Les préoccupations personnelles ne disparaissent pas à l’entrée du bureau. L’énergie et les bonnes nouvelles non plus. Lors d’un interlude de The HR Influence Event, le 22 septembre 2026 à Paris, Yannick Merciris a proposé de parler d’osmose entre vie professionnelle et vie personnelle pour décrire leur influence réciproque.
Une matinée compliquée. Des enfants en retard. Un trajet difficile. Puis cette phrase : les problèmes personnels doivent rester à la porte du bureau.
Yannick Merciris prend cet exemple pour interroger la séparation que l’on imagine parfois entre les différentes dimensions d’une vie. Il propose ensuite la scène inverse : une matinée réussie, une personne en forme, de l’enthousiasme en arrivant au travail.
Cette énergie positive est facilement accueillie dans l’entreprise. Le contraste lui permet de rappeler que les influences entre vie personnelle et travail existent dans les deux sens.
Pourquoi choisir le mot « osmose » ?
Dans son intervention, Yannick Merciris explique sa réserve à l’égard du mot équilibre. Il y associe l’idée de forces égales qui se tiennent et d’un effort permanent pour éviter de tomber.
Il préfère le terme osmose, qu’il mobilise pour parler d’influence réciproque. Ce choix de vocabulaire traduit son point de vue : les deux dimensions de l’existence se rencontrent et évoluent ensemble, sans se répartir en parts fixes.
Il propose ainsi un regard sur le vécu des personnes. Leur disponibilité, leur énergie ou leurs préoccupations s’inscrivent dans une histoire qui se poursuit avant et après la journée de travail.
Cette perspective complète les démarches de conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle, en s’intéressant aux mots utilisés pour décrire cette relation.
Les événements de vie rencontrent l’organisation du travail
Yannick Merciris évoque des situations plus durables qu’une matinée difficile : la parentalité, la monoparentalité, la séparation ou le rôle d’aidant.
Ces expériences peuvent rencontrer les horaires, les responsabilités et les relations professionnelles. Elles rappellent que les personnes au travail portent plusieurs engagements et traversent différentes étapes de vie.
Pour l’intervenant, les RH ont une capacité d’influence parce qu’ils peuvent faire entrer ces réalités dans la discussion et agir sur les décisions prises dans l’organisation.
Le choix du mot osmose sert alors à rendre cette interdépendance visible. Il invite à regarder les situations humaines qui accompagnent le travail et à reconnaître leur place dans la vie de l’entreprise.
Raconter le travail pour faire naître une question
Yannick Merciris s’exprime aussi depuis son métier de journaliste. Son rôle, explique-t-il, consiste à raconter celles et ceux qui font le monde du travail : leurs essais, leurs réussites et leurs difficultés.
Il situe l’influence dans l’effet que peut produire un récit. Une interview, un article ou une conférence peut conduire une personne à s’interroger sur sa propre expérience.
Cette ambition donne un prolongement à son choix de vocabulaire. Modifier les mots peut ouvrir une discussion. Raconter une situation peut aider à mieux comprendre ce que vivent les autres et à regarder autrement une décision professionnelle.
Yannick Merciris intervenait entre les pitchs de The HR Influence Event, organisé par myRHline et Tomorrow Theory. Retrouvez son interlude dans le replay intégral.
Source : interlude de Yannick Merciris, The HR Influence Event, Paris, 22 septembre 2026. L’osmose est présentée ici comme le regard défendu par l’intervenant.

