ODYSSEE RH vous révèle ce que les candidats vous cachent en entretien … mais qu’ils disent au cabinet de recrutement.

par La rédaction

Aucun de vos candidats n’a jamais trouvé un poste dans la nuit suivant votre RDV avec lui ?

Vous n’avez jamais eu la désagréable surprise du nouveau collaborateur attendu le lundi matin et qui ne viendra jamais ?

Vous êtes très chanceux, très talentueux… ou vous n’avez jamais recruté !

Car c’est monnaie courante que de se tromper sur ce qu’on pensait être la motivation d’un candidat ou d’un collaborateur.

Fidèle à sa volonté de comprendre et d’améliorer les process de recrutement et d’intégration de ses clients, ODYSSEE RH a donc enquêté auprès des 1 200 candidats présentés chaque mois à ses clients.

Objectif : Vous aider à comprendre ce qui passe par la tête d’un candidat et qu’il n’osera pas vous dire directement.

Retours d’expérience…

 

« J’ai appelé votre service RH et j’ai laissé un message pour dire que je ne viendrais pas à l’entretien »
 
Le cas : Vous l’attendez pour l’entretien. Ça fait 20 minutes de retard. En temps normal il prendrait la porte dès son arrivée, mais comme sur le papier c’est un super CV… vous l’appelez.
Il est très surpris. Il a fait un mail (ou laissé un message) hier à votre service RH (ou votre cabinet de recrutement) pour vous informer que finalement il ne viendrait pas. Etonnant, aucune trace dans vos services.
 
Ce que cela cache : Ce candidat a du postuler auprès de 200 sociétés prises au hasard sur Monster, Keljob ou consors. Il a répondu systématiquement à tous les postes de commerciaux sur sa région. Comme de toute façon, seul un recruteur sur 10 ou 20 lui répondra, il se dit qu’il regardera dans le détail une fois qu’il aura été appelé. Et lorsque cela arrive, il est pris de court. Donc par réflexe au téléphone il se dit intéressé (que dis-je, enthousiasmé) par votre univers. Il en rajoute et en fait des tonnes. Son père travaillait dans votre secteur, il est abonné au journal spécialisé, il fait même partie d’un club de passionnés. Puis vient le moment où en attendant l’entretien, il se renseigne. Vous avez une marque employeur qui laisse à désirer ? Votre secteur d’activité ne l’intéresse pas ? Vous faites l’objet de forums sur Google ? Votre site web donne plus ou moins envie ? Et voilà comment un candidat peut postuler chez vous, se dire intéressé au téléphone… puis ne pas se présenter.
Pourquoi il ne vous a pas prévenu ? C’est bien entendu un manque de savoir vivre. Mais savez-vous que qu’ils prétendent, 70% des recruteurs ne font pas de réponse négative aux candidats ? Cela crée parfois une frustration dont même les recruteurs plus respectueux doivent subir les conséquences. 
 
Comment l’éviter : Téléphonez sans compter  
On ne peut pas en vouloir aux candidats de postuler à des dizaines (ou des centaines) de poste en même temps. Ça ne les amuse pas plus que ça ne nous amuse d’ouvrir tous ces CVs souvent non ciblés, mais le sentiment qu’il faut multiplier les chances pour être rappelé a la vie dure (et n’est pas totalement injustifié).
Mais lorsque vous ou vos équipes appellent le candidat, il vaut mieux passer 20-30 minutes à vous assurer de son intérêt (ou à la susciter !) que de boucler(bacler) un RDV qui ne sera pas honoré. Ce travail de présélection téléphonique est souvent confié à des juniors (stagiaires ?) ou à des assistantes. Passez du temps à les former pour leur expliquer les enjeux de ce premier appel.   Inutile d’être un bon recruteur en entretien si les bons candidats ne viennent pas (et qu’il vous reste les autres)
 
 
 
«J’ai apprécié notre entretien d’hier mais  J’ai trouvé un poste dans la nuit » :
 
Le cas : Parfait. Vous avez rencontré hier un super candidat. C’est lui que vous voulez… et ça tombe bien, il vous veut aussi. Pour la bonne forme, vous lui avez dit que vous le rappelleriez aujourd’hui pour vous laisser le temps de décider si vous lui fixer le RDV avec l’opérationnel. Mais en fait, décision est prise. Vous l’appelez. Quoi ? il se désiste ? il a eu hier soir une réponse d’un autre recruteur ? On lui a demandé de se positionner tout de suite. Il préfère un OUI chez eux qu’un peut-être chez vous. Après tout, vous ne l’avez =pas encore validé et il lui reste un ou plusieurs entretiens à passer.   Il est désolé, mais vous comprenez ? Il est certain.
 
