Reconnaissance, salaire, télétravail… sur quels piliers repose le bien-être au travail en 2020 ?

par La rédaction

Pourquoi les collaborateurs se lèvent-ils le matin pour aller au travail ? Les raisons pour lesquelles les salariés choisissent une entreprise, un poste ou un métier varient au fil des époques.

Nous évoquions déjà le sujet dans l’une de nos matinales RH et dans livre blanc sur l’amélioration du bien-être au travail. Depuis, certaines points ont évolué.

Depuis les années 2000, de nombreuses études et enquêtes révèlent l’importance croissante du bien-être au travail dans la motivation des collaborateurs. Alors sur quoi est basé le bien-être au travail en 2020 et comment le favoriser en interne ?

La reconnaissance au travail, 1er levier du bien-être au travail

Selon Bloom At Work, la reconnaissance au travail est considérée comme le premier levier de bien-être au travail pour 76% des salariés. C’est ce qui ressortait en 2019 de leurs sondages mensuels de dizaines de milliers de collaborateurs dans le monde.

Concernant les fondations de la reconnaissance au travail, 32 % des collaborateurs estiment qu’il faut “se montrer”, “se faire voir”, “parler de soi”, “cultiver de bonnes relations”, “être “performant” et “avoir de bons résultats” afin de développer sa reconnaissance dans son entreprise.

Mais alors que 7 salariés sur 10 se disent souffrir d’un manque de reconnaissance au travail, Bloom at Work en compte 54 % qui ne sont pas satisfaits des politiques internes en faveur de la reconnaissance. Il reste donc du travail.

Si la reconnaissance au travail est un pilier du bien-être au travail, cela n’en reste qu’une composante parmi d’autres, comme l’engagement collaborateur.

L’engagement collaborateur, une priorité RH dont l’importance grandit

Le point de l’engagement collaborateur est intéressant dans le sens où il constitue un cercle vertueux, une boucle de rétroaction positive pour les entreprises : plus un collaborateur est engagé, plus il sera épanoui au travail, et plus il sera heureux au travail, plus il sera engagé. Alors comment développer l’engagement collaborateur ?

D’abord au travers de la reconnaissance, comme mentionné précédemment. Ensuite, l’engagement se développe en confiant des missions à responsabilité aux collaborateurs. Ces deux idées n’ont cependant qu’un intérêt limité si les plans d’action ne sont pas co-construits entre les collaborateurs, les RH et les managers. Enfin, la formation entre pairs (le mentoring et le reverse-mentoring) a fait ses preuves.

Le salaire, toujours un facteur décisif de bien-être au travail

En 2018, 50 % des collaborateurs français affirmaient que la rémunération était leur première source de motivation au travail… une réalité loin des clichés parfois véhiculés (étude « Workforce View in Europe 2018 » / ADP).

Mais si une corrélation s’observe entre bien-être au travail et salaire, il y a une limite et elle est de 70 000 euros annuels : au-delà, les effets sont minimes, selon une étude des chercheurs de l’Université de Princeton.

Qu’en est-il du télétravail, star des tendances RH depuis le confinement ?

Parmi les adaptations immédiates des entreprises et plus précisément des RH à la crise pandémique du Covid-19, le télétravail s’est imposé sur le devant de la scène. Mais le travail à distance favorise-t-il le bien-être au travail en général ?

En plus d’avoir un impact très positif sur les émissions de gaz à effet de serre, le télétravail augmente aussi le bien-être au travail : baisse de l’absentéisme, meilleure productivité, motivation accrue…

Une étude du cabinet de conseil RH Kronos a même révélé que 96 % des entreprises ressentent le télétravail comme bénéfique pour le bien-être des salariés. Une autre étude, cette fois de l’Obergo en 2018, a démontré que 95 % des télétravailleurs déclarent une amélioration de leur qualité de vie personnelle et professionnelle.

Le bien-être au travail est devenu essentiel pour des questions de marque employeur, de productivité et de QVT. Selon les plus récentes études, il semblerait donc que la reconnaissance au travail, l’engagement collaborateur, le salaire et le télétravail soient d’importants facteurs de bien-être au travail.

Brice SCHWARTZ

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