[RH] Comment la communauté de travail favorise l’intelligence collective

par La rédaction

Toute entreprise est propice au travail collaboratif et la mise en place d’une communauté de travail permet de dynamiser l’intelligence collective, source d’innovation. Pour les RH, il suffit d’identifier les collaborateurs passionnés qui s’empareront du projet et de délimiter le cadre de la collaboration intra-entreprise. Grâce au design thinking, les connaissances sur le terrain se transforment en solutions portées par ceux qui travaillent au plus proche des problématiques.

 

La communauté de travail vecteur d’intelligence collective

Combinée à la mise en place d’une communauté de travail, l’intelligence collective encourage la résilience de l’entreprise qui en ressort gagnante : nouvelles idées, innovation, engagement des collaborateurs et en résilience face aux problématiques complexes accrus. Dans un premier temps, une communauté de travail peut naître d’une problématique à laquelle se heurtent un certain nombre de collaborateurs ou de clients (gestion de déchets ou d’invendus, mauvaises expériences clients, etc). Par la suite, elle pourra se transformer en intrapreneuriat et étendre l’activité de l’entreprise. La mise en place d’une communauté de travail demande aux RH d’évaluer ce que l’entreprise gagne à résoudre la problématique (volumes de pertes, gains potentiels, ré-engagement des collaborateurs, etc).

De fait, les avantages du travail en communauté sont multiples :

  • Une proximité accrue et une interaction entre les collaborateurs hors de leur cadre habituel et donc propice à la créativité. 
  • Le développement de compétences douces sollicitées lors d’un travail collaboratif comme l’empathie, l’écoute active, l’intelligence émotionnelle, la résolution de problèmes complexes.  
  • L’innovation face à des enjeux sur le terrain avec la création de solutions elles-mêmes tirées et imaginées par ceux qui évoluent au plus près de ces problématiques. 
  • Sur participation libre, la communauté de travail rassemble par un engagement sincère de la part de chaque collaborateur qui y participe, car qui il ou elle voit un avantage personnel ou professionnel et non une injonction de la part de ses supérieurs.   
  • Une mission d’entreprise renforcée : les objectifs et modes opératoires des communautés de travail sont bien entendu approuvés par l’entreprise qui les héberge. Attention, l’entreprise donne un cadre à l’intérieur duquel la communauté de travail évolue comme bon lui semble. 

 

Adopter le design thinking au sein des communautés de travail

Le design thinking, ou le co-design, propose de travailler à l’innovation par l’humain. Il s’articule autour d’une réflexion mettant l’utilisateur ou le client au centre. Sur les principes de l’intelligence collective, la méthode intègre les personnes directement concernées par la problématique. Dès lors que nous mobilisons les savoirs et les expériences des collaborateurs, les non-dits ou les informations perdues font surface pour appuyer la construction de solutions plus réalistes et facilement applicables que celles proposées par un tiers, étranger aux dynamiques internes à l’entreprise.

Le design thinking repose sur une organisation horizontale : la contribution de chacun est perçue et traitée à valeur égale et la prise de décision s’effectue en tant que groupe. Sans ce mode opératoire, l’intelligence collective ne peut fonctionner. Dans cette logique, l’adaptation aux changements et aux situations complexes se fait par la mise en commun de savoirs apportés par ceux qui rencontrent le même problème à différents niveaux du processus.

 

Comment proposer le design thinking dans une communauté de travail ?

  • Favoriser la participation active en sortant les collaborateurs et managers du cadre habituel de travail. Cela peut se faire par des réunions en extérieur au lieu de la sempiternelle salle de réunion, l’utilisation d’un tableau blanc et des post-its et des feutres plutôt que des écrans interposés. 
  • Départager les collaborateurs en petits groupes qui exploreront un des angles de la problématique que vous aurez identifiés ensemble. Chaque groupe devra  faire une proposition au groupe, comme un pitch, par le moyen de leur choix, dessin, présentation orale, etc. 
  • Axer le travail sur la collaboration, la traditionnelle concurrence est l’ennemie du travail collectif. 
  • Déterminer d’un outil de communication principal dédié à la communauté de travail. Dans un premier temps, vous pouvez rassembler et diffuser les  informations via le réseau interne de l’entreprise, par la suite grâce à votre visibilité vous pourrez attirer d’autres collaborateurs.
  • Ayez l’esprit ouvert, si les collaborateurs ne possèdent pas une partie des connaissances nécessaires, invitez des personnes qui peuvent combler ce manque, par exemple certains clients ou partenaires, dans la limite des règles de confidentialité.
  • L’agilité de cette méthode signifie aussi que l’innovation se fait de manière plus proche de la réalité.  

Une communauté de travail basée sur le design thinking et l’intelligence collective brise les traditionnels silos au profit d’une créativité renouvelée puisque la solution se trouve déjà au sein de l’entreprise. Puisqu’elles traitent de données et d’expériences acquises sur le terrain et internes à l’entreprise, les communautés de travail se font alors le rempart contre l’incertitude et les doutes des collaborateurs dûs à la période actuelle.

 
Mai TREBUIL

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