Dans un contexte où l’absentéisme, le désengagement et le burn-out représentent un coût croissant pour les grandes entreprises, la santé au travail s’impose désormais comme un levier stratégique majeur pour les DRH.
Dans ce webinar, Valentine Gourdet, DRH de TrainMe, partage des clés concrètes pour comprendre les enjeux, piloter les KPI de la santé en entreprise et mettre en place des actions à fort impact. Ceci afin de transformer la santé des collaborateurs en véritable moteur de performance durable et mesurable.
Comprendre les enjeux et piloter la santé au travail grâce aux KPI
Burn-out, charge mentale, fatigue chronique… Les données liées à la santé au travail sont de plus en plus inquiétantes, et pour cause : ces problématiques touchent une part significative des salariés. Par exemple, près d’un quart des collaborateurs ont déjà vécu un épisode de détresse psychologique sévère, et plus de 40 % ressentent une forte charge mentale chaque semaine. Ces réalités ont un impact direct sur la performance des entreprises puisqu’elles contribuent à la croissance de l’absentéisme, dont le coût peut atteindre plusieurs milliers d’euros par collaborateur chaque année.
Face à ces enjeux, les DRH doivent, entre autres, adopter une approche structurée et pilotée par la donnée. En particulier, il s’agit de s’appuyer sur certains indicateurs pour évaluer le niveau de santé des équipes. Lors de ce webinar, Valentine Gourdet partage les KPI essentiels à suivre :
- Le taux d’absentéisme et sa durée moyenne
- Le nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles
- Le taux de turnover et d’engagement
- Les indicateurs liés à la charge de travail (congés, repos, temps de travail)
- Les résultats d’enquêtes internes (bien-être, satisfaction, énergie)
Ces données doivent être analysées dans le temps pour identifier des tendances et anticiper les risques QVCT. Autre point clé évoqué : la capacité des RH et managers à détecter les signaux faibles, bien entendu. En effet, la santé au travail ne peut pas se limiter à l’analyse statistiques globales : au contraire, elle nécessite une lecture fine et humaine des situations individuelles et collectives.
Mettre en place des actions prioritaires pour améliorer la santé au travail
Une fois les indicateurs identifiés, la question centrale reste celle des actions à mettre en oeuvre. Évidemment, il n’existe pas de solution unique ou prête à l’emploi puisque les causes de la dégradation de la santé au travail sont multiples : organisationnelles, relationnelles, personnelles. Dès lors, les réponses doivent être adaptées à chaque entreprise.
Cependant, certaines actions prioritaires se dégagent.
1. Former et accompagner les managers
Le management joue un rôle clé dans la prévention des risques psychosociaux. Ces derniers doivent ainsi être formés à détecter les signaux faibles, à donner du feedback constructif et à réguler la charge de travail.
2. Agir sur l’organisation du travail
La surcharge et l’intensité du travail sont parmi les premières causes de dégradation de la santé. Des actions concrètes peuvent être mises en place :
- Objectifs clairs et atteignables
- Flexibilité (télétravail, horaires adaptés)
- Charte de déconnexion
- Révision des processus internes
3. Développer une culture du « care »
Créer une culture d’entreprise centrée sur le bien-être est essentiel. Cela passe par :
- Des enquêtes régulières
- Des dispositifs d’alerte anonymes
- Des rituels de reconnaissance
- Une communication ouverte sur les sujets de santé
4. Encourager l’activité physique et le collectif
Les entreprises ont un rôle clé à jouer pour favoriser l’activité physique, même de manière simple :
- Marches collectives
- Ateliers bien-être
- Cours collectifs
- Initiatives collaboratives
Comme le souligne Valentine Fourdet :
La démocratisation du sport en entreprise n’est pas un avantage salarié, c’est un investissement pour l’entreprise avec des résultats sont significatifs : réduction de l’absentéisme, amélioration de la productivité et renforcement de la cohésion.
Faire de la santé au travail un levier de performance durable
Au-delà des obligations réglementaires, la santé au travail devient un véritable levier stratégique. Elle impacte directement :
- La performance économique
- La marque employeur
- La fidélisation des talents
- L’engagement des équipes
Les entreprises qui s’engagent dans cette démarche constatent des bénéfices mesurables, tant humains que financiers. L’enjeu pour les DRH est donc de passer d’une logique réactive à une approche proactive, pilotée par les KPI et soutenue par des actions concrètes.
Piloter la santé au travail, c’est avant tout adopter une vision globale et durable de l’entreprise. C’est comprendre que la performance passe aussi et surtout par le bien-être des collaborateurs.
