Dream manager : Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil

par La rédaction

Imaginez une entreprise dans laquelle personne n’est jamais absent, où les salariés malades restent chez eux parce qu’ils sont vraiment souffrants, où tout le monde est engagé à 150%, où la productivité est au maximum et où chacun fait jaillir sa créativité. Ouvrez les yeux. Même dans les contes de Disney, les choses ne sont jamais aussi roses… Et pour cause ! Néanmoins, cela n’empêche pas les RH d’œuvrer pour le bien-être des salariés. Team building, crèches d’entreprises, avantages en nature, salle de sport, yoga, séminaires… les entreprises jouent la carte de la séduction pour séduire et conserver les talents… jusqu’à l’introduction du concept de « Dream manager », le manager de rêve, tout droit venu des Etats-Unis. Dream Manager : rêve ou réalité ?
 
Le « Dream Manager » : késako ?
Il s’appelle Matthew Kelly. Il est né en Australie et il est le fondateur d’une société portant le nom de Floyd. Un acronyme qui n’a pas été choisi au hasard, puisque Floyd signifie Finally Living Out Your Dreams (Enfin réaliser vos rêves). La société de Kelly s’engage auprès d’entreprises en vue d’augmenter l’engagement de leurs salariés à travers des événements « Meilleure année de votre vie », « Le Programme Dream Manager » et bien sûr, l’organisation de sessions de coaching, de conférences et de séminaires d’entreprises (probablement lucratifs).
La fonction du Dream Manager est d’aider les salariés à atteindre leurs rêves, qu’ils soient liés au domaine professionnel ou privé. Steve veut partir pendant 3 semaines faire un trek dans les Andes ? Larry veut acheter une île déserte ? Le Dream Manager est à leur disposition, avec un budget et des moyens qui lui sont alloués par l’entreprise pour l’accomplissement de sa tâche.
Quel que soit le niveau hiérarchique, chaque salarié a la possibilité d’entrer en contact avec le DM. Les rêves des salariés sont pris en considération et donnent naissance à un plan d’action puis à un suivi du projet, grâce à des entretiens réguliers et un accompagnement permanent du Dream Manager.
 
Résultat ? Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Si l’on en croit les articles publiés sur la toile, les entreprises américaines voient, dans le rôle du Dream Manager, un sauveur permettant de venir à bout du problème de désengagement des salariés, leur montrant à quel point leur patron est prêt à participer à leurs rêves les plus fous. Pour Matthew Kelly, le destin des entreprises est intimement lié à celui de leurs salariés. C’est ainsi qu’un employé de Infusionsoft a pu réaliser le rêve de sa vie et courir un marathon tandis qu’un autre annonce être sorti d’une situation critique de dettes. Trop beau pour être vrai ? Qui sait … En retour, les salariés promettent un engagement sans mesure à la société qui leur permet d’atteindre la lune.
 
Le Dream Manager est clairement un poste qui prend de l’essor dans le pays de l’oncle Sam, où finalement, tout est possible et tout est réalisable. Quant à savoir s’il fonctionnerait chez nous, ancêtres des Gaulois, rien n’est moins sûr… Nous attendons toujours de voir naître un premier poste de Dream Manager pour en mesurer l’impact dans notre pays.
 

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