Protéger les jeunes : le plan “1 jeune 1 solution”

par La rédaction

Lancé en juillet 2020 par le gouvernement, le plan “1 jeune 1 solution” mobilise 6,7 milliards d’euros pour aider les jeunes touchés par la crise. Il vise à offrir une solution à chaque jeune via plusieurs mesures : des aides à l’embauche, la création de nouvelles formations, des accompagnements sur-mesure, des aides financières aux jeunes en difficulté… Zoom sur l’aide de l’État envers les jeunes pendant la crise cet hiver.

1 jeune 1 solution, les aides à l’embauche

Parmi les principales mesures du plan 1 jeune 1 solution, on compte un large dispositif d’aide à l’embauche. À commencer par une compensation de charge de 4 000 euros pour tout jeune recruté entre août 2020 et janvier 2021. L’aide concerne tout CDI ou CDD de plus de 3 mois signé dans le secteur marchand ou non-marchand, pour des jeunes de moins de 25 ans et un salaire jusqu’à 2 SMIC.

Une autre aide exceptionnelle de 5 000 euros a été allouée pour le recrutement d’un apprenti de moins de 18 ans en contrat d’apprentissage. Elle s’élève à 8 000 euros pour recruter un apprenti de plus de 18 ans. Les contrats concernés doivent avoir été signés entre le 1er juillet 2020 et 28 février 2021 et concernent des diplômes de niveau master en moins. Les entreprises de plus de 250 salariés y sont éligibles seulement si elles ne sont pas assujetties à la contribution supplémentaire à l’apprentissage (CSA).

Enfin concernant les contrats de professionnalisation, une aide de 5000e pour les moins de 18 ans et de 8000e pour les salariés de 18 à 30 ans. Valable pour les contrats signés du 1er juillet 2020 et 28 février 2021 pour un titre de niveau licence professionnelle ou inférieur les entreprises de 250 salariés et plus ne peuvent en bénéficier que si elles atteignent en 2021 un seuil défini de contrats favorisant l’insertion professionnelle (apprentissage, contrats de professionnalisation, VIE, CIFRE).

Les objectifs du plan “1 jeune 1 solution”

Nous avons demandé beaucoup de sacrifices à notre jeunesse pendant la crise sanitaire et le confinement pour protéger nos aînés, aujourd’hui il est de notre devoir de renvoyer l’ascenseur”, expliquait Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion dans le dossier de presse Plan Jeunes.  “Nous sommes face à un choc économique et social inédit qui appelle un traitement particulier en faveur des jeunes” poursuit-elle. L’objectif de ce plan est bien “de ne laisser personne sur le bord de la route”. Ce plan “1 jeune 1 solution souhaite :

  • faciliter l’entrée dans le monde du travail des jeunes grâce aux compensations de charges, grâce aux aides exceptionnelles versées à l’employeur, afin de recruter un alternant de moins de 18 ans, ou un jeune de moins de 26 ans
  • orienter et former 200 000 jeunes vers les secteurs et métiers d’avenir. Les filières stratégiques et d’avenir correspondent aux métiers de la transition écologique, du soin, du numérique… Cela équivaut à la création de 100 000 formations qualifiantes ou pré-qualifiantes, mais aussi à la mise en place de parcours personnalisés pour les jeunes de 16 à 18 ans décrocheurs. 
  • construire 300 000 parcours d’insertion sur-mesure, avec un renforcement et un accompagnement intensif des jeunes 

D’après le gouvernement, c’est près de 700 000 jeunes qui ont été embauchés en août et septembre.

Focus sur la prépa-apprentissage, le renforcement du dispositif des emplois francs et l’apprentissage des métiers d’avenir

La mise en place des “prépa-apprentissages” : le plan d’investissement dans les compétences (PIC) a co-financé un système de “prépa-apprentissage”, un accompagnement personnalisé permettant aux jeunes de 16 à 29 ans de réussir leur entrée en apprentissage. Les participants apprennent les soft-skills professionnels, consolident des savoir-faire de base, et mettent en place un parcours et projet professionnels. Aujourd’hui, environ 1000 sites d’accueil proposent des prépa-apprentissages, d’une durée allant de plusieurs jours à plusieurs mois. Elisabeth Borne s’est rendue il y a quelques semaines au centre de formation du groupe La Poste, Formaposte, qui veille à intégrer dans le monde professionnel des jeunes en difficulté.

Le renforcement du dispositif des emplois francs : pour limiter l’impact de la crise chez les jeunes, le gouvernement a décidé de prolonger d’un an le dispositif Emplois Francs avec la création de “l’emploi franc +”. Le gouvernement précisait fin octobre le montant des aides : “L’aide versée à l’employeur est revalorisée lorsqu’il recrute un jeune de moins de 26 ans à temps complet. L’aide s’élève alors à 17 000 € sur 3 ans pour un recrutement en CDI (7000€ la 1e année, puis 5000 € les deux années suivantes); à 8000 € sur 2 ans pour un recrutement en CDD d’au moins 6 mois (5500 € la 1e année, puis 2500 € l’année suivante).

Les métiers du numérique : dans le cadre de ce plan “1 jeune 1 solution”, la ministre du travail Elisabeth Borne a visité mi-octobre le centre de formation d’apprentis (CFA) d’Orange à Montrouge. Ce LCA d’Orange accueille 80 jeunes apprentis depuis septembre. En contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, ces jeunes sont formés sur 5 parcours liés à la cybersécurité, le cloud, l’intelligence artificielle et la data-analyse. Les participants bénéficient d’un encadrement personnalisé et apprennent des compétences autant humaines que techniques.

Philippine Sander

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