Présidentielles 2022 : les propositions RH des candidats

par seoadmin

Les présidentielles approchent à grands pas et nous avons souhaité recenser les principales propositions de chacun des douze candidats qui vont avoir un impact potentiel sur les RH en modifiant les conditions des salariés. 

 

Programme présidentielle : La liste officielle des candidats à la présidentielles 2022

Voici un petit rappel des candidats à l’élection présidentielle 2022, classés par ordre d’apparition dans les intentions de vote au premier tour (Ifop 22 mars). 

  • Emmanuel Macron [Président sortant] Parti politique : La République en marche (LRM)
  • Marine Le Pen – Parti politique : Rassemblement national (RN)
  • Jean-Luc Mélenchon – Parti politique : La France insoumise (LFI)
  • Eric Zemmour – Parti politique : Reconquête!
  • Valérie Pécresse – Parti politique : Les Républicains (LR)
  • Yannick Jadot – Parti politique : Europe Ecologie-Les Verts (EELV)
  • Fabien Roussel – Parti politique : Parti communiste français (PCF)
  • Jean Lassalle – Parti politique : Résistons
  • Anne Hidalgo – Parti politique : Parti socialiste (PS)
  • Nicolas Dupont-Aignan – Parti politique : Debout la France (DLF)
  • Philippe Poutou – Parti politique : Nouveau parti anticapitaliste (NPA)
  • Nathalie Arthaud – Parti politique : Lutte ouvrière (LO)

 

Programme présidentielle : voici les thématiques sélectionnées

Nous avons sélectionné six thématiques : droit du travail, Smic et montant des salaires, durée légale du travail, encadrement des contrats précaires, égalité salariale hommes-femmes, âge de départ à la retraite, et sommes allés consulter, dans les différents programmes en ligne ainsi que dans les médias, ce qu’en disaient les candidats. Quand un candidat n’a pas de proposition connue à ce jour sur la thématique en question, ou que nous n’avons pas trouvé sa proposition sur le sujet, il ne figure pas dans la recension. 

 

Pour limiter la longueur de cet article, nous avons mis de côté un certain nombre d’autres dossiers, également susceptibles d’impacter les fonctions RH : l’insertion des jeunes, l’inclusion des personnes handicapées, l’imposition des entreprises, les profits et l’actionnariat salarié, le secteur public, les conditions des aides aux entreprises, pour en citer quelques uns.  Voici le programme présidentielle des candidats :

 

Droit du travail

Découvrez les propositions présidentielles des candidats quant au droit du travail :

  • Emmanuel Macron : Réformer le compte épargne temps. Cela permettrait aux salariés d’accumuler des droits à des congés rémunérés, ou d’obtenir une rémunération quand ces droits ne sont pas exercés. Le chef de l’Etat souhaite que ce dispositif soit étendu à toutes les entreprises. 

 

  • Marine Le Pen : Flexibiliser le droit du travail. Elle entend réguler l’usage des contrats courts, notamment mettre un terme au “malus”, et éviter que les emplois saisonniers soient pourvus par des étrangers. 

 

  • Jean-Luc Mélenchon : Généraliser une sixième semaine de congés payés pour tous les salariés. Et remettre en cause le travail le dimanche. 

 

  • Philippe Poutou : Instaurer, également, une sixième semaine de congés payés. 

 

Evolution du Smic et montant des salaires

Rappel : le smic mensuel est actuellement à 1 269 euros net pour un temps plein. Quel programme présidentielle pour cette thématique ?

  • Marine Le Pen : Ne pas augmenter le smic mais exonérer de cotisations les entreprises qui augmenteraient les salaires jusqu’à trois fois le smic. 

 

  • Jean-Luc Mélenchon : Augmenter le smic à 1 400 euros net mensuels. Et mettre en place des commissions salariales dans les entreprises pour augmenter l’ensemble des salaires. 

 

  • Eric Zemmour : Ne pas augmenter le salaire minimum mais, par “une baisse des impôts sociaux”, augmenter jusqu’à 100 euros par mois le salaire net des travailleurs modestes. De plus, défiscaliser les heures supplémentaires et les primes jusqu’à trois mois de salaire net. 

