Spécial salaires : quelle incidence de l’ancienneté sur les salaires pratiqués ?

par La rédaction

L’enquête du Guide des salaires s’appuie sur un échantillon représentatif d’entreprises françaises. Les résultats de l’enquête témoignent d’une réalité des rémunérations pratiquées dans les entreprises en 2016-2017.

L’âge, souvent en corrélation avec l’ancienneté, est fréquemment l’objet de controverses. Certaines entreprises à gestion « de type US » répugnent à prendre en considération cet élément, au nom de l’equal employment. On dit ainsi que, pas plus que le sexe, l’âge ne devrait être un facteur discriminant quant au niveau de la rémunération à attribuer.

Si cette opinion est (peut-être) fondée en équité, le marché souverain en décide incontestablement autrement, de manière plus ou moins nette selon les fonctions. Mais dans l’ensemble, en France, le poids de ce critère ne fait pas de doute.

Au surplus, sous l’âge, se situe l’expérience professionnelle, donc souvent un accroissement réel d’efficience.

De manière globale, en 2015, les salariés qui ont entre 26 et 30 ans ont vu leur rémunération augmenter en moyenne davantage que celle de leurs aînés.

Mais quid de l’ancienneté ?

En France, de nombreuses entreprises ont des systèmes de primes d’ancienneté, conventionnels ou non.

L’évolution des rémunérations globales en fonction de l’ancienneté des salariés dans l’entreprise est examinée ci-après, sans distinction de fonctions.

L’indice 100 correspond à la médiane des rémunérations pratiquées pour des titulaires ayant de 1 à 5 ans d’ancienneté.

Il convient de noter que la rémunération globale intègre, depuis maintenant de nombreuses années, surtout pour les cadres, toutes les actions d’individualisation des salaires et de désindexation qui tendent, dans l’ensemble, à atténuer le poids de l’ancienneté sur celle-ci.

Les résultats de l’enquête 2016 du Guide des salaires montrent bien qu’il peut y avoir un décrochage de la rémunération lorsque l’ancienneté est forte (au-delà de 26 ans). Ce décrochage est nettement plus marqué qu’en 2015.

À noter : l’ancienneté a une incidence sur les niveaux de rémunération plus faible que l’âge. L’écart maximal enregistré cette année se situe chez les salariés qui ont de 21 à 25 ans d’ancienneté, qui gagnent en médiane une rémunération globale 24 % plus élevée que leurs collègues les plus récents dans l’entreprise.

 

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