Parler de droit du travail sur les réseaux sociaux, de l’or pour les RH

par La rédaction

Parler de droit du travail sur les réseaux sociaux il y a peu paraissait être tiré par les cheveux. Et pourtant, c’est ce que fait avec succès Elise Fabing et ses consœurs sur le compte Instagram Balance Ta Startup. Une fois par semaine via Instagram Live, l’avocate et son équipe décortiquent le droit du travail sur les réseaux sociaux. Endiguer le fléau des discriminations en entreprises en donnant aux salariés le savoir et les outils pour s’en défendre. Cette initiative peut fonctionner en faveur de l’image des RH ! Comment s’en inspirer pour construire une meilleure communication interne à l’aune où tout se sait sur les réseaux sociaux, le bien et le moins bien ?

Droit du travail sur les réseaux sociaux : le bad buzz utile

Le compte Instagram BalanceTaStartup campe le profil d’un lanceur d’alertes en ligne. Son crédo : “offrir une place d’expression pour les salarié.ées en souffrance dans l’écosystème des start-up”. Ici, les témoignages brisent le mythe des jeunes entreprises innovantes et de la chaleureuse famille de salariés qui les composent. Notez que toute entreprise citée par le compte dispose d’un droit de réponse. Pour aller plus loin et redonner du pouvoir aux salariés manquant d’informations, le compte collabore avec Elise Fabing et son équipe.

Démystifier le droit du travail sur les réseaux sociaux, comment ça marche ? Une fois par semaine avec une de ses consœurs, l’avocate explore un thème RH en direct sur Instagram tout en répondant aux questions des abonnés. Congés payés, rôle du CSE, rupture conventionnelle, contester son licenciement en justice, tout est passé en revue pour diffuser des informations claires et pertinentes. Par ce rendez-vous bénévole hebdomadaire, l’équipe de Balance Ta Startup vise à favoriser une meilleure connaissance du droit du travail sur les réseaux sociaux. Toute une population de salariés étrangers peu versée dans les processus RH, du candidat en début de carrière à la cadre en retour de congé maternité, ont alors accès à des informations claires et des conseils fiables.

Délier les langues pour mieux renseigner

Aujourd’hui, le compte Instagram est devenu une référence pour discuter du droit du travail sur les réseaux sociaux. Dans un élan pédagogique, les avocates répondent au constat de la crainte et la difficulté des salariés à se renseigner sur leurs droits. Il est facile de percevoir ce phénomène comme une menace pour l’image des RH, plutôt le symptôme de la crise que traversent plusieurs entreprises dont le mauvais traitement des salariés n’est plus un secret. En effet, cette initiative s’inscrit dans le sillage des dénonciations de harcèlement en entreprise, par exemple de l’affaire de La Ligue du Lol et plus récemment du scandale McDonald’s.

Les succès de ce compte et de celui de son partenaire, Balance Ton Agency, pose la question de la place du droit du travail sur les réseaux sociaux. Par cette plus grande accessibilité, les salariés victimes de harcèlement peuvent trouver un début de dénouement d’une situation complexe. S’il impact l’image des RH et leur crédibilité, ce phénomène propose aussi d’adopter une démarche proactive et assurer une qualité de vie au travail saine aux salariés.

Engager le dialogue avec les salariés

Parler du droit du travail sur les réseaux sociaux met en jeu l’image des RH en tant que facilitateurs entre une hiérarchie sur la défensive et les salariés en quête de réponses. S’intéresser à ces conversations par commentaires et messages interposés permet de mieux comprendre les préoccupations actuelles des salariés, des interrogations sur les démarches concernant la Covid-19 au harcèlement managérial. En y exerçant un regard critique et ouvert, les RH peuvent y trouver les clés pour anticiper les problématiques au sein de leur propre entreprise et initier le dialogue.

Voici également la possibilité de faire rayonner différemment sa marque employeur, voire même de recruter sur les réseaux sociaux. Même si l’image des RH rend la chose délicate, c’est l’occasion de faire le point sur le bien-être des salariés. En cas de suspicion d’abus, il s’agira d’engager des conversations à divers niveaux de l’organisation, en faisant appel aux managers de proximité, aux délégués du personnel ou encore aux salariés ambassadeurs.

Certains RH pourront aussi choisir d’organiser eux-mêmes des sessions questions-réponses pour prendre le pouls de l’ambiance au sein des équipes et mieux informer les salariés. Grâce à une meilleure connaissance et compréhension de leurs droits, les salariés sauront se prémunir des situations d’abus. Certes, les publications sur ces comptes rapportent des faits peu flatteurs pour l’image des RH. Mais voici l’occasion pour eux de renverser la vapeur et monter au créneau, évitant à l’entreprise une crise qui finira en exposé sur le droit du travail sur les réseaux sociaux.

Maï Trebuil

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