LinkedIn : un catalyseur de carrière périlleux ?

par La rédaction

Quasi incontournable pour les professionnels, LinkedIn rassemble 610 millions d’utilisateurs dont les 40 % se connecteraient quotidiennement (LinkedIn: Livre Blanc 2019). Régulièrement, les responsables des ressources humaines sollicitent le réseau pour mettre en avant de nouveaux collaborateurs, rechercher des talents, renforcer la culture d’entreprise et la marque employeur au travers de publications et de communication. 

Il n’est pas rare pour un candidat de devoir renseigner son profil LinkedIn lors du processus de recrutement, ou de n’envoyer pour CV qu’un lien vers son profil grâce à l’outil de candidature rapide fourni par le réseau. Plus qu’un CV, LinkedIn fournit un nombre considérable d’informations parfois moins bien maîtrisées par les candidats et susceptibles d’impacter la qualité de leur candidature, voire leur carrière professionnelle. 

Il en va de même du côté de l’employeur, une page non soignée, des commentaires laissés sans réponses, des débats passionnés de la part des collaborateurs en poste sont autant d’éléments qui impliquent directement ou indirectement la marque employeur.

 

LinkedIn ou la page vitrine des champs de compétences : en soigner le fond et la forme 

LinkedIn offre une multitude d’outils permettant à ses utilisateurs de se mettre en avant et se démarquer de la concurrence. Certaines entreprises iront, dans le cadre de leur politique sur l’utilisation des réseaux sociaux, jusqu’à financer un compte premium dans le but de prospecter de nouveaux clients ou encore de choisir la photo de profil avec le logo en arrière-plan afin de renforcer leur culture d’entreprise. 

Qu’importe leur niveau d’expérience, LinkedIn permet à ses membres d’intégrer le marché de l’emploi ou de grimper les échelons en mettant en avant les études réalisées, certifications obtenues ou en cours d’obtention, diverses expériences et accomplissements professionnels, ou encore les centres d’intérêt. 

Plateforme multilingue, elle permet d’adapter son interface suivant la culture anglo-saxonne, française ou autre. Véritable bassin d’offres d’emploi, les utilisateurs peuvent également y trouver et filtrer les annonces qui correspondent à leur zone géographique, industrie, niveau d’expérience, etc.

Mais avant tout chose, LinkedIn demeure un réseau social, son objectif premier est de créer du lien. L’atout majeur de LinkedIn réside dans le fait de pouvoir se créer un réseau, l’approche se veut humaine et directe, bien que parfois impersonnelle. Ce réseau viendra appuyer et valider les compétences et expériences citées, donnant vie à un CV. C’est notamment le cas des recommandations ou « endorsements » allant du simple clic à la rédaction d’avis et retour d’expériences venant appuyer le sérieux et le professionnalisme du collaborateur. 

 

Une société virtuelle aux impacts bien réels

Comme dans la vie en société, l’Humain a tendance à mettre les autres et lui-même dans des cases qui le sécurisent, certes à tort. Sur LinkedIn, ces cases sont connues sous le nom d’ « étiquette ». Un profil à fort réseau n’est pas nécessairement bien vu, à l’inverse, un profil avec très peu de contacts est apparenté à un chantier laissé en cours de construction. 

Ces codes ne sont heureusement pas universels, si dans certains pays où l’on a le contact facile comme les émirats arabes unis figurant en tête de liste des pays ayant les utilisateurs au plus fort nombre de contacts, d’autres prônent la qualité et préfèrent qualifier soigneusement les demandes de connexion par peur de divulguer son portfolio, son carnet d’adresses et n’acceptent que les contacts avec qui ils ont collaboré ou vu à minima.

LinkedIn affiche un fil d’actualité « feed », un contenu sur lequel les utilisateurs peuvent réagir furtivement ou en y laissant des commentaires. Une communication maladroite peut court-circuiter une action marketing, divulguer une information confidentielle ou s’adresser à la mauvaise audience. 

Séduire les recruteurs en enjolivant son profil, rechercher ouvertement un nouveau poste, flirter avec la concurrence ou publier du contenu allant à l’encontre de la marque employeur, sont autant d’éléments qui exposent le collaborateur à des sanctions et influent sur sa réputation. 

 

Nihad H.C

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