 

  • Valérie Pécresse : Augmenter, d’ici 2027, de 10% les salaires net jusqu’à 2,2 smic. 

 

  • Yannick Jadot : Augmenter le smic à 1 500 euros net à la fin du quinquennat. Et revaloriser l’ensemble des salaires en mettant en place des renégociations des grilles salariales par branche, en tenant compte des “conditions de travail, besoins de formation et des compétences”. 

 

  • Fabien Roussel : Hausse à 1 500 euros net. 30% de plus pour tous les salaires de la fonction publique, pas de proposition spécifique pour le secteur privé. 

 

  • Jean Lassalle : Revaloriser le smic à 1 400 euros net, pour “soutenir la consommation”. 

 

  • Anne Hidalgo : Augmenter le smic de 200 euros. 

 

  • Nicolas Dupont-Aignan : Ne pas augmenter le smic mais baisser les cotisations salariales, pour produire une hausse de 8% sur tous les salaires jusqu’à trois fois le smic. 

 

  • Philippe Poutou : Instaurer un revenu mensuel minimum de 1 800 euros net par mois. Augmenter tous les revenus de 400 euros, et les indexer sur les prix pour lutter contre l’inflation qui érode le pouvoir d’achat. 

 

  • Nathalie Arthaud : Augmenter le smic à 2 000 euros net par mois. Augmenter les salaires de 300 euros minimum, et les indexer sur les prix pour lutter contre l’inflation.

 

Durée légale de travail

Rappel : la durée légale de travail est actuellement de 35 heures hebdomadaires

 

  • Jean-Luc Mélenchon : 32 heures pour les métiers pénibles ou de nuit et favoriser leur généralisation par la négociation collective. Appliquer “réellement” les trente-cinq heures en majorant les heures supplémentaires. 

 

  • Valérie Pécresse : Mettre fin aux 35 heures et libéraliser le temps de travail. Négociations par branche ou par entreprise pour s’adapter aux besoins et au attentes des uns et des autres. Possibilité, par accord, de rester aux 35 heures. En l’absence d’accord, la durée du travail sera de 39 heures, payées 39 heures. 

 

  • Yannick Jadot : Réduire le temps de travail “pour vivre mieux et travailler moins”, en mettant en place une négociation interprofessionnelle. 

 

  • Fabien Roussel : Baisser à 32 heures la durée légale de travail hebdomadaire. 

 

  • Anne Hidalgo : Encourager, pour les entreprises qui le souhaitent, la réduction du temps de travail. 

 

  • Nicolas Dupont-Aignan : Ne pas modifier la durée légale du temps de travail mais défiscaliser les heures supplémentaires, sans plafond. 

 

  • Philippe Poutou : Réduire le temps de travail à 32 heures sur quatre jours, sans perte de salaire. De plus, seul un week-end travaillé par mois sera autorisé, et interdiction des heures supplémentaires. 

 

  • Nathalie Arthaud : Diminution du temps de travail hebdomadaire, pour “conserver tous les postes” et favoriser les nouvelles embauches.  

Voici le programme présidentielle des 8 candidats en ce qui concerne la durée légale du travail.

 

Encadrement des contrats précaires

Quelles sont les propositions présidentielles quant à l’encadrement des contrats précaires ?

  • Jean-Luc Mélenchon : Quota maximal de 5 à 10% de contrats précaires en entreprise. 5% pour les grandes entreprises et 10% pour les PME. 

 

  • Yannick Jadot : Sanctionner les contrats courts et favoriser les CDI par le recours aux groupements d’employeurs. 

 

  • Fabien Roussel : Accorder aux travailleurs des plateformes numériques (Uber, Deliveroo, etc.) les garanties inscrites dans le droit du travail ainsi que le droit à la Sécurité sociale. 

 

  • Anne Hidalgo : Garantir aux travailleurs des plateformes numériques l’ensemble des droits des salariés (smic, protection sociale, etc.). Elle déclare que la charge de la preuve du statut incombera aux dirigeants des plateformes. 

 

  • Nicolas Dupont-Aignan : Instaurer un barème dissuasif pour les entreprises afin de limiter le recours aux contrats précaires. 

