Citizen Act : un Training Game plus vrai que réalité

par La rédaction

Si le Serious Game est devenu un incontournable de la stratégie marque employeur, la Société Générale l’a bien compris et va même au-delà du jeu. L’entreprise lance la 6ème édition de son Training Game. Bien plus qu’une plongée au cœur d’un monde virtuel, Citizen Act est basé sur de réelles problématiques RSE et offre aux lauréats, au-delà des prix en espèces sonnantes et trébuchantes, l’opportunité de réaliser un stage au sein de Société Générale. Première Deadline : le 5 décembre. Les conseils de Laurence Lavanant, responsable des relations écoles.

 

L’esprit d’équipe, le nerf de l’entreprise

 

Les inscriptions sont ouvertes depuis début octobre et les premiers inscrits seront sans doute les mieux servis. Car Citizen Act, avant d’être un contenu pédagogique et une course au stage, se veut un jeu en ligne. Objectif pour la Société Générale et, donc, pour les participants : faire du buzz. Les premiers inscrits auront donc plus de temps pour réunir leurs followers, fans et autres cyber-contacts. Citizen Act se joue en équipe de trois. Avant même d’accéder à la première épreuve – un QCM et un mini cas pratique sur la RSE, les pratiques commerciales, managériales, la gestion du risque -, les joueurs doivent « vendre » leur équipe, créer du contenu « original » et se constituer leur propre réseau. « Il faut qu’ils donnent envie aux gens de devenir fans, qu’ils soient attractifs. Ils ont des slogans à trouver. La e-réputation est importante pour tout le monde, y compris dans le secteur bancaire », commente Laurence Lavanant, responsable des relations écoles.

 

Elle conseille à chacun des participants de s’entourer de personnes complémentaires, qui ne sont pas forcément issues de la même filière. Au contraire, la diversité sera un atout dans les réflexions à mener, les projets à inventer. « Il ne s’agit pas de constituer une équipe de « copains », prévient-elle. Vous auriez les mêmes idées, la même expertise et l’équipe pourrait manquer d’esprit d’innovation. Si les trois personnes peuvent ne pas suivre la même formation, il faut qu’elles puissent se rencontrer de visu, qu’elles se trouvent, par exemple, sur le  même campus ».

 

Les apprentis responsables RSE ont jusqu’au 5 décembre pour réaliser le QCM et le mini cas, en ligne depuis le 7 novembre. Pour se préparer, ils n’ont qu’à consulter les nombreuses fiches informatives mises à leur disposition sur le site de Citizen Act – et à disposition de quiconque souhaiterait se renseigner sur la politique RSE de Société Générale et le secteur bancaire en général. Le Training Game, s’il offre des opportunités réelles à une douzaine d’étudiants – 4 équipes de trois personnes seront récompensées – demeure également un bon vecteur de communication pour l’entreprise. « Les épreuves sont chronométrées pour éviter qu’ils ne perdent du temps à « googliser » les informations », ajoute Laurence Lavanant, qui conseille donc aux participants de s’imprégner des fiches avant de commencer l’épreuve. Une préparation qui ressemble à des révisions pour un examen. Le QCM et le mini cas seront d’ailleurs notés par un professeur de l’Education Nationale.

 

Les 45 meilleurs se rendront à Paris, tous frais payés, pour l’Opening Meeting. A partir de là et jusqu’à la deuxième phase du « jeu », un cas pratique sur la ville durable, ils seront accompagnés par des coachs seniors de la Société Générale.

 

Bien plus qu’un « Serious Game »

 

« Citizen Act n’est pas un Serious Game, insiste la responsable des relations écoles de Société Générale. Il s’agit vraiment d’un Training Game. On est un incubateur d’idées. On est dans la vie réelle. Si des idées peuvent être mises en place, nous ferons tout pour qu’elles le soient ».

 

Citizen Act est donc tout sauf un jeu de simulation. En atteste l’accréditation CEL « Technology Enhanced Learning » délivrée par la European Foundation for Management Development, l’organisme européen de certification des Grandes Ecoles de Commerce et de Management.

 

« La participation au Citizen Act équivaut à 100h de cours », ajoute Laurence Lavanant. Certaines écoles et université transforment cette participation en UV. « Les finalistes y passent en effet entre 95 et 100 heures », poursuit la responsable des relations écoles.

 

Lors des précédentes éditions, les lauréats se voyaient déjà offrir des opportunités. « Cette année, nous avons officialisé le stage, en l’inscrivant comme un prix », explique la responsable. Les stages offerts aux lauréats seront fonction de leur profil et de leur projet. L’un des précédents lauréats du Citizen Act, qui avait décroché un CDI en Algérie, fait désormais partie des coachs de cette édition. En 2010, 250 équipes, issues de 37 pays avaient participé au Citizen Act. Cette année, à la fin du premier mois d’ouverture, 130 équipes s’étaient déjà inscrites, issues de 26 pays différents. La concurrence promet d’être rude !

 

Typhanie BOUJU

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