Un "indice du bonheur" à l'hôtel Altéora

par La rédaction

 

Absentéisme, accidents, maladies, turn-over… Toutes les études le démontrent, la dégradation des conditions de travail n’est pas sans conséquences. D’une part, elle altère la santé physique et mentale des salariés, d’autre part elle coûte cher aux entreprises…

Pour Bernard Maret, qui dirige l’hôtel-restaurant Altéora depuis 2002, sur le site du Futuroscope, le bienêtre de ses quarante salariés est une priorité absolue. « Prendre soin de ses collaborateurs, c’est se donner les moyens de développer la performance de l’enteprise à tous les niveaux et de manière durable », martèle-t-il, la conviction chevillée au corps.

Partant de ce constat, le dirigeant a eu la bonne idée de mettre en place un « indice du bonheur » au sein de son entreprise. Une première dans la région, et sans doute au plan national…

Initiée avec le soutien de l’Association régionale pour l’amélioration des conditions de travail (Aract), la démarche a été portée par les salariés eux-mêmes. « Nous sommes partis de l’idée qu’ils étaient les mieux à même de définir ce qui constitue la qualité de vie au travail, commente Arnaud Barillet, chargé de mission à l’Aract. L’idée d’utiliser des référentiels ou des grilles pré-établies a rapidement été abandonnée au profit d’une démarche résolument inductive. Nous sommes donc partis de zéro. L’opération, menée dans le cadre du plan de formation, s’est étalée sur deux mois.

Elle a conduit à un état des lieux de la qualité de vie dans l’entreprise, des entretiens approfondis sur les différents postes et la mise en place de groupes de travail. »

Une note de 9 sur 10

La démarche a abouti à la création d’un baromètre adossé à un questionnaire que chaque salarié a rempli individuellement. « Les questions portaient sur la dimension relationnelle, les conditions de travail, le cadre de travail, la santé et le bien-être. Chacun a ainsi pu s’exprimer, ce qui n’est pas fréquent dans notre secteur d’activité. Dans l’hôtellerie-restauration, on demande rarement leur avis aux salariés », poursuit Bernard Maret.

L’Aract s’est ensuite chargée du dépouillement et de l’analyse, qui a conclu à un faible absentéisme, quasiment pas de turn-over et très peu d’accidents de travail dans l’entreprise. Résultat, l’Altéora a obtenu un score de 9 points sur 10.

 

 

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