 

  • Nathalie Arthaud : Offrir les mêmes droits à tous les travailleurs, et instaurer la fin des “emplois jetables”. 

 

Egalité salariale hommes-femmes

Quel programme présidentielle est proposé par les candidats sur la notion d’égalité salariale ?

  • Jean-Luc Mélenchon : Punir le non-respect de l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes et création, dans les entreprises, d’une commission de contrôle. Prime de 10% pour les femmes dans les entreprises non respectueuses de la loi sur l’égalité

 

  • Eric Zemmour : Favoriser l’égalité salariale “à travail, métier, compétences et temps de travail égaux”. 

 

  • Valérie Pécresse : Instaurer des “plans de rattrapage” dans les entreprises pour qu’à poste de responsabilité égale le salaire soit le même. 

 

  • Yannick Jadot :  Les “entreprises de plus de 25 salariés et les administrations devront prouver que, à poste et à compétences égales, hommes et femmes touchent le même salaire”, à défaut il propose une amende de 33 euros par jour. 

 

  • Fabien Roussel : Les entreprises privées auront un an pour parvenir à l’égalité salariale. A défaut, le candidat prévient qu’un administrateur judiciaire s’en chargera. 

 

  • Anne Hidalgo : Sanctionner les entreprises discriminatoires en rendant public la liste de ces entreprises, et en leur imposant des pénalités. L’entreprise devra prouver qu’elle ne commet pas de discrimination salariale. 

 

  • Nicolas Dupont-Aignan : Alléger les cotisations des entreprises respectueuses de l’égalité salariale et instaurer progressivement un malus pour sanctionner les mauvaises pratiques. 

 

  • Philippe Poutou : Instaurer l’égalité des salaires entre les femmes et les hommes.

 

Les propositions présidentielles sur l’âge du départ à la retraite 

Rappel : Actuellement, l’âge légal minimal de la retraite est fixé à 62 ans. 

  • Emmanuel Macron : Augmenter de façon progressive à 65 ans l’âge de départ légal en tenant compte des carrières longues, de l’invalidité et de la “réalité des métiers et des tâches”.  

 

  • Marine Le Pen : Ne pas reculer l’âge de départ à la retraite et permettre une retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans pendant quarante annuités. 

 

  • Jean-Luc Mélenchon : Rétablir la retraite complète à 60 ans pour quarante annuités travaillées. 

 

  • Eric Zemmour : Retraite à 64 ans d’ici 2030, en augmentant d’un trimestre par an à compter de 2023. 

 

  • Valérie Pécresse : Augmenter graduellement à 65 ans l’âge légal de départ à la retraite, à l’horizon 2030. Prise en compte de la pénibilité pour permettre des départs plus précoces. Libération de l’accès au travail pour les retraités qui souhaitent conserver ou reprendre une activité. Suppression des cotisations retraite pour le cumul emploi-retraite. 

 

  • Yannick Jadot : Ne pas toucher à l’âge légal de départ à la retraite. Permettre au contraire à ceux qui ont exercé des métiers pénibles de partir plus tôt à la retraite. 

 

  • Fabien Roussel : Rétablir la retraite à 60 ans à taux plein pour une carrière complète. Avec une prise en charge des cotisations pour les périodes non travaillées (chômage, formation, études, congé parental, maladie, invalidité). 

 

  • Jean Lassalle : Maintenir l’âge actuel. Création d’un organisme pour le calcul et le suivi des points acquis au cours de la vie professionnelle.

 

  • Anne Hidalgo : Plafonner à 62 ans l’âge de départ à la retraite. Rétablissement des quatre critères de pénibilité supprimés par le gouvernement Macron, en plus de six critères existants actuellement. 

 

  • Nicolas Dupont-Aignan : Maintenir ce qui existe actuellement. 

 

  • Philippe Poutou : Avancer à 60 ans l’âge légal de départ à la retraite, 55 ans pour les métiers pénibles, avec un temps de cotisation de 37 annuités. 

 

  • Nathalie Arthaud : Avancer à 60 ans l’âge légal de départ à la retraite.

 

C’était le programme présidentielle des candidats à l’élection. Alors pour qui les professionnels des ressources humaines vont voter ?

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