Après le greenwashing, le "greatwashing" a la côte !

par La rédaction

Le bien-être au travail est incontestablement devenu un sujet phare pour les entreprises ces dernières années. De nouveaux postes de “chief happiness officer” voient le jour. Mais avec l’arrivée de ces pratiques “à la mode” dans les organisations, est aussi apparue l’idée de promouvoir et de parler des initiatives managériales de son entreprise.
Les maîtres de conférence en Sciences de Gestion de l’université de Poitiers Jean-Christophe Vuattoux et Tarik Chakor ont récemment introduit la notion de “Greatwashing”, en référence au Greenwashing.
 

Le bien-être est propre à chacun

Les deux chercheurs expliquent dans leur papier que l’on ne peut standardiser le bonheur. En effet, chaque collaborateur est différent et a une vision qui lui est propre du bien-être. Englober tout le monde dans la même démarche visant à les rendre heureux, c’est un peu nier leur individualité. Cela peut même les mener à ressentir une forme de culpabilité de ne pas se sentir bien alors que l’entreprise a mis en place des dispositifs innovants qui auraient fait leur preuve puisque tous les médias en parlent. 
 

Promouvoir plutôt que se soucier

Parallèlement à cet engouement autour de la QVT, le nombre de burn-out ne fait que grandir. Paradoxal n’est-ce pas ? Dans les faits, les entreprises ne se soucient pas toutes réellement de la santé mentale de leurs collaborateurs. Beaucoup sont avant tout dans une démarche de promouvoir leur marque employeur, au risque d’en oublier l’essentiel. Le bien-être au travail est difficile à définir et à conceptualiser. En revanche, ce qui est certain, c’est qu’il correspond davantage au ressenti des employés qu’à l’absence de pathologie liées au travail.
Les DRH ont pris conscience que se soucier de la QVT est essentiel pour n’importe quelle démarche managériale. Ils se préoccupent du bien-être de leurs employés mais parfois pas de la bonne manière. En effet, considérer en priorité l’humain plutôt que l’individu au sein d’une activité professionnelle ne permet pas de résoudre les problèmes d’ordre organisationnels.
 

En bref

Pour résumer, agir pour instaurer une bonne ambiance et organiser des sessions bien-être est bien, mais agir aussi sur le plan fonctionnel, c’est mieux.
 
Laure ESPINOSA
 

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