78% des chefs d’entreprises jugent l’apprentissage plus efficace contre le chômage des jeunes

par La rédaction

La Fondation d’Auteuil, première Fondation pour l’insertion des jeunes en France a sondé les dirigeants de PME sur l’apprentissage et la taxe d’apprentissage avec l’institut IPSOS.

 

 
Les chefs d’entreprise réaffirment la spécificité, le rôle et l’utilité de l’apprentissage
 
Plus d’une entreprise sur deux y a recours (54%). Pour 65% des chefs d’entreprise interrogés, embaucher un apprenti permet de répondre à des besoins spécifiques de l’activité de leur société.
Pour 78% d’entre eux, l’apprentissage est un moyen efficace pour lutter contre le chômage des jeunes et constitue à ce titre une réponse à leurs difficultés d’insertion professionnelle.
En 2008 ces dirigeants étaient 69% à voir dans l’apprentissage un moyen de lutter contre le chômage. Ces chiffres témoignent de leur attachement croissant à l’apprentissage et aux valeurs qu’il véhicule en ces temps de crise économique.
 
Bonne notoriété des aides gouvernementales mais effets incitatifs limités
 
Bien qu’ils se jugent plutôt bien informés sur les dispositifs d’aide de l’État visant à favoriser l’apprentissage dans les PME (66% les connaissent), seuls 40 % des chefs d’entreprises jugent ces mesures efficaces pour les PME.
Dans le contexte économique actuel, la force d’incitation de ces réformes visant à favoriser l’embauche d’apprentis semble encore assez faible/limitée puisque 76% des dirigeants de PME interrogés pensent que ces mesures n’auront probablement (48%) ou certainement (28%) pas d’effet sur leur recrutement.
 
La taxe d’apprentissage, un moyen d’encourager l’insertion sociale assimilable à une forme de mécénat
 
De même que les chefs d’entreprises voient dans l’apprentissage un levier en matière d’insertion sociale, ils voient dans la taxe d’apprentissage, qui sert en partie à financer les investissements des établissements délivrant des formations, plus qu’un simple impôt. Ils sont d’ailleurs 66% à savoir que la taxe d’apprentissage peut être versée à des fondations œuvrant pour la formation et l’insertion des jeunes.
52% de ces chefs d’entreprise (comme en 2008) considèrent le versement de leur taxe d’apprentissage et le choix de l’organisme bénéficiaire comme une forme de mécénat d’entreprise. Ils trouvent ainsi un moyen de faire « œuvre sociale », et ce d’autant que leur mécénat « volontaire » subit un net ralentissement par la crise, seuls 12 % des PME envisage d’entreprendre une action de mécénat en 2010.
 
Le fonctionnement de la taxe d’apprentissage reste peu lisible et son utilisation opaque pour les dirigeants
 
Les chefs d’entreprise déplorent une certaine opacité dans le fonctionnement de la Taxe d’apprentissage et sont 63% à se considérer mal informés de l’utilisation de leur taxe d’apprentissage par les organismes bénéficiaires.
Ce flou explique sans doute en partie une certaine « instabilité » des dirigeants dans son affectation : plus de 4 chefs d’entreprise sur 10 (43%) ont déjà changé d’organisme bénéficiaire (28%) ou pourraient en changer à l’avenir et y ont déjà réfléchi (15%).

 

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