La cooptation est reconnue comme l’un des meilleurs leviers de recrutement. Pourtant, la France reste l’un des pays d’Europe les moins bien positionnés sur le sujet, avec seulement 7 % des recrutements en moyenne réalisés par ce canal. Un paradoxe que Antoine Barré, co-fondateur de Bambboo, est venu décrypter lors d’un webinar organisé par myRHline. Au programme : pourquoi la cooptation échoue souvent à tenir ses promesses, et comment l’IA permet-elle aujourd’hui de changer la donne ?
Cooptation : un levier puissant, mais peu exploité
Les avantages de la cooptation sont bien établis. Selon les échanges menés par Bambboo avec de nombreux recruteurs et DRH, elle se distingue sur plusieurs points clés :
- Elle valorise la marque employeur de façon authentique : ce sont les collaborateurs eux-mêmes qui en parlent, bien plus puissant qu’une offre sur un job board
- Elle donne accès aux profils invisibles, ceux qui ne sont pas en recherche active et ne verront jamais les offres d’emploi
- Elle améliore la qualité des candidatures reçues grâce à une présélection en amont, générant un gain de temps significatif pour les recruteurs
- Elle favorise une meilleure rétention des talents, grâce à un culture fit validé dès l’amont
Malgré ces atouts, la cooptation manque encore de structure dans la grande majorité des entreprises. La raison principale ? Elle repose entièrement sur la proactivité et la mémoire des collaborateurs. Or, on ne peut pas se souvenir de toutes les personnes croisées au fil d’une carrière. Dès lors, seule une infime partie du réseau réel des collaborateurs est mobilisée.
Pourquoi les programmes de cooptation échouent souvent ?
Au-delà du facteur mémoire, plusieurs obstacles structurels expliquent les difficultés à pérenniser un programme de cooptation :
- Un effet de soufflé au démarrage : une fois que les collaborateurs ont partagé les CV qu’ils avaient en tête, le programme s’essouffle rapidement
- Des biais liés aux primes : l’envie d’obtenir une récompense peut conduire à coopter des profils peu pertinents, dégradant la qualité des candidatures
- Un manque de culture managériale : la cooptation doit être ancrée dans les pratiques dès l’onboarding et relayée par les managers pour durer dans le temps
Les entreprises les plus performantes sur le sujet ont en commun d’avoir investi massivement dans les outils, la communication interne et la culture de la cooptation. Elles font figure d’exception.
Bambboo : deux propositions de valeur
Pour répondre aux deux problèmes du volume et de la qualité des candidatures issues de la cooptation, Bambboo s’appuie sur la puissance d’analyse de l’IA, capable de scanner automatiquement l’intégralité des réseaux LinkedIn des collaborateurs inscrits. Et ce, sans qu’aucun recruteur n’y passe une minute. Pour une entreprise de 500 collaborateurs, le vivier potentiel dépasse les 400 000 profils analysés pour chaque offre.
Mais identifier le bon profil ne suffit pas : encore faut-il savoir l’approcher. C’est là que réside la deuxième valeur ajoutée de Bambboo. Plutôt qu’un message froid d’un recruteur inconnu, c’est un pair déjà en contact avec le profil ciblé qui partage l’offre. La différence de résultat est sans appel : plus de 80 % de taux d’ouverture, contre 20-25 % habituellement.
La cooptation augmentée par l’IA : une réalité opérationnelle
La cooptation augmentée par l’IA n’est plus une promesse : c’est une réalité opérationnelle. En s’appuyant sur la puissance d’analyse de l’IA et sur la qualité intrinsèque de la prise de contact entre pairs, Bambboo s’attaque aux limites de la cooptation traditionnelle. Ceci tout en libérant les recruteurs des tâches de sourcing. Ceci afin de leur permettre de se concentrer sur ce qui compte vraiment.

