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Métiers en tension : les constats et les préconisations du CESE

par La rédaction

Saisi par le Gouvernement sur la question des métiers en tension, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a rendu son avis le 12 janvier 2022. Après avoir fait un état des lieux des tensions de recrutement existantes, le CESE propose plusieurs solutions pour y remédier.

 

Des tensions de recrutement multifactorielles

Si la reprise économique, faisant suite aux restrictions liées à la crise sanitaire, a été assortie de difficultés de recrutement pour les entreprises dans de nombreux secteurs, ces tensions sur le marché du travail ne sont pas nouvelles et sont même en hausse depuis 2015. 

Elles touchent des métiers, des niveaux de qualification, des zones géographiques et des secteurs d’activité très divers. Ainsi, selon Pôle emploi, les 10 métiers les plus en tension en 2021 étaient : charpentiers (bois), couvreurs, géomètres, tuyauteurs, vétérinaires, médecins, régleurs, aides à domiciles et aides ménagères, carrossiers automobiles, mécaniciens et électroniciens de véhicules.

 

Selon le CESE, ces tensions de recrutement s’expliquent par plusieurs raisons, dont les principales sont : 

  • la faible attractivité de certains métiers, du fait notamment des salaires proposés et des conditions de travail (horaires décalés, saisonnalité des emplois…) ;
  • les nouvelles aspirations des travailleurs : bien-être au travail, sens du travail, conciliation vie personnelle et vie professionnelle ;
  • les transformations économiques liées à la transition digitale et aux enjeux environnementaux qui nécessitent des compétences particulières : rénovation énergétique des bâtiments, compétences numériques ;
  • un manque d’efficacité du système d’orientation et de formation, qui entraîne notamment un décalage entre les compétences acquises par les candidats et les attentes des recruteurs.

 

Les recommandations du CESE face aux difficultés de recrutement

Pour réduire les tensions de recrutement, le CESE a présenté 20 préconisations, parmi lesquelles : 

  • Ouvrir des négociations au niveau des branches pour renforcer l’attractivité des métiers en tension et le pouvoir d’achat des salariés : en garantissant une rémunération au moins égale au SMIC et en mettant en place des avantages collectifs (chèques logement…) exonérés d’impôts et de charges sociales. 
  • Favoriser la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle : en soutenant les parents et les aidants avec des avantages fiscaux (crédit d’impôt famille…) et une meilleure offre d’accueil des jeunes enfants, en accompagnant la mobilité résidentielle et en favorisant la proximité entre le logement et le travail.
  • Orienter vers les métiers qui recrutent : en transmettant une information claire et complète sur les métiers, les cursus et les débouchés professionnels, en luttant contre le déséquilibre genré de certaines filières, et en mettant en place un dispositif de reconnaissance des qualifications des immigrés.
  • Dégager les orientations stratégiques des trajectoires professionnelles prévisibles dans les différents secteurs pour : former aux métiers de demain, tenir compte de l’usage généralisé du numérique et de l’impératif écologique, accompagner les travailleurs en reconversion et préparer une nouvelle version du répertoire opérationnel des métiers (ROME). 
  • Développer les expériences territoriales pour l’emploi afin de réduire les tensions sur les métiers, avec par exemple la massification des contrats de relance et de transition écologique.
  • Anticiper les besoins de recrutement en affinant l’appareil statistique notamment dans les secteurs dont les difficultés de recrutement sont insuffisamment documentées (secteurs du grand âge, du travail social et de l’éducation spécialisée).

 

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