La nouvelle organisation des services formation

par seoadmin

La crise sanitaire depuis deux ans a accéléré les projets de formation digitaux. Le digital learning a alors plus que jamais un rôle majeur au sein de l’entreprise. Nous étions au salon RH, à Paris expo porte de Versailles. Le salon s’est déroulé sur trois jours, du 22 au 24 mars 2022, il a été organisé par solutions ressources humaines. Lors de cet événement, nous avons pu assister à l’atelier présenté par Mathilde Istin, directrice déléguée de l’ISTF. L’ISTF est un centre de formation dédié aux professionnels de la formation. Le mardi 22 mars, Mathilde Istin nous a parlé de la nouvelle organisation des services formation tout en présentant le nouveau baromètre sur l’employabilité et les métiers du digital learning mené par l’ISTF de janvier à mars 2022 auprès de 330 professionnels de la formation. La restructuration du service formation des entreprises depuis la pandémie est un réel enjeu puisqu’il est difficile de trouver des collaborateurs compétents et de restructurer les équipes.

 

Emplois générés dans le secteur de la formation

Selon le baromètre :

  • plus de 7 000 emplois ont été générés dans le secteur depuis 2020 et 9 répondants sur 10 expriment que le digital learning a été une opportunité de carrière
  • 87% des entreprises veulent accélérer leur digital learning en 2022

Cependant, l’enquête établit que 57% des freins du digital learning en entreprise sont liés aux ressources humaines.

 

Premier constat du baromètre digital learning : « qui produit vos contenus ? »

  • 57% des contenus sont produits par les formateurs
  • 40% des contenus sont produits par les concepteurs digital learning
  • 24% des contenus sont produits en externalisation de la production

Les formateurs ont donc un rôle central à jouer dans la création de ressources. La création de contenu se déroule particulièrement en interne.

 

Quelles sont les étapes d’un projet ?

  • la phase d’organisation : gérer les acteurs et prestataires ainsi que les aspects réglementaires
  • la phase de conception : développer les dispositifs pédagogiques et réaliser l’ingénierie de parcours
  • la phase de production : création des modules pédagogiques (classe virtuelle, podcast, vidéo…)
  • la phase de déploiement : diffusion du projet

 

Qui intervient et à quel moment ?

Le responsable formation est un acteur historiquement très polyvalent puisqu’il intervient dans chacune des phases expliquées précédemment. Toutefois, il intervient majoritairement lors de la première phase. Le formateur, lui aussi est important, il intervient sur les trois dernières phases. Ces deux acteurs indispensables doivent être compétents, aguerris, formés au digital learning et volontaires. Certaines entreprises n’ont qu’une personne qui gère le service formation. Dans ce cas précis, cette même personne doit gérer toutes les étapes.

Le poste de learning success manager est un poste clé puisqu’il vise la rentabilité des projets. Après avoir créé le dispositif, le contenu, et l’avoir diffusé, il faut que les apprenants utilisent le module. C’est ce rôle que tient le learning success manager. Si les apprenants n’utilisent pas la formation,  ils ne montent pas en compétences.

 

Quelles sont les compétences du formateur ?

Le formateur est l’homme orchestre, il doit :

  • Concevoir des parcours de formation blended
  • Assurer le tutorat des apprenants
  • Animer une classe virtuelle
  • Concevoir des parcours de formation 100% distanciels
  • Créer les contenus asynchrones autoformatifs
  • Créer les supports de formation synchrones
  • Animer une journée présentielle 

Pour résumer, le formateur a un panel de tâches à réaliser. Les formateurs doivent désormais avoir intégré le domaine du digital à leur métier.

 

Baromètre digital learning : d’où vient votre légitimité ?

En termes de digital learning dans votre poste, d’où vient votre légitimité ? 

  • 78% des sondés trouvent que leur légitimité ne provient pas de leur diplôme
  • En effet, 45% des répondants attribuent leur légitimité aux certifications obtenues dans leur parcours
  • 55% des sondés attribuent leur légitimité à leurs expériences 
  • Et 10% des répondants pensent manquer de légitimité

Aujourd’hui, les individus se situent dans leurs parcours professionnels selon les compétences et expériences obtenues, ce qui joue sur l’employabilité.

Après avoir obtenu une certification, le retour à l’emploi est de 3 mois, alors qu’en France la durée moyenne est de 6 mois.

 

Selon le baromètre digital learning, qu’en est-il du salaire ?

20% des répondants estiment que leurs compétences en digital learning ont eu un effet positif sur leur carrière et sur leur salaire. C’est alors un véritable accélérateur.

Le salaire brut moyen en Ile de France est de 37 000€ par mois et de 31 000€ hors Ile de France.

 

Les postes les plus recherchés 

L’emploi le plus recherché est celui de concepteur e-learning (28%), talonné de près par le digital learning manager (26%) et le learning success manager (15%). Ce sont surtout les deux premiers qui sont recherchés. Effectivement, le marché de l’emploi n’est pas encore assez mature donc il n’y a pas assez de personnes compétentes pour ces emplois.

Le baromètre présenté le mardi 22 mars par l’ISTF est déjà disponible au téléchargement sur leur site Internet.

 

Iris Poulain

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