Classements, labels : quand ce sont les autres qui le disent

par La rédaction

Quand la marque employeur déclare, les classement et labels ayant acquis eux-mêmes une notoriété apportent une reconnaissance extérieure. Ils viennent compléter la panoplie d’outils de communication RH.

 

Allianz Group, premier au classement de l’italien Lundquist, qui récompense la meilleure marque employeur en ligne, Société Générale, quatrième. Ou bien, Microsoft France, PepsiCo France, Mars France, trio de tête du palmarès Best Workplaces France 2013, publié par Great Place to Work. Ou encore, la filiale française de CHIESI, laboratoire labellisé Top Employeurs France 2013, comme la banque en ligne ING Direct, ALTEN ou Siemens. Sans oublier la voix des étudiants, portée par le classement Universum qui désigne leurs employeurs préférés. Ou enfin, sans que la liste soit close, le Label Diversité, qui « utilisé en affiche, annonce presse, en print, mais aussi sur les jobboards et les réseaux sociaux, apporte des résultats très convaincants », remarque Loïc Lecharny, cofondateur et directeur associé de l’agence Zcomme.  

Autant d’entreprises reconnues, qui pour l’efficacité de leur présence en ligne, qui pour la qualité de leur ambiance de travail, qui pour celle de leurs processus RH, qui pour leur engagement… Plusieurs facettes de l’attractivité. Toutes ces récompenses, loin de se concurrencer, peuvent se compléter puisqu’elles résultent d’évaluations qui reposent sur des critères différents.

 

Renforcer la crédibilité de sa marque employeur

Chez Great Place to Work, la confiance des salariés, leur fierté et la convivialité (qualité des relations, proximité, disponibilité, accessibilité) sont mises à l’honneur ; elles comptent pour deux tiers dans l’évaluation quand les pratiques managériales concernent le tiers restant. Et « c’est la voix des salariés qui s’exprime. De plus, actuellement, puisque tout se sait sur Internet, déclarer que l’on est les plus beaux ne suffit plus et il peut y avoir une réticence toute française de certaines entreprises à le dire, un label leur permet de s’exprimer autrement », souligne Patrick Dumoulin, directeur de l’institut en France.

 

Pour CRF Institute,  c’est l’offre RH qui prime. Son label Top Employeurs est décerné au terme d’un audit qui passe au crible 400 pratiques RH sur cinq thématiques : la rémunération et les outils financiers, les avantages sociaux et les conditions de travail, la formation et le développement professionnel, enfin, la culture d’entreprise et les outils de management. Un label n’est pas un garant absolu mais il montre que les efforts de la marque employeur sont au plus haut standard. « Cela renforce sa crédibilité, la marque employeur est en effet déclarative. Mais elle a du bon parce qu’une entreprise ne travaille pas dessus s’il n’y a pas de réalité derrière, ne pas tenir ses promesses est bien trop dangereux pour elle », observe Benoît Montet, directeur France CRF Institute.

 

« Un benchmark dont on peut tirer des axes d’amélioration »

La reconnaissance extérieure n’est pas le seul intérêt d’un label. « C’est également un bon tremplin pour porter en interne un message de professionnalisme et de qualité des processus RH. Cela permet aussi de se situer par rapport à d’autres entreprises, c’est un benchmark dont on peut tirer des axes d’amélioration », note Muriel Rocher, DRH d’ING Direct France.

 

Autres avantages : une visibilité accrue et des opportunités de prises de paroles sur différents médias, sur des thématiques comme la diversité, les RH ou le management 2.0. Quant à son choix, il a été dicté par la volonté d’ING Direct de rendre toujours plus performants ses processus RH et de les améliorer de façon continue, dans la droite ligne du label de CRF Institute donc.

 

« Être labellisé, c’est aussi avoir une exigence de mise en cohérence du discours externe et interne », précise Mme Rocher. Seule banque labellisée Top Employeurs, ING Direct France voit aussi dans cette attribution, doublée  d’un travail sur les réseaux sociaux, une possibilité de construire une marque employeur avec des moyens modestes et d’améliorer sa reconnaissance internationale au sein du groupe ING. « Le bénéfice pour la succursale France est réel, constate-t-elle, nous faisons figure de pilote sur des best practices. »

 

Sophie Girardeau

 

 

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