Ce 24 septembre, les Trophées des Femmes de l’Industrie, soutenus par l’association Femmes Ingénieures, récompenseront des carrières féminines exemplaires dans tous les secteurs industriels.
Une nouvelle occasion pour valoriser notamment les femmes ingénieures qui continuent de manquer continuellement à l’appel.
Malgré de multiples initiatives visant à atteindre la parité, sur un peu plus d’un million d’ingénieurs dans l’Hexagone, on ne compte que 24% de femmes. Une proportion qui stagne depuis près de 10 ans, selon l’Observatoire des ingénieurs et scientifiques de France.
La France n’est pas une bonne élève en Europe : selon des données récentes d’Eurostat, notre pays se classe au 19erang parmi les 27 pays de l’UE en termes de pourcentage de femmes travaillant comme scientifiques et ingénieures. La cause de ce déséquilibre n’est pas à chercher du côté de la biologie. En effet, selon une étude de Pauline Martinot, doctorante en neurosciences à l’Université Paris Cité, parue en juin 2025 dans la revue Nature, à l’entrée au CP, les résultats des filles en mathématiques sont identiques à ceux des garçons. Des recherches antérieures confirment d’ailleurs que les jeunes enfants présentent les mêmes compétences mathématiques de base. Mais quelques mois seulement après la rentrée des classes, un écart en faveur des garçons se creuse.
Enquête et témoignages pour comprendre la persistance de cette inégalité profonde.
Diabolisation de la femme cérébrale
Cette tendance à faire des sciences une spécialité plus masculine est surtout le résultat d’une construction sociale qui tend à assimiler la carrière scientifique à l’image de la réussite professionnelle, laquelle demeure l’apanage des hommes, estime la sociologue Marianne Blanchard.
Cette chercheuse à l’Université de Toulouse-Jean Jaurès cherche à comprendre les origines de cette situation pour y remédier. Selon elle, le poids des stéréotypes de