Ce qu’il ne vous dit pas : A l’instant où il quittait votre bureau il savait déjà qu’il ne voulait pas bosser chez vous. Bien entendu, pendant l’entretien, il a  « joué le jeu ». Un peu comme vous avec un candidat dont vous savez que vous n’allez pas le valider et à qui vous dites poliment « Nous allons voir d’autres candidats et vous aurez une réponse rapide ». Et bien oui, le candidat fait comme vous. Il est poli. Il évite le conflit, et il vous fait croire que votre poste l’intéresse pendant tout l’entretien alors qu’au bout de 15 minutes, il avait déjà décidé qu’il préférait encore se taper les RDVs avec son conseiller pôle emploi que de vous rejoindre.    
 
Comment l’éviter : Ne l’évitez pas.
Il est naturel que vous/ votre poste/ votre entreprise ne plaise pas à tout le monde. Il est également logique que tout ne soit pas validable par téléphone et que certains paramètres sautent aux yeux du candidat seulement lors du face à face. Il est courant, enfin, que le candidat vous invente une histoire pour ne pas avoir à vous dire la vérité : Il ne veut pas de vous.
Une astuce pour éviter que ce process ne dure trop longtemps et qu’il vous pousse à dire non trop tôt à d’autres candidats : Donnez des portes de sorties à un candidat tout au long du process.
Le candidat doit avoir des occasions de dire stop. Plus vite il le fera   plus vous aurez gagné de temps.
Vous l’appelez après le premier RDV pour en fixer un second ? Demandez-lui s’il a besoin de temps pour réfléchir. S’il dit oui, creusez.
 
 
Je ne peux pas commencer tout de suite. On peut décaler mon intégration au mois prochain ?
 
Le cas : Cette fois pas de doute. Il a dit oui, l’opérationnel aussi. Tout est pour le mieux. Ne reste que les formalités administratives, date de démarrage… ah… un contretemps ? Il veut commencer dans 3 semaines… oh…oh… n’achetez pas sa raison… c’est un prétexte.  Et en la matière, les plus grosses ficelles sont les plus utilisées : « j’ai un mariage à 400 KM dans 8 jours, peut-on commencer dans 15 jours ? » ou encore «  Je me suis engagé la main sur le cœur à rencontrer votre concurrent. Je vous rassure ça ne m’intéresse pas mais je vais y aller pour le lui dire » ou même le fameux « j’ai un cours de recherche d’emploi au pôle emploi. Je dois le finir semaine prochaine. On décale ? ». Bref : Vous vous êtes dit OUI mais il veut gagner du temps… ça sent le lapin.
 
Ce qu’il ne vous dit pas : Dans plus de 3 cas sur 4, le candidat est en train de repousser son intégration pour pouvoir mener ses autres process de recrutement et choisir ensuite tranquillement le poste qu’il préfèrera (ou faire monter les enchères). C’est de bonne guerre sauf que ça peut vous mettre dans la panade le jour J. Ne parlons pas de l’opérationnel qui trouvera toujours moyen de vous le reprocher si le candidat se désiste in extremis.
 
Comment l’éviter : Entrez dans son jeu !
Il veut décaler ? Dites-lui que ça pose un gros problème. On l’attendait pour CE lundi. C’est important pour l’opérationnel. Il veut prendre 3 jours pour son mariage à la fin du mois ? Qu’il les prenne. Mais qu’il commence tout de suite. Il doit finir son stage Pôle emploi ? Dites-lui que vous allez les appeler pour l’excuser. Il doit faire un entretien de courtoisie chez le concurrent ? Dites-lui que vous allez devoir valider un autre candidat. On ne peut pas se permettre de prendre le risque de perdre du temps sur ce besoin. En principe il cèdera et commencera tout de suite comme prévu… ou se désistera si le poste ne l’intéresse pas assez. Dans tous les cas vous avez gagné du temps.
 
