Démarche RSE, l’écart entre le rêve et la réalité

par La rédaction

En février 2020, l’entreprise Zei, qui classe les marques selon leur engagement, a mené une courte enquête auprès de 289 répondants pour mieux comprendre les enjeux stratégiques et opérationnels d’une démarche RSE. La pertinence de la démarche RSE par rapport à l’engagement des collaborateurs et à la performance y est soulignée. 91% des répondants souhaitent travailler pour une entreprise qui s’engage davantage dans une démarche RSE. Alors où est le problème ?

 

1. La démarche RSE fédère, mais manque de traction

La RSE est un facteur clé de performance financière et sociale pour 84% des interrogés. Sans démarche RSE, une entreprise passe donc à côté d’un double levier : de performance et de marque employeur. Selon l’enquête Zei, seulement une entreprise sur deux possède une démarche RSE formalisée. Car la RSE va bien au-delà de la conscience écologique d’une entreprise, elle touche également au management et à la qualité de vie au travail, des facteurs qui impactent directement la productivité des équipes. La cohésion d’équipe, un bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle et l’égalité salariale font également partie de l’équation, sans oublier les engagements de l’entreprise envers les enjeux environnementaux de son secteur d’activité. La démarche RSE est intrinsèque à la politique de l’entreprise et mérite que les décideurs s’en emparent. Plus de la moitié des sondés aimeraient aussi voir une démarche plus volontaire au niveau de la direction.

2. Pourquoi la démarche RSE est-elle si fédératrice ?

L’enquête Zei révèle un ordre de priorité parmi les enjeux sur lesquels peuvent agir les entreprises. L’urgence climatique arrive en première place pour plus de la moitié des répondants. Ensuite, vient le social (40,1%) avec ses sujets de mixité, d’inclusion et d’égalité homme-femme. Bien plus loin on trouve la raison d’être de l’entreprise (26,3%) et la gouvernance (17,6%). Si la crise sanitaire a mis en lumière des enjeux environnementaux, elle a aussi relevé l’importance des inégalités sociales. Cette période, empreinte de profondes mutations, a porté beaucoup de salariés à réflexion, pointant vers le rôle de l’entreprise comme catalyseur socio environnemental.

Quels autres facteurs motivent les salariés à davantage s’engager envers la démarche RSE de l’entreprise ? La dynamique de groupe, 23,5 % seraient influencés par l’engouement de leurs collègues. Une raison minoritaire mais non-négligeable, 17,6% des sondés s’engageraient davantage à la suite d’une demande des clients de leur employeur.

Pourquoi accorder les enjeux RH et RSE ? Parce qu’ils se rejoignent en un tout stratégique duquel doivent découler des actions concrètes pour davantage d’engagement RSE. 56,7% des interrogés disent qu’une démarche RSE permettrait d’accorder les valeurs de l’entreprise ; en d’autres mots, mettre des actions en face des mots. Alors qu’est-ce qui retient les décideurs ?

3. Qu’est ce qui freine cette démarche ?

Le résultat est sans appel, la responsabilité revient aux décideurs et les moyens qu’ils choisissent d’allouer à la démarche RSE. 44,6% des interrogés trouvent qu’elle souffre d’un manque d’implication de la part de la direction. Encore perçue comme un poids financier d’après les personnes interrogées, 41,5% estiment que le manque de moyens freine le déploiement de la RSE. Selon plus d’un tiers des sondés, le temps qu’il faut lui consacrer peut être dissuasif. On note également un problème de manque de connaissance du sujet. 34,9% des répondants les collaborateurs ont une incompréhension insuffisante due à un manque d’informations.

Enfin, un peu moins d’un tiers déclare qu’il y a un manque d’implication de la part des collaborateurs. Une majorité reste donc motivée à changer la donne. Si les enjeux RH et RSE se rejoignent, il est crucial de les inscrire directement dans la stratégie de l’entreprise. Par exemple, quant aux engagements environnementaux, les organisations devront tâcher de développer une conscience écologique au travers de l’entreprise tout en évitant le greenwashing.

Maï Trebuil

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1 commentaire

La taille ne compte pas. La RSE en PME, c’est possible! – CSRinfluencers juin 18, 2021 - 11:09

[…] utilité en termes économiques, que se soit en gains compétitifs ou bien en recrutement – 91% des salariés français veulent travailler pour une entreprise qui s’engage dans une démarche […]

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