Un nouvel acteur de l'externalisation de la paie

par La rédaction

SD Worx, spécialiste des services liés aux ressources humaines s’implante sur le marché français avec l’ambition de devenir un acteur majeur dans une cible de sociétés de 200 à 5000 salariés ayant des implantations en France et en Europe.

MyRhline a rencontré, Xavier Jaquard, le directeur général de SD Worx en France afin de comprendre le service que SD Worx propose en France et qu’elle est sa valeur ajoutée.

 

MyRHLine : Présentez-nous le Groupe SD Worx et son choix de s’implanter en France.

Xavier Jaquard : SD Worx est une société d’origine belge créée juste après guerre, en 1945. Elle a grandi, dans un premier temps, dans son pays de naissance, la Belgique et a décidé, il y a quelques années de s’internationaliser.
Par rapport aux opportunités que la société a dans son portefeuille clients, la France est arrivée rapidement dans les rankings de SD Worx pour commencer à se développer à l’international. En effet, beaucoup des clients de la société ont des filiales ou dépendent d’un groupe basé en France.
A partir de ce constat, SD Worx a commencé à acheter des sociétés pour s’implanter en France, au Luxembourg, en Hollande et en Allemagne, les pays frontaliers de la Belgique. En France cela s’est traduit par l’acquisition de la société Logi Rh, il y a deux ans et l’acquisition en fin d’année dernière d’une société, Spirale, spécialisée dans le Full Service autour de la paie. Les grandes compagnies étrangères, avec 30, 40 ou 50 employés en France, peuvent déléguer toute la gestion RH et même la représentation sociale de leur société à cette entité qui s’appelle aujourd’hui SD Worx. Logi RH, c’est une autre activité puisque son cœur de métier est le Software.
 

«  Les grandes compagnies étrangères, avec des employés en France,
peuvent déléguer toute la gestion RH
et même la représentation sociale de leur société à SD Worx. »

La stratégie de SD Worx est donc de s’appuyer sur ces deux sociétés, en France, pour y promouvoir la proposition de valeurs de SD Worx, c’est-à-dire :
  • provider de services RH, dans un premier temps autour de la paie, avec le Software Logi RH,
  • l’externalisation de la paie avec l’expérience de Spirale,
pour ensuite se développer dans les autres propositions de valeurs autour de cette base dans le domaine de la RH. Ces propositions sont le conseil juridique et tout ce que l’on peut proposer au niveau SIRH en termes d’automatisation de processus. Nous allons au-delà de la fiche de paie, constitution de portails, suivi des formations, etc…
 

M.R.L. : Quelle vision aviez-vous du marché français avant de vous implanter en France ?

X. J. : En Belgique, il est légalement obligatoire de faire appel à un prestataire de service pour faire une fiche de paie. Là-bas, l’externalisation de la paie est totalement entrée dans les mœurs.
SD Worx est, sur son pays d’origine, dans un métier et une évolution qui sont matures. La vision de SD Worx, est qu’en France, cette maturité n’est pas atteinte. Il y a un vrai potentiel de croissance. La partie externalisation de la paie, voire de la RH, est en croissance en France. Quand on lit les études des différents cabinets, tous convergent dans ce sens. On voit que dans les prestations de service, en croissance dans le domaine de l’externalisation, l’externalisation de la RH se positionne correctement.
 
 

« En Belgique, l’externalisation de la paie
est légalement obligatoire. »

 

M.R.L. : Qu’est-ce qui vous différencie de vos concurrents ?

X. J. : Le premier élément différentient vient directement de SD Worx. Quand on fait l’étude des acteurs principaux en Europe, 3 ressortent. Et quand on fait la somme des chiffres d’affaire des plus grandes sociétés dans le domaine de l’externalisation RH en Europe, SD Worx se place en 3e position avec 200 M€ de CA dont 175 M€ en Belgique. Acteur dominant sur son pays, la société a une réelle volonté de s’internationaliser.
Dans sa stratégie à l’internationale, SD Worx propose une offre internationale avec le produit Xtend qui permet de gérer la paie sur plusieurs pays. Il s’agit d’une plateforme qui, dans chaque pays, fait appel aux moteurs SD Worx. Cela permet de compiler les données. C’est un vrai plus.
Les premières paies en France sur le produit Xtend tournent depuis le 1er aout.
 

M.R.L. : Et en matière d’externalisation de la paie, votre but ultime est-il que le marché français devienne comme le marché belge ?

X. J. : Il serait prétentieux de dire qu’on va rendre mature le marché français. Ce sont les contraintes économiques qui font accélérer ou ralentir la maturité d’un marché dans un domaine. Aujourd’hui, nous sommes dans un contexte économique de crise, de réduction forte des coûts. Nous avons 400 clients en Software et 250 en Full service. Dans les clients « Software », certains nous disent qu’ils sont intéressés par externaliser parce qu’ils rentrent dans une logique de réduction de coûts, d’autres veulent rester en « Software ». Nous sommes là pour accompagner les clients donc nous n’allons pas les forcer à passer en externalisation. Peut-être que ça viendra, peut-être que ça ne viendra pas. Tout dépend des maturités.
Nous n’aimons pas les transitions fortes, nous travaillons donc sur un progiciel qui pourra répondre aux deux attentes, Software et externalisation. Si la réversibilité est importante pour le marché français, un facteur de succès, nous maintiendrons l’ambivalence de l’offre.
 
 
 
Propos recueillis par Anne-Sophie Duguay
 
 

 

Chiffres clés :
– Société fondée en 1945
– 1 8000 collaborateurs (80 en France)
– 40 000 clients
– 32 bureaux en Belgique, Luxembourg, Allemagne, France et aux Pays-Bas : entre autres Anvers (BE), Berlin (DE), Bidart (FR), Breda (NL),
  Bruxelles (BE), Capellen (LU), Frankfurt (DE), Gand (BE), Leipzig (DE), Liège (BE), Paris (FR), Saint Cloud (FR), Schiltigheim (FR),
  200 M d’euros de CA
– 30 M de résultats En France, 6 M cette année et 4.5 M l’année dernière.

 

 

 

 

© Crédits photos : James Thew / Fotolia / D.R.

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