Dans ce nouvel épisode de HR Tech Stories, Christophe Patte reçoit Olivier Lagrée, Talent Management Strategy & Value Advisor chez Cornerstone, pour aborder un sujet qui s’apprête à transformer en profondeur les pratiques RH : la transparence salariale.
Avec les nouvelles exigences réglementaires à venir, les entreprises devront être capables de justifier les écarts de rémunération entre collaborateurs. Une évolution majeure qui soulève une question centrale : sur quels critères objectifs peut-on aujourd’hui expliquer qu’un salarié soit mieux rémunéré qu’un autre ?
Si la transparence salariale porte une promesse forte d’équité, la réalité terrain semble plus nuancée. Beaucoup d’organisations ne sont pas encore prêtes, notamment lorsqu’il s’agit de structurer leurs politiques de rémunération, d’objectiver la performance ou encore de faire le lien entre compétences, évolution professionnelle et salaire.
Transparence salariale : une promesse d’équité… encore loin de la réalité
Un rôle de manager profondément transformé
Une contrainte réglementaire… qui peut devenir un levier stratégique
Au départ, la transparence salariale est vécue comme une contrainte. Une obligation de plus, avec son lot d’exigences et d’incertitudes.
Mais si on change de perspective ? Ce que cette évolution impose, au fond, c’est de répondre à des questions simples : Pourquoi cette personne est-elle rémunérée ainsi ? Qu’a-t-elle réellement apporté ? Quelles compétences fait-elle vivre dans l’organisation ? Et surtout : est-on capable de l’expliquer clairement ?
Pour y répondre, les entreprises n’ont pas d’autre choix que de faire évoluer leurs pratiques. Aligner recrutement, développement des compétences, évaluation et rémunération.
Faire travailler ensemble des fonctions RH encore trop cloisonnées. Et rapprocher durablement managers et équipes RH autour de décisions plus explicites.
Ce mouvement peut être inconfortable. Il peut créer des tensions, des remises en question, des ajustements.
Mais il peut aussi produire l’effet inverse.
Plus de lisibilité.
Plus de cohérence.
Et, à terme, plus d’engagement.
Autrement dit, une contrainte… qui pourrait bien devenir un levier.



