Télétravail et vacances scolaires, 10 conseils pour s’en sortir

par La rédaction

Avec le confinement, on a pu jusqu’à présent profiter de l’implication du corps enseignant pour garder les enfants occupés avec leurs activités scolaires. Mais à partir de maintenant, les vacances commencent. Comment gérer les enfants quand il n’y a plus garderie, ni centre d’activité et qu’il faut malgré tout continuer le télétravail ? Nous avons dégagé 10 conseils pratiques pour vous aider à appréhender cette période et faciliter la cohabitation entre vie professionnelle et vie de famille, sous le même toit, en période de confinement. On le sait bien, ça fait beaucoup de contraintes.

Bien entendu, comme cela a déjà été relevé dans de nombreux articles d’autres médias, nous ne sommes pas tous égaux face à ces mesures sanitaires prises par le gouvernement. Être confinés en appartement durant ces vacances n’aura sûrement pas la même saveur que le vivre dans une maison avec jardin. Quoi qu’il en soit, nous nous sommes efforcés de trouver les conseils qui peuvent s’appliquer à tous.

1 – Respirez et gardez votre calme

Confinement et enfermement peuvent rapidement rimer avec tensions, d’autant plus lorsque l’école, qui occupait un maximum de l’attention des enfants, ne sera plus dans l’équation pendant cette période de vacances scolaires. Les enfants, c’est de l’énergie, tenter de les calmer en s’énervant, nous savons tous où ça mène. Pensez donc chaque jour à respirer, garder votre calme, voir même, pourquoi pas, instaurer une petite séance de respiration quotidienne avec les enfants pour que la détente devienne une activité.

2 – Instaurez un planning journalier spécial vacances

Créer une routine pour que les enfants gardent leurs repères, c’est important. S’ils avaient déjà un planning assez rodé avec les temps de classe et de devoirs à la maison, il va maintenant falloir instaurer un planning spécial vacances. Pour le coup, cela laisse moins de place à la spontanéité propre aux vacances, mais lorsque les options d’activités sont limitées à l’intérieur ou dans le meilleur des cas, le jardin, il faut planifier où les moments où ils pourront vraiment se défouler.

Le tip : impliquez vos enfants dans la création du planning, affichez votre planning avec le leur pour qu’ils sachent à quel moment vous pouvez être plus disponible et rendez-le visible et accessible à toute la famille. Il peut par exemple s’agir d’utiliser tout un pan de mur et réaliser un planning à l’aide de post-it.

3 – Repérez les moments de calme dans le planning

Avec les enfants à la maison, les moments de calme se font rares, encore plus lorsqu’il n’y a pas d’exercices à faire ou de leçons à suivre. Aussi va-t-il falloir tirer le meilleur parti des périodes de calme. Profitez par exemple des moments où ils dorment pour réaliser les tâches qui demandent le plus de concentration. Il s’agira pour cela de mettre le réveil plus tôt afin de profiter de ces heures productives du matin, avant le raz de marée dans la cuisine. De même si vos enfants sont plus petits les heures de sieste ou de pause lecture par exemple sont les moments propices pour abattre le maximum de travail, même s’il s’agit le plus souvent des heures de digestion, un peu moins propices à la concentration pour vous.

À circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles : pour ceux à qui un planning plus “anti conformiste” ne fait pas peur, vous pouvez aussi profiter des heures de soirées ou les enfants sont couchés, certaines personnes en effet ont des facilités à se concentrer à ces heures-là. Cela signifie que vous aurez pu accorder plus de temps pour vous et votre famille aux autres heures de la journée.

4 – Liguez-vous entre parents

Rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls parents dans ce bateau alors dans ce cas autant rassembler les efforts pour occuper les enfants. Dans un premier temps, appeler les parents des amis afin d’organiser des play dates via messenger Skype, Facetime ou encore Zoom. Il est important que les enfants gardent contact avec d’autres enfants durant cette période, pour ne pas perdre le lien social. Par ailleurs il est possible d’être créatifs et de réaliser des activités connectées pour occuper les enfants. Pourquoi ne pas se relayer entre parents pour organiser des lectures à un petit groupe d’enfants, ou animer de petits jeux ?

5 – Gérer le temps d’écran

Attention néanmoins à ne pas abuser de l’écran pour divertir les enfants. Il a maintenant été discuté et démontré que la consommation d’écrans avait un impact sur le développement cérébral des enfants, les conséquences peuvent être même plutôt catastrophiques pour les enfants habitués trop jeunes à l’écran. Selon le pédopsychiatre Stéphane Clerget le calcul est simple : pas d’écran avant 3 ans, puis 1h d’écran par semaine par année d’âge de l’enfant. Un enfant de 5 ans a donc droit à 5h d’écran dans la semaine, un enfant de 7 ans, 7h, et ainsi de suite jusqu’à une moyenne ultime de 12h par semaine maximum pour tous à partir de 12 ans. Attention lorsque l’on parle d’écran, on parle de tous les écrans : téléviseur, smartphone, tablette, etc.