 
 
En retard le premier jour…ça commence bien
 
Le cas : Vous l’attendez lundi matin. Il doit commencer pour son premier jour de travail. Pas de chance. Il n’est pas là à 9h. Peut-être a-t-il du retard ? 10h… pas de nouvelle. Tant pis, vous l’appelez. Malchance : Il a trouvé un poste et commence chez votre concurrent la semaine prochaine.   C’est dingue parce qu’avant-hier quand vous l’avez eu pour les formalités administratives, tout allait bien.
 
Ce que cela cache : Vous n’étiez pas son choix n°1. Bien sûr, il ne vous l’avait pas dit et il vous jurait mordicus que c’était le job de sa vie. Que son choix était fait. Mais voilà : il menait d’autres entretiens. Il serait entré chez vous à défaut de mieux. Peut-être même en attendant de voir ce qu’on lui proposerait ailleurs, quitte à vous quitter en pleine période d’essai. Il a attendu la dernière minute pour être certain de signer ailleurs. Ça s’est fait… et il n’a pas eu le courage de vous appeler.
 
Comment l’éviter : N’espérez pas … Etre toujours le premier choix
Recruter c’est prendre un risque, disent les recruteurs… être recruté aussi disent les candidats.
Un candidat qui décide de vous rejoindre est obligé de refuser d’autres propositions (s’il n’a que vous… posez-vous des questions). Beaucoup de recruteurs ont peu de se tromper et cherchent des prétextes pour gagner du temps et ne pas se lancer : Le test RH révèle qu’il ne correspond au poste qu’à 97%, le contrôle de références démontre qu’il a des points à améliorer (à bon ?).
Les candidats font pareil : dire non à un recruteur leur fait peur. Et s’ils ne trouvaient pas mieux ? et si le poste qu’ils doivent prendre était annulé à la dernière minute ? Donc ils font comme tout le monde : Ils ménagent la chèvre et le choix jusqu’à la dernière minute. C’est pour cela que vous avez parfois un désistement la veille de l’embauche. Et parfois ils attendent une minute de trop en vous prévenez le jour de leur intégration.
Alors une petite astuce ? Lors du premier entretien, demandez au candidat quelles sont ses autres pistes. Quand ont lieux ses prochains entretiens. Si vous le voulez vraiment, faites-le commencer avant ses autres entretiens. Il devra décider entre vous rejoindre et être présent chez vous, ou renoncer à votre poste pour aller passer ces RDVs. La bonne vieille règle du « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » devrait vous assurer leur présence dans vos équipes le jour de l’intégration.
 
 
Conclusion :
Vous avez probablement reconnu dans ces situations des scènes déjà vécues. Bien entendu, on a toujours tendance à vivre ces contrariétés en « chargeant » le candidat. Peu respectueux, pas digne de confiance, fainéant… On a rarement le courage ou le temps d’envisager en quoi on a pas été parfait dans le temps passé au téléphone, la « vente » du poste en entretien, ou le suivi du process.
Ces remontées sont parfois durs à entendre (ou à lire) car ce sont celles que les candidats n’osent pas vous avouer. Heureusement que votre cabinet de recrutement partenaire est là pour vous apporter leur ressenti à froid et en toute objectivité. Vous souhaitez échanger sur ce sujet ou nous apporter votre point de vue ?
contact@odyssee-rh.fr ou 01 75 60 05 45. Demandez Thierry. 
 
 
 
ODYSSEE RH
ODYSSEE RH accompagne sur tout le territoire de grands réseaux nationaux (DARTY-GUY HOQUET- BERNER – La chambre des Indépendants du patrimoine – Speedy – France Loisirs – Arthur Bonnet…) mais également des centaines des TPEs/PMEs   dans leurs recrutements.
Nous apportons à chaque client, le premier dispositif de sourcing candidats de France, l’expertise de consultant RH dédiés à chaque mission, une réactivité contractuelle allant de 15 à 30 jours et une tarification inférieure de 50% aux prix du marché.
Pour en savoir plus : www.odyssee-rh.fr ou appelez-nous 01 75 60 05 45.
 

 

 

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