Les outils de paie, les SIRH et la DSN génèrent aujourd’hui une quantité importante de données sociales. Pourtant, dans beaucoup d’organisations, leur exploitation reste difficile : données dispersées, tableaux de bord complexes, analyses chronophages.
Dans ce nouvel épisode de HR Tech Stories, Christophe Patte reçoit Christophe Aubry Le Comte, CEO de QuickMS, une solution de reporting RH connectée à la DSN. L’éditeur vient de dévoiler une nouvelle version de sa plateforme, entièrement repensée, avec une interface plus fluide et surtout des fonctionnalités d’analyse dopées à l’intelligence artificielle.
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Pourquoi les RH exploitent encore difficilement leurs données ?
Dans de nombreuses entreprises, la donnée RH existe… mais elle reste difficile à utiliser. Entre la paie, les outils RH spécialisés, les obligations légales ou les reportings internes, les informations sont souvent réparties dans plusieurs systèmes.
Ce constat est d’ailleurs à l’origine de QuickMS. Après plusieurs années passées sur des projets de systèmes d’information RH, Christophe Aubry Le Comte observe une difficulté récurrente : produire et analyser des indicateurs RH demande encore beaucoup de temps.
La solution développée par l’éditeur repose sur un principe simple : s’appuyer sur la DSN comme source principale pour générer automatiquement des tableaux de bord et des indicateurs RH exploitables. Une approche qui permet d’éviter des projets d’intégration complexes et de déployer rapidement un premier niveau d’analyse.
L’outil s’adresse ainsi à deux types d’utilisateurs. D’un côté, les équipes RH qui souhaitent suivre leurs indicateurs sociaux ou produire leurs reportings réglementaires. De l’autre, les représentants du personnel, qui peuvent consulter les données obligatoires liées à la BDESE ou aux indicateurs sociaux.
L’analyse des indicateurs RH par l’IA
La nouvelle version de la plateforme introduit un changement important : l’intelligence artificielle affiche et analyse les données.
Un utilisateur peut ainsi demander à l’outil d’interpréter un tableau de bord. Sur un indicateur d’absentéisme, par exemple, l’IA produit alors un résumé des tendances observées, signale certaines évolutions ou propose des pistes d’analyse. De même, il est possible de dialoguer directement avec les datas RH.
Ces usages restent volontairement pragmatiques. Il ne s’agit pas de remplacer l’analyse RH, mais de réduire le temps passé à produire et à formater l’information.
En pratique, les besoins varient selon la taille des organisations. Dans les grandes entreprises, les utilisateurs sont souvent des spécialistes du dialogue social ou du contrôle de gestion sociale, avec des attentes très précises sur les indicateurs. Dans les PME, les DRH recherchent surtout des tableaux de bord simples et rapides à exploiter.
Cependant, pour Christophe Aubry Le Comte, la question centrale reste finalement celle de la qualité des données. Les indicateurs RH sont vivants et évoluent en permanence : chercher la perfection absolue peut parfois ralentir l’analyse plus qu’elle ne l’améliore.
Pour aller plus loin
Les RH exploitent-ils vraiment tout le potentiel de leurs données sociales ? L’intelligence artificielle peut‑elle faciliter l’analyse des indicateurs sans complexifier les outils ? Et comment professionnaliser la data RH sans transformer le quotidien des équipes en projet technique permanent ? Dans cet épisode de HR Tech Stories, Christophe Aubry Le Comte partage son expérience et sa vision de l’évolution des outils de reporting RH.
À propos de QuickMS
QuickMS est un éditeur français de logiciels RH en mode SaaS créé en 2018. Sa solution permet aux directions des ressources humaines de piloter leurs données sociales, d’automatiser certains reportings réglementaires (BDESE, index égalité professionnelle) et de digitaliser la gestion des entretiens collaborateurs. Grâce à ses outils GrafiQ et Qrew, l’éditeur accompagne plus de 600 entreprises dans l’exploitation et l’analyse de leurs indicateurs RH.


L’invité HR Tech Stories