Féminisation des métiers de l’industrie : L’association « Elles bougent » multiplie les évènements dans toute la France

par La rédaction

 

Créée en 2005, l’association « Elles bougent » sensibilise les jeunes filles aux carrières scientifiques et techniques. Son action s’inscrit naturellement dans la Semaine de l’industrie dont l’objectif est de renforcer l’attractivité du secteur de l’industrie et de ses métiers notamment auprès des femmes. En 2015, l’association mobilise l’ensemble de ses délégations à travers la France en organisant du 30 mars au 5 avril 2015, plus de 20 évènements à destination des lycéennes et collégiennes. Objectifs : créer des vocations et lutter contre les préjugés du secteur !

L’image du secteur industriel est trop souvent associée au travail d’usine. Ces préjugés ont la peau dure et découragent parfois les jeunes filles à s’engager dans ce secteur où les solides perspectives de croissance vont favoriser les recrutements dans les prochaines années. La féminisation des métiers industriels et technologiques est un véritable enjeu. Pour faire évoluer les mentalités, l’association multiplie les actions afin de sensibiliser à la fois les entreprises et les jeunes dans toute la France .

 

Nos 3 évènements en Ile-de-France

Chez Bosch, Lundi  30 mars :

« Elles bougent »  pour l’automobile et cérémonie de remise des prix du jeu concours  « la voiture 2050 »

Chez Syntec Ingénierie, Mardi 31 mars :

« Elles bougent » pour l'industrie

Chez Technip, Jeudi 2 avril  :

Les métiers techniques au féminin chez Technip

 

3 conseils de Marie-Sophie Pawlak, présidente de l’association « Elles bougent », aux étudiantes ingénieures pour réussir leur entrée dans la vie active :

 

  • 1er conseil : Bien négocier son salaire

Les jeunes filles ont parfois des difficultés à valoriser leurs expériences. C’est d’abord sur le CV qu’elles doivent mettre en avant la diversité de leur parcours en mentionnant toutes

les compétences acquises lors des stages, des études à l’international ou d’une année de césure. Puis, elles doivent faire preuve de davantage d’audace dans la négociation salariale. « Notre observatoire sur les salaires des jeunes diplômés montre qu’il existe une différence de 3 à 5% entre les salaires des garçons et des filles. La cause principale est l’absence de négociation de la part des jeunes filles qui pensent que les entreprises ont une grille salariale intangible. C’est faux ! Elles doivent oser demander plus, comme le font les garçons » souligne Marie-Sophie Pawlak.

  • 2ème conseil : Rejoindre les réseaux féminins

En rejoignant les réseaux féminins des grandes entreprises ou en gardant le contact avec un réseau comme « Elles bougent », les jeunes filles peuvent s’appuyer sur des conseils ou du mentorat de collègues ou de paires. L’objectif ? « Un réseau étoffé et bien construit permet de développer ses opportunités de carrière. L’alliance fait la force ! »

  • 3ème conseil : Faire reconnaître sa valeur ajoutée

En intégrant un bureau d’études, les jeunes filles se retrouvent souvent dans des équipes majoritairement masculines, et ce même si la mixité est plus forte qu’avant. La compétition entre les garçons et les filles ne se produit pas pendant le début de carrière mais plutôt au moment de la première promotion. De fait, les jeunes filles doivent être capables de « faire savoir » lorsqu’elles réussissent quelque chose d’exemplaire et « prouver leur valeur ajoutée ». Cette capacité à « valoriser leurs succès leur permettra de mieux évoluer professionnellement ».

 

 

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