En parlant d’écran, pensez par ailleurs à limiter l’accès aux informations sur l’actualité, plus anxiogène qu’il n’y paraît pour les enfants. Privilégiez les explications qui leur sont accessibles et qui leur permettent de comprendre le pourquoi de la situation sans ajouter de détails morbides, alarmants ou inquiétants.

6 – Privilégier les séances de sport parents/enfants

Une petite séance de sport parent-enfant, c’est bon pour vous et c’est bon pour eux. Privilégiez donc les moments gagnant-gagnant, où vous pourrez passer du temps avec vos enfants tout en apportant de l’utilité : ici une séance de sport. D’après les recommandations de la ministre des sports Roxana Maracineanu, enfants et adolescents doivent pratiquer 1h d’effort physique par jour durant le confinement. Les vidéos de yoga ou fitness parent-enfant pullulent sur youtube et si vous manquez du matériel pour les exercices de musculation, utilisez ce que vous avez sous la main : livres et casseroles feront des poids parfaits et rendront l’entraînement un peu plus drôle.

7 – Autonomes, mais surveillés

Pour les familles dont les enfants disposent d’un smartphone ou plus globalement un accès à internet, il sera important de faire preuve d’une plus grande vigilance. Dans un premier temps en rapport avec le point 5 : il faut veiller à ce que le temps d’écran par jour soit respecté. Mais la vigilance doit aussi se situer à un tout autre niveau : les enfants et ados équipés de connexions internet sont des cibles potentielles pour les cybercriminels. Avec le confinement et la limitation des activités pour ces jeunes, le temps de connexion va se voir largement augmenté, c’est d’autant plus d’opportunités pour la cybercriminalité d’entrer dans votre foyer. Aussi efforcez-vous par exemple de convaincre les enfants de consulter le téléphone plutôt dans les pièces communes et évitez de laisser vos ados enfermés dans la chambre sans surveillance durant de longues périodes.

8 – Limiter les apports de sucre

Alors sur ce point, nous enfonçons peut être des portes ouvertes, mais il ne fait jamais de mal de le rappeler. Un enfant sous sucre, c’est excité et c’est toute une histoire. Alors si vous êtes plutôt du genre tentés de donner des friandises à vos enfants pour avoir la paix, mais que vous vivez en appartement durant ce confinement, il va falloir réévaluer la solution. De même avec les beaux jours, l’envie de grignoter une glace à la fin du repas ou au goûter leur passera bien par la tête. Dans ce cas, pourquoi pensez à concevoir vous-même vos glaces, sorbets ou biscuits à base de fruits, histoire d’avoir un plus grand contrôle sur la quantité de sucre qu’ils ingèrent. Vous pouvez même en faire une activité à partager avec eux.

9 – Aménagez-vous au moins un moment seul dans la journée

Vie de famille et vie professionnelle sont importantes, mais penser à dégager du temps pour soi est primordial si vous souhaitez tenir le coup enfermé. Lorsque vous concevrez votre planning avec les enfants, pensez à y placer des temps de pause pour vous seul(e). Expliquez aux enfants que ces moments sont comme des “siestes” durant lesquelles vous avez besoin de calme, et pourquoi pas vous calquer sur leurs moments de calme à eux. La synchronicité est importante dans une situation de cohabitation aussi exceptionnelle que celle-ci, il vaut mieux avoir de l’énergie au moment où les enfants en demandent.

10 – lorsque c’est possible, alternez la préparation des repas avec votre partenaire pour gagner du temps de travail

La préparation des repas, si vous accordez de l’importance à bien manger, cela prend du temps. Aussi, efforcez-vous de faire de la préparation des repas une activité où les enfants participent et seul un des deux conjoints mène la danse. Ainsi le second peut utiliser ce temps précieux (de diversion, on est bien d’accord) pour se concentrer sur son travail. Alternez d’un jour à l’autre pour créer de la nouveauté avec les enfants, le tour est joué. Malheureusement ce conseil ne fonctionnera pas pour les parents seuls, bien que si vous êtes dans ce cas et que vous avez au moins un grand enfant, c’est le moment de lui laisser de temps en temps les rennes de la cuisine.

 
Clotilde Le Blanc
 

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