Soutien à l’emploi des jeunes : la priorité du plan de relance

par La rédaction

Venir en aide à la jeunesse, c’est l’une des priorités du plan de soutien à l’emploi du gouvernement Castex annoncé par Emmanuel Macron lors de son interview télévisée le 14 juillet. L’idée ? Créer « un dispositif exceptionnel d’exonération des charges pour les jeunes » pour accompagner les nouveaux diplômés dans leurs débuts dans le monde professionnel. Ce dispositif fait partie du plan de relance économique global, estimé à 100 milliards d’euros minimum, qui sera détaillé fin août par le gouvernement.

Le plan de soutien à l’emploi envisage une solution pour chaque jeune

« C’est à notre jeunesse qu’on a demandé le plus gros effort : de ne pas sortir, de ne pas pouvoir passer ses examens, parfois de devoir renoncer à sa première embauche » soulignait Emmanuel Macron lors de son interview.  En effet, ils étaient 149 000 jeunes de moins de 25 ans à ne plus avoir d’emplois en avril. Baisser le coût du travail et améliorer la formation des jeunes sont par conséquent les deux objectifs principaux du plan de soutien à l’emploi. « Aucun jeune ne doit se trouver sans solution » a déclaré le Jean Castex le 15 juillet.

Le Premier ministre précisait le premier dispositif, l’exonération de charges, devant l’assemblée nationale mercredi 15 juillet : “un dispositif exceptionnel de réduction du coût du travail, à hauteur de 4000 euros par an, pour les jeunes de moins de 25 ans, jusqu’à 1,6 SMIC, dans toutes les entreprises et pour une durée d’au moins un an”. Ce nouveau dispositif vient compléter la prime provisoire de 5 000 à 8000 euros à l’embauche d’apprentis proposée en juin pour inciter les entreprises à continuer d’embaucher des alternants.

Quels sont les “mécanismes nouveaux” du plan de soutien à l’emploi des jeunes ?

De nouveaux mécanismes viendront accompagner le premier dispositif. Quelques chiffres précisés par le Gouvernement Castex la semaine du 14 juillet :

  • 300 000 contrats d’insertion seront créés pour « ceux qui n’ont pas réussi à trouver l’entreprise qui leur signe leur contrat d’apprentissage ou leur alternance ». 
  • 200 000 places seront ouvertes dans les formations supérieurs qualifiantes « pour permettre aux jeunes de poursuivre un peu leurs études avec un accompagnement social ». L’idée de cette voie professionnalisante est d’offrir, à ceux qui devaient commencer à travailler en septembre, la possibilité de poursuivre leurs études d’un à deux semestres.
  • 100 000 nouveaux contrats de services civiques seront mis en place, en plus de 140 000 déjà budgétés. 

Cette interview a aussi été l’occasion pour Emmanuel Macron de revenir sur l’embauche abusive de stagiaires : « Quand je vois des entreprises qui préfèrent prendre des stagiaires plutôt que de signer un contrat pro ou avec un alternant, c’est irresponsable. »

Lutter contre le décrochage scolaire, éviter le syndrome de la génération sacrifiée, accompagner les 700 000 jeunes attendus sur le marché du travail en septembre : voilà les priorités du gouvernement. Des objectifs qui font partie d’une relance de l’économie que le Président souhaite « industrielle, écologique, locale, culturelle et éducative ».

 

Philippine SANDER

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