Carrefour envoie ses hauts potentiels au rayon start up

par La rédaction

 

Treize jeunes cadres de Carrefour vont passer trois mois en immersion à temps plein dans 13 start up françaises. Au programme, des missions de stratégie marketing, de développement commercial et d’organisation. Mais aussi des feed back avec leur entreprise d’origine. Explications.

 

Un petit détour au rayon start-up ! En effet, Carrefour enrichit le parcours de formation de 3 ans dont une partie à l’international, des jeunes hauts potentiels via ses programmes « Graduate dirigeant » et « Graduate Digital » avec une immersion de 3 mois à temps plein au cœur de la french tech.

 

« Le monde de l’entreprise est un univers en constante évolution ; en tant que premier employeur du privé en France, nous tenons, à tous les niveaux, à être à la pointe de l’innovation. En étant au cœur des start-up, nous souhaitons que nos jeunes graduates bénéficient d’un véritable partage d’expérience leur permettant de mieux appréhender cet écosystème digital qui fait aujourd’hui partie intégrante de la vie de l’enseigne » déclare Isabelle Calvez, directrice des ressources humaines de Carrefour France.

 

Via un avenant à leur contrat de travail pour prêt de personnel à but non lucratif, ces 13 jeunes talents vont plonger dans l’univers agile de 13 start up, évidemment en lien avec l’activité du groupe.

Parmi elles, certaines développent des solutions innovantes en matière sociétale et environnementale comme Optimiam. Cette appli anti gaspi informe les consommateurs en temps réel des promotions sur les excédents alimentaires des commerçants alentours, dont Carrefour est partenaire. D’autres offrent de nouveaux services comme Mobeye, une appli qui propose aux clients de répondre à de courts questionnaires dans les magasins en échange de bonds de réduction. Bref, des univers à la fois proches et éloignés d’un géant de la distribution.

 

Une fois par mois, les 13 « graduates » se rendront chez Carrefour pour un débriefing des bonnes idées et bonnes pratiques constatées au sein des start up. L’idée est de voir ce qui est reproductible (ou pas) chez Carrefour. Visiblement persuadé par ce processus d’open innovation, le groupe étudie actuellement la possibilité de « démocratiser » ces immersions en start up pour d’autres collaborateurs du groupe. Par exemple, dans le cadre d’un changement de poste ou pour acquérir de nouvelles compétences spécifiques sur un métier précis. A suivre donc.

 

Sylvie Laidet

 

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