Réaction à la taxation des CDD

par La rédaction

 

La majoration de la part des contributions d'assurance chômage des employeurs, en cas de recours à des CDD d'usage de courte durée, pourrait être renforcée dans les mois à venir. Cette décision des pouvoirs publics intervient au moment où ils représentent 87 % des contrats proposés par l’entreprise, en France. Entre CDD et CDI, force est de constater que le hors-salariat y est encore peu développé alors qu’il bouleverse l’économie mondiale.

Le XXème siècle fut largement marqué par le CDD car nos entreprises finançaient facilement leur croissance. Le XXIème siècle à besoin d’agilité, de flexibilité et d’une alternative à l’emploi économique. Il est donc urgent d’accompagner les entreprises vers le hors salariat, organisation qui repose sur la fourniture d’une prestation par une personne à une entreprise sans aucun lien de subordination et contre une rémunération. Mais il reste au législateur à encourager celle nouvelle ressource d’emploi non salarié.  

En effet, un grand nombre de postes peuvent s’externaliser sous forme de mission en « home office ». Les moyens informatiques profitent à l’entreprise utilisatrice qui bénéficie alors d’un professionnel sous contrat de prestations de services à qui elle fixe un objectif de résultat. Et ce dernier apprécie aussi d’adapter ses horaires à sa guise. Chacun sera donc responsable de son succès.

La ressource non-salariée peut aussi être présente au domicile de l’entreprise mais elle doit être identifiée, par exemple, par un badge et ne pas être sous la supervision d’un manager. Il s’agit d’un prestataire indépendant libre de ses horaires mais qui doit livrer un travail en temps et en heure. Dans ce contexte de chômage croissant et d’impasse, le hors salariat s’imposera de lui-même, à plus forte raison, à une Code du travail qui ne semble pas réformable. Le hors salariat comme marche pied vers un éventuel contrat de travail ! Oui, à condition d’en avoir encore envie.

 

  • Le coût du CDD intègre les différentes primes de fin de contrat. Le coefficient multiplicateur de l’intérim dans cet exemple est de 2.
  • Le taux de gestion appliqué par une entreprise de portage est de 12,5% dans cet exemple.
  • L’équivalent salaire brut s’agissant d’ADDWORKING représente le chiffre d’affaire proposé par un indépendant et sur la base d’une SARL avec un taux de charge de 45%.

 

 

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