Les cabinets de recrutement passés au crible !

par La rédaction

 

Spécialisée dans le Big Data appliqué au marketing prédictif, la start-up C-Radar a identifié et cartographié l’ensemble de l’écosystème des cabinets de recrutement en France. Une analyse qui corrélée à des chiffres de l’APEC et à une étude réalisée par Oasys4, permettent d’identifier leurs caractéristiques. Etat des Lieux.

En France, les cabinets RH ayant une activité relative au recrutement sont au nombre de 3 323. Ces entreprises rassemblent sur l’ensemble du territoire français 25 000 professionnels dédiés à ce segment. Principalement situées en région parisienne, l’âge médian de ces entités est de 8 ans, contre 10 ans pour les entreprises françaises et emploient en moyenne 4 personnes. Selon une autre étude réalisée par Oasys4, en 2014, auprès de dirigeants de 120 cabinets de recrutement, l’âge moyen des consultants sur le territoire est de 47 ans et 57 % sont des hommes.

Toujours par le biais de cette étude, on constate également une évolution de l’activité de ces entreprises qui pour 74 % d’entre elles se spécialisent pas métier et par secteur stratégique. Curieusement, selon C-Radar, seulement 207 cabinets de recrutement, soit 6% de l’ensemble ont pour code NAF – la Nomenclature d’Acticité Française, attribuée par l’Insee – le “Placement de main d’œuvre”. Par opposition, 40%, soit 1 331 cabinets, sont classés dans le domaine “Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion”, quand 20% s’affichent dans la catégorie “Autre mise à disposition de ressources humaines”. Côté business, le chiffre d’affaires des cabinets de recrutement s’élève en moyenne à 300K€, avec plus précisément, pour 51 % d’entre elles, un chiffre d’affaires inférieur à 500K€. A noter que  6 % des cabinets de recrutement ont un CA supérieur à 5M€. Globalement le secteur est donc morcelé et majoritairement composé de petites entités.

 

 90 % des cabinets de recrutement utilisent les réseaux sociaux

Si autrefois les entreprises en quête de candidats aux profils atypiques n’hésitaient pas dès l’identification de leur besoin à contacter directement des cabinets de recrutement pour déléguer cette tache, l’évolution du web à modifier la donne.

Désormais les entreprises cherchent par elles-mêmes, via les supports numériques, les talents potentiels et ne délèguent cette mission aux cabinets de recrutement qu’en dernier recours. Pour preuve, l’étude Sourcing 2015 de l’APEC, qui démontre que l’utilisation des réseaux sociaux professionnels, par les entreprises a connu une progression de 6 % entre 2013 et 2014, pour atteindre les 28 % .

D’ailleurs selon cette même source 40 % des entreprises de 1000 salariés y ont recours, contre 26 % pour les moins de 250 salariés. Une facilité de recherche qui a d’ailleurs vu le marché caché, passé de 8 % à 5 % en 2014. Une modification des comportements qui contraint désormais les chasseurs de têtes à revoir et à adapter leur pratique de recherche : 90 % d’entre eux utilisant désormais les réseaux sociaux professionnels pour trouver la perle rare. Pourtant paradoxalement, selon C-Radar, si 98% disposent d’un site web, on constate que seuls 19% d’entre eux ont un compte Linkedin et qu’ils sont davantage présents sur Twitter (29%) et sur Facebook (33%). Enfin concernant les méthodes de recherche si les réseaux sociaux sont en haut de l’affiche, les réseaux personnels et professionnels, hors web, constituent 83 % des sources d’identification des candidats.

 

Gérald Dudouet

 

 

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