grandes écoles (CGE) regroupe 221 établissements d’enseignement supérieur et de recherche français et étrangers représentant tout le spectre des formations supérieures en Grandes écoles de niveau Master et au delà. Assurant une formation de masse (40 % des masters délivrés chaque année en France) et de recherche intensive, les Grandes écoles mettent en cohérence un projet pédagogique en fonction du profil de l’étudiant et des débouchés professionnels. Véritable label de qualité, la CGE s’assure du respect par l’ensemble de ses membres de ses principes fondamentaux (excellence, insertion professionnelle, ouverture internationale, accréditation des formations…). Les 221 Grandes écoles membres permettent à la France de proposer une offre de formation et de recherche à déclinaisons multiples et de répondre ainsi aux besoins très variés des entreprises

 

1 Le taux net d’emploi : proportion d’actifs en activité professionnelle en y incluant les diplômés en volontariat, rapportée à cette même population à laquelle on ajoute les diplômés à la recherche d’un emploi

2 Source : enquête effectifs de la CGE

 

 

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