Un patron… en vacances : comment buller sans (trop) stresser

par La rédaction

 

Cette année Nicolas Goldstein, DG France & Benelux de BuzzBoard, s’accorde trois semaines de pause estivale. D’abord en Corse puis en Bretagne. Et il entend bien en profiter pour déconnecter, se reposer et profiter de sa famille. Ses astuces et conseils pour buller l’esprit serein et repartir de bon pied à la rentrée.

 

Avant le départ

Son maître mot : anticiper. Donc quelques semaines avant son départ, Nicolas Goldstein commence par prioriser les tâches urgentes ou du moins, celles à boucler avant son départ. « Il m’arrive de refuser ou de demander le report de certains missions afin que cela ne tombe pas pendant mes vacances », explique-t-il.
Au fil des années, il a également appris à déléguer les projets aux membres de son équipe (10 collaborateurs) présents durant son absence. « Il faut d’abord identifier la bonne personne et travailler d’arrache pied avec elle sur la passation du dossier. Pour que les choses soient faciles d’accès, je range mon bureau mais aussi le « bureau » de mon ordinateur. Ce « ménage » m’aide aussi à reprendre mes marques plus facilement à mon retour », détaille-t-il. Enfin, il n’oublie jamais d’enregistrer un message d’absence sur sa messagerie de téléphone portable mais aussi un « reply » sur sa boite mail précisant les dates de son absence et la personne à contacter en cas d’urgence.

 

Pendant les vacances

« Je suis un entrepreneur, j’aime mon travail donc je ne déconnecte jamais à 100%. Mais durant les vacances, je ne veux pas cela empiète sur ma vie de famille », argumente-t-il. Pour cela, il s’isole 30 minutes par jour pour télécharger ses mails et écouter sa boite vocale. « Je fais ça en général après le déjeuner ou avant l’apéro du soir dans une pièce calme. En tout cas, toujours dans un environnement propice à la concentration. S’il y a trop de bruit, cela génère du stress inutile. Je traite les mails voire les appels qui nécessitent une réponse rapide. Si rien ne presse, je laisse les équipes gérer », illustre-t-il.
De loin, il suit donc quand même le business mais n’est pas pendu à son smartphone toutes les 5 minutes. D’ailleurs, ni son téléphone, ni son Ipad ne le suivent à la plage ou pendant une randonnée. « Je profite des vacances pour entreprendre une « digital detox » à ma façon. Je prends une feuille blanche pour noter le bilan de l’année écoulée, les axes de progression et toute nouvelle idée. Ecrire me fait du bien », précise-t-il.

Autre astuce de ce dirigeant pour profiter des vacances sans perdre complètement le fil du business : faire un stop « boulot » entre deux destinations. Cette année, il passera donc une journée au bureau entre son escapade corse et sa virée bretonne. « Ce retour express permet de gérer les urgences, de régler les éventuels problèmes et de faire un point avec l’équipe sur l’avancée du business », justifie-t-il. Quand il part plus loin à l’étranger, il fait également un point avec son équipe lors d’une conférence Skype visuelle au milieu du séjour. « Cette date est calée avant mon départ et tout le monde est prévenu. Donc on est tous connecté à l’heure retenue », précise le jeune patron.

Malgré toutes ses astuces, Nicolas Goldstein reconnaît qu’il a du mal à déconnecter complètement. « Dans la journée, quand je suis entouré de mes proches et occupé, je ne pense pas au boulot. Mais dès que je suis seul, au bout de quelques minutes, je replonge. Pour améliorer cet état d’esprit, je songe sérieusement à adopter une pratique très en vogue parmi les entrepreneurs de la Silicon Valley : la méditation en pleine conscience. L’objectif est de me préparer à penser à autre chose », conclut-il. Rendez-vous est pris l’été prochain pour savoir si ces stages de pleine conscience ont tenu leurs promesses.

 

Sylvie Laidet

 

 

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