Le leadership selon Macron

par La rédaction

Pendant sa campagne électorale et depuis qu’il est arrivé au pouvoir, Emmanuel Macron fait preuve de méthodes de travail calquées sur celles des grands leaders.
Zoom sur les leçons que l’on peut tirer du président Macron en matière de leadership.

Un leader partisan du « nouveau pouvoir »

Contrairement à l’ancien pouvoir, jalousement gardé comme un trésor par un nombre restreint, le « nouveau pouvoir » est le courant vers lequel Emmanuel Macron s’est tourné. Comme l’indiquent J. Heimans et H. Timms dans la Harvard Business Review, le nouveau pouvoir possède des caractéristiques d’ouverture, de participation collective et, grande nouveauté, il est piloté par le bas. Un fonctionnement du bas vers le haut, donc, qui consiste à canaliser et à obtenir l’approbation générale.

En outre, l’un des autres attributs essentiels du nouveau pouvoir repose sur la transparence. Une notion qui efface les frontières entre vie privée et vie publique, avec une mise en scène de soi qui se retrouve dans les médias et surtout sur les réseaux sociaux.

Les ingrédients clés d’un leader … empruntés aux leaders

  • D’abord, le président Macron montre une vision adaptée aux problématiques du pays. Partant d’un diagnostic de l’économie de la France, il présente une vision claire et cohérente de son programme afin de clarifier ses projets aux yeux de tous. Devant des faits et des chiffres accablants, en matière d’emploi notamment, il s’agit de reconnaître les causes des maux et d’agir sur celles-ci.
  • Emmanuel Macron a également bénéficié d’une « épidémie de croyance », pour reprendre les termes utilisés par le psychiatre et écrivain Boris Cyrulnik. Une croyance qui soulève le peuple d’un seul tenant, plaçant tous ses espoirs dans un nouveau « sauveur ».
  • Qu’on le veuille ou non, Emmanuel Macron est ambitieux. Et ce n’est pas nouveau. Lorsqu’on lui demandait à quoi il aspirait dans l’avenir à sa sortie de l’ENA, Macron disait : « Dans 30 ans, je serai président de la République ».
  • La bienveillance, Emmanuel Macron en a fait son credo, au même titre que les grands leaders de ce monde. Nous nous souvenons tous du jour où le candidat Macron avait demandé à la foule de ne pas siffler Marine Le Pen lorsqu’il avait mentionné son nom, générant des réactions négatives parmi les membres de son auditoire. Le ton était donné : pour Emmanuel Macron, il s’agit de ne pas s’attaquer aux autres, mais de se montrer bienveillant.
  • Emmanuel Macron tient à se montrer un président à l’écoute, orienté vers l’action. Peu médiatique, il mise sur l’écoute des préoccupations des Français et sur la récolte des données clés lui permettant de comprendre et d’avancer.
  • Déterminé à aller de l’avant, Emmanuel Macron privilégie l’action. Comme tout leader qui se respecte, il sait que l’action seule permet de progresser.
  • Conscient qu’il est nécessaire de prendre des risques pour avancer, Emmanuel Macron s’inspire des leaders en sortant de sa zone de confort lorsque cela est nécessaire. Sa démission, avant de se lancer dans la campagne présidentielle, est une preuve de cet état d’esprit.

Les caractéristiques liées à la personnalité d’Emmanuel Macron ont également largement contribué à son positionnement. Comme de nombreux leaders, il sait manier l’art du discours, se montre optimiste et motivé. Reste à savoir si ces qualités tiendront sur la longueur, tout au long du quinquennat. Affaire à suivre…

Marilyn GUILLAUME

 

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1 commentaire

Dominique Bourbon juillet 21, 2017 - 11:28

je ne pense pas que nous ayons à faire avec un président différent de ceux qui l’ont précédé ; c’est le roi du faux semblant ; il reste aussi despotique que les autres monarques, ne tolère aucune subversion ni aucune opposition ; il utilise la communication pour “dire” ce qu’il ne fera jamais sinon faire croire au “peuple” à une image qui est loin d’être la réalité ; pour se faire élire à coup sûr, il avait besoin d’une image décalée et de promesses spectaculaires transmises lors de spectacles bien ordonnés.
en terme de management, nous sommes face à un dictateur polissé et simulateur qui n’a que faire de ses collaborateurs et n’obtiendra donc rien en fin d’exercice sinon la rancoeur de ses collaborateurs et des français

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