Dix-huit façons de décrocher ce job

par La rédaction

Quelles sont les bonnes questions à se poser pour décrocher le bon job ? Est ce que l’entreprise dans laquelle je postule est en accord avec ce que je désire vraiment ? Quelles sont les qualités préférées des recruteurs ? Comment booster mes entretiens ? Autant de questions auxquelles David Bernard, psychologue du travail et directeur associé de AssessFirst*, tentent de répondre dans son nouvel ouvrage baptisé « 18 façons de décrocher ce job (sans payer, coucher… ni tuer !) » et qui paraît ce mercredi 7 mars. Entretien

 

Sur quels constats vous êtes-vous basés pour rédiger ce livre ?

La plupart des recruteurs continuent à structurer leurs process de recrutement sur la base du CV. Ils sont à la recherche du candidat qui aura fait la bonne école ou qui aura obtenu le bon diplôme. Or dans un contexte de pénurie des talents, ces recruteurs ne trouveront pas toujours des candidats qui rentreront parfaitement dans ces cases là. En toute logique, il faut donc repenser les critères de recrutement afin d’évaluer autrement les candidats et détecter les talents de demain. De nombreux outils permettent d’ailleurs d’évaluer le potentiel des candidats via des analyses comportementales qui révèlent la personnalité, la motivation et les aptitudes intellectuelles.

 

Diriez-vous qu’il est aujourd’hui plus difficile de décrocher un job ?

Pour certains candidats et dans certains secteurs : oui c’est plus dur. Pour ceux par exemple, qui évoluent dans des fonctions techniques comme l’audit, la comptabilité ou encore l’informatique. Il faut, en effet, que les candidats disposent de solides compétences techniques mais soient également capables d’évoluer en mode projet en bonne intelligence émotionnelle. D’ailleurs, il semble que de plus en plus de candidats soient recrutés non pas en fonction de leur diplôme mais parce qu’ils ont une personnalité conforme aux exigences du poste. La personnalité est un critère intangible et les candidats ont tout intérêt à savoir parler d’eux.

 

Le candidat doit donc aussi revoir la façon dont il aborde l’entretien d’embauche ?

Dans un contexte professionnel, les individus sont plus souvent capables de dire ce qu’ils ne veulent plus. En revanche, lorsqu’ils sont questionnés sur ce qu’ils veulent, la réponse se fait attendre. C’est une erreur. Avant de se présenter à un entretien il faut avoir répondu à un certain nombre de questions et notamment : quelles sont mes valeurs ? Ce qui compte réellement pour moi et ce qui me pousse à prendre des décisions ? Tant que l’on n’a pas fait cela, on ne peut pas se définir professionnellement et se projeter dans le bon job.

 

Cela implique une vraie introspection ?

L’entretien de recrutement n’est pas une pièce de théâtre dans laquelle on joue un rôle. Il s’agit d’être vrai et de démontrer surtout sa capacité à parler de soi. Mais attention, parler de soi va bien au-delà de réfléchir à la traditionnelle question « quels sont vos défauts et quelles sont vos qualités ». Le travail de défrichage en amont est bien plus important. Il faut, en effet, s’interroger sur les caractéristiques propres que l’on possède et qui peuvent faire la différence lorsque l’on postule pour un job. Car ce sont les qualités exceptionnelles que les candidats possèdent qui fondent des personnalités talentueuses. Cela peut-être une grande capacité à créer du lien, celle d’avoir des idées originales, de toujours persévérer. Bref, la liste est loin d’être exhaustive mais toujours est-il que plus on est au clair avec soi-même plus on a de chance de décrocher le job qui nous correspond.

 

Dans votre ouvrage, vous révélez les sept qualités préférées des recruteurs. Pouvez-vous en citer quelques-unes ?

En premier lieu, les DRH s’intéressent aux candidats qui poursuivent des objectifs précis et qui sont enclins à se projeter. La deuxième qualité, inhérente à la première, émane de la capacité qu’a le candidat à mettre en place un plan d’actions afin d’atteindre les objectifs visés. En règle générale, les recruteurs sont extrêmement friands des collaborateurs qui passent à l’action, tout comme ils apprécient ceux qui assument leurs responsabilités et savent se montrer enthousiaste.

 

L’enthousiasme est un point clé selon vous ?

Oui, car il permet de créer une véritable connexion entre le recruteur et le candidat. La passion a quelque chose de contagieux. Aucun recruteur ne peut rester indifférent face à un candidat enthousiaste qui se passionne pour son job. A contrario, il faut veiller à s’affirmer sans excès d’ego et montrer que l’on travaille sans cesse à son développement en toute humilité.

 

A quoi reconnaît-on une entreprise dans laquelle il ne fait pas bon travailler ?

Il y a certains détails qui ne trompent pas. Comme par exemple, les boites où l’on ne vous dit pas bonjour, où l’on ne vous offre pas un café, où l’on ne vous pose pas de questions. Les anecdotes ne manquent pas. C’est pourquoi il faut être attentif aux détails car c’est toute une culture d’entreprise qui ressort au travers de ces comportements.

 

Et pendant l’entretien, quels sont les éléments clé qui permettent de déterminer si c’est le bon job ?

J’évoque souvent le « potentiel aspirationnel » du N+1. Autrement dit, est-ce qu’il vous donne envie d’avoir envie ? Est-ce qu’il peut s’imposer comme une source de motivation ? Si ce n’est pas le cas, mieux vaut réfléchir à deux fois avant d’accepter le job. Car lorsque l’on entre dans une entreprise, on partage une aventure.

 

 

Emilie Vidaud

 

*AssessFirst propose aux cabinets de conseil et aux entreprises des techniques radicalement innovantes qui permettent de mieux comprendre le mode de fonctionnement des personnes au travail et de déceler/développer leurs talents distinctifs

 

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