Harcèlement sur le lieu de travail : 8 profils types

Harceleurs, personnalités toxiques, persécuteurs… ils portent des noms très évocateurs et trouvent leur place dans un grand nombre d’entreprises, causant des dommages en termes de productivité et se présentant comme de véritables menaces pour l’ensemble des salariés. En quoi sont-ils dangereux ? Comment les reconnaître ? Quels sont les profils types des persécuteurs sur le lieu de travail ?

 

Quels sont les effets des personnalités toxiques pour une entreprise ?

Certaines études indiquent qu’un employé sur trois connaîtra une forme de harcèlement au travail, au long de sa carrière. Les experts indiquent que les pertes engendrées par ces personnalités sont de l’ordre de plusieurs centaines de millions d’euros chaque année, en raison d’une baisse de la productivité, d’un absentéisme accru et d’un taux de rotation des effectifs élevé.
Parmi les effets du harcèlement au travail, on notera surtout :

  • Une productivité, une efficacité et une profitabilité réduites
  • Un taux d’absentéisme élevé, des employés malades et un taux de rotation important
  • Un moral au plus bas, suivi d’une confiance en baisse
  • Des coûts de recrutement et de formation plus élevés
  • Des coûts indirects et une perte de temps liés à la gestion des conflits et des situations de harcèlement
  • Un effet négatif sur l’image de l’entreprise
  • Des amendes encourues au titre de manque de conformité aux règles de santé et de sécurité des salariés.

 
Le harcèlement ne tombe pas nécessairement toujours dans l’illégalité. Il existe néanmoins des traits communs aux personnalités se présentant comme des persécuteurs et les personnalités qui agissent de manière illégale.

 

Type de harcèlement au travail : 8 persécuteurs en entreprise

Sur son site OvercomeBullying, Anton Hout identifie 8 types de personnalités distincts :

  1. Le brailleur, celui que l’on reconnaît le plus facilement. Bruyant et désagréable, son comportement abusif est censé réprimander et humilier ses collègues. Les brailleurs règnent en maîtres tant qu’ils sont craints par les autres.
  2. Le serpent à deux têtes, qui fait bonne mine devant un collègue et qui, dès que ce dernier a le dos tourné, n’hésite pas à lui planter un couteau dans le dos, détruisant sa réputation et s’attribuant le mérite du travail effectué par les autres.
  3. Le critiqueur permanent, dont l’objectif est de réduire la confiance des autres en miettes à travers des critiques constantes et souvent injustifiées. Un critiqueur cherchera chaque faille possible dans le travail de quelqu’un et s’évertuera sans relâche à détruire la crédibilité de sa victime. Travail impeccable ? Pas de problème : ce type de persécuteur n’hésitera pas à falsifier des documents ou à créer des éléments permettant de faire en sorte que le travail des autres apparaisse comme mal fait.
  4. Le cerbère qui exerce son pouvoir sur les autres, peu importe s’il en détient le droit ou non. Un gardien qui refuse purement et simplement d’octroyer aux autres les outils dont ils ont besoin pour travailler, qu’il s’agisse de matériel, de temps ou d’informations.
  5. Le demandeur d’attention qui veut à tout prix être au cœur de l’action. Il fait tout pour être bien vu par les supérieurs hiérarchiques, utilisant les compliments et offrant leur aide à tout-va, surtout aux nouveaux venus. Néanmoins, s’il n’obtient pas l’attention qu’il cherche en retour, ils devient rapidement un persécuteurs potentiellement dangereux.
  6. L’ersatz, qui se croit absolument indispensable et s’attend à être gratifié pour tout ce qu’il fait. Il n’est pas spécialement bon dans son travail et, pour compenser, il passe la majeure partie de son temps à observer des travailleurs compétents et à chercher des failles dans leur performance.
  7. Le gourou dont la performance est irréprochable. En réalité, le gourou est même considéré comme un expert dans son domaine. Ce qu’il a à offrir en matière de compétences techniques, en revanche, est nettement diminué par son manque de maturité émotionnelle. Il se sent supérieur aux autres, peu importe où il se situe sur l’échelle de la hiérarchie et ne pense pas que ses actions puissent affecter les autres. Au-dessus de tout, il ne comprend pas pourquoi il lui faudrait suivre les mêmes règles que les autres.
  8. Le sociopathe, intelligent, articulé, charmant et charismatique. C’est le plus destructeur de tous. Il n’éprouve absolument aucune empathie par rapport aux autres et se montre comme un expert en manipulation des émotions pour parvenir à ses fins.

 
La meilleure défense qu’une entreprise peut mettre en place pour contrer ces différentes personnalités toxiques est une politique claire par rapport aux différentes formes de harcèlement, commençant par une définition de ce qui peut être considéré comme tel, une explication sur la manière dont il convient de se comporter par rapport au harcèlement, une explication quant à la procédure suivie en cas de problème et une liste de conséquences en cas de violation des règles en place.

 

Pour en savoir plus :

 

myRHline, le média des ressources humaines
 
 

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