La prime de fin d’année : une idée qui ne fait visiblement pas l’unanimité !

par La rédaction

Nous le savons tous, suite aux revendications des gilets jaunes, le Président de la République, Monsieur Emmanuel MACRON, a demandé aux entreprises qui le pouvaient, de verser une prime de fin d’année à leurs salariés. Certaines entreprises ont répondu rapidement à l’appel mais pour autant, cette initiative est-elle réellement bien perçue ? Explications !
 
Le Président de la République a décidé d’en appeler à la générosité des entreprises, en offrant une prime exceptionnelle à leurs collaborateurs. Il convient tout de même qu’il ne s’agit pas d’une obligation ! En effet, seules les entreprises qui le souhaitent, verseront cette prime.
Néanmoins, il y a peu, des précisions ont été apportées quant aux conditions de versement. En effet, le versement de cette dernière doit impérativement intervenir entre le 11 décembre 2018 et le 31 mars 2019. Par ailleurs, cette prime est exonérée de charges sociales et de prélèvements sociaux ainsi que d’impôt sur le revenu pour les salariés dont la rémunération est inférieure à trois fois le montant du smic.
 
Notez-le : cette exonération porte sur la fraction de la prime inférieure à 1 000 euros !
 
D’une manière générale, cette nouvelle semble avoir été bien accueillie par les salariés même si tous ne peuvent pas en bénéficier !
 
Notez-le : dès l’annonce de cette possibilité de versement de prime de fin d’année, certaines grandes entreprises ont immédiatement joué le jeu et n’ont pas perdu de temps !
 
Néanmoins, il convient de rappeler qu’au vu des dégâts commis par les gilets jaunes en fin d’année 2018, certaines entreprises n’ont pas forcément très bien accueilli cette nouvelle. En effet, au vu des résultats financiers catastrophiques des derniers mois, il sera clairement difficile pour certaines d’entre elles de verser une prime. Donc tout le monde ne pourra pas en bénéficier !
 
Par ailleurs, certaines entreprises ont évoqué le fait que le versement de cette prime n’est pas considéré comme un cadeau. En effet, cette charge est directement supportée par les entreprises et non pas par le gouvernement. Par conséquent, le Président de la République a déplacé la responsabilité de l’Etat vers celle des entreprises.
De plus, les entreprises qui ne pourront pas verser cette prime vont s’attirer les foudres de leurs collaborateurs alors que si elles ne peuvent pas, ce n’est pas forcément de leur faute. Un cadeau empoisonné ? Pour certains chefs d’entreprise, oui ! L’Etat ne prend visiblement pas ses responsabilités !
 
Mais aussi, il convient de préciser que pour les grandes entreprises, il est probablement plus facile de verser la prime. Mais qu’en est-il des petites entreprises ? Pourquoi L’Etat ne peut ou ne veut pas donner « un coup de pouce » aux entreprises qui ne peuvent pas financièrement le faire ! Que fait le gouvernement pour les cas bien spécifiques ?
 
On constate donc que toutes les entreprises ne sont pas en capacité de verser cette fameuse prime de fin d’année, même si le fait que cette dernière soit défiscalisée et nette de charges est certainement une bonne idée. Combien d’entreprises pourront la verser ? Ne doit-on pas prévoir une solution pour les autres entreprises ? Affaire à suivre…
Yasmine BELHO

Articles RH relatifs

Laisser un commentaire