Plus d’un jeune sur deux est inquiet pour son avenir professionnel

par La rédaction

Une étude réalisée auprès de 14 000 étudiants met en lumière les inquiétudes de la génération qui arrive sur le marché du travail.

L’agence Epoka a réalisé une enquête portant sur « la vision et le comportement des étudiants et jeunes diplômés ». Les données ont ensuite été analysés par Harris Interactive qui s’est donnée pour mission de représenter la vision des jeunes de 18-30 ans sur la société et les opportunités professionnelles.

Pour cette 7ème édition de l’étude, près de 14 000 étudiants et jeunes diplômés de grandes écoles d’ingénieurs, de management, d’universités, d’IUT et BTS ont exprimé leur point de vue sur l’emploi et le marché du travail en 2020.

Cette étude a été réalisée durant le confinement lié à la crise sanitaire et repensée par la suite afin de prendre en compte l’impact du Covid-19.

Le rapport des jeunes au milieu professionnel

Parmi les personnes interrogées, 64% des élèves d’écoles d’ingénieurs estiment que trouver un emploi dans les 12 mois suivant la fin de leurs études sera facile. Un chiffre certes élevé mais en baisse de 33 points par rapport à 2019.

En revanche, les élèves d’écoles de management et d’universités sont seulement 40% à être confiants quant à la possibilité de trouver un emploi dans l’année à venir, là aussi un chiffre en baisse de 30 à 25 points par rapport à l’année précédente.

Les jeunes pensent être bien préparés pour leur avenir professionnel

Plus de 75% des jeunes interrogés ont affirmé que leurs études les avaient bien préparés pour l’avenir afin d’exercer le métier auquel ils aspirent. Un chiffre qui grimpe à 83% au sein des écoles d’ingénieurs.

Parmi les points forts évoqués pour se démarquer de la concurrence sur le marché du travail, on retrouve leur capacité d’adaptation (63%), leur polyvalence (46%), leur capacité d’initiative et autonomie (42%), leur qualités relationnelles (39%) et leur capacité d’analyse (37%). De leur côté, les ingénieurs sont 45% à déclarer que la côte de leur diplôme fait partie des arguments de poids auprès des entreprises qui recrutent.

Enfin, les jeunes se disent prêts à beaucoup travailler, en moyenne 45,9 heures par semaine, s’ils sont positionnés sur des projets intéressants (80%) ou s’ils ont la possibilité d’apprendre et de monter en compétences (67%). En revanche, un peu moins de la moitié (47%) des élèves d’école de commerce éprouvent le désir d’accéder rapidement à des postes de management contre un tiers seulement des ingénieurs et des universitaires.

Quels sont les enseignements de cette enquête ?

Cette enquête a permis de soulever deux points majeurs. Première, les jeunes sont directement impactés par la crise sanitaire et ses conséquences économiques et sociales et se disent ainsi très inquiets pour leur avenir professionnel. 55% estiment aujourd’hui qu’il est difficile de trouver un emploi contre seulement 17% l’année passée.

Deuxièmement, alors que cette génération était souvent désignée comme celle à la recherche de sens dans leur travail et souhaitant travailler avec des entreprises correspondant à leurs valeurs, le palmarès des entreprises les plus prisées par les jeunes diplômés reste stable et dans la continuité des podiums précédents.

Clément KOLODZIEJCZAK

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