La réticence des managers français face aux réorganisations au sein de l’entreprise

par La rédaction

Selon les résultats d’une étude menée par le groupe Mercuri Urval auprès de 800 managers de 8 pays d’Europe*, sur leur perception du changement au sein des entreprises, les cadres français se distingueraient de leurs voisins européens.
 

En effet, ils seraient plus pessimistes sur le bien fondé des mutations en cours au sein des entreprises : réorganisation d’équipes dans le cadre de rapprochements entre entités ou structures, innovation ou adaptation des outils suite à un changement technique, développement d’un nouveau segment d’activité,  optimisation des coûts,… .
 
 
Un premier constat :
 
– Parmi les 8 pays ciblés, c’est en France que les processus de changement ont concerné le plus grand nombre d’entreprises. 78% d’entre elles ont entamé ce type de démarche en 2010 contre 70% en Italie, 62% en Espagne et seulement 49% en Allemagne.
 
– C’est aussi en France que l’on retrouve  un taux d’insatisfaction élevé à l’égard des changements entamés l’an dernier : 41 % de satisfaits contre une moyenne générale des 8 Pays à 60%  et jusqu’à 73% de satisfaits en Allemagne et aux Pays-Bas…
 
Les raisons du désenchantement :

–  A La différence des autres pays européens qui fixent un nombre très limité de buts à atteindre, les managers français ont tendance à multiplier les objectifs des opérations de changement qu’ils impulsent.
 
–  De même, ils pensent que pour réussir le changement il est nécessaire de posséder de très nombreuses qualités. Outre celles citées par nos voisins, ils ajoutent : la capacité à motiver, l’adaptabilité, la capacité à coopérer, l’objectivité, la recherche de solutions et les qualités personnelles ; les aptitudes comportementales semblant être, pour les cadres français, particulièrement importantes
 
– C’est la raison pour laquelle seulement 29% des managers français pensent que participer à la conduite du changement constitue une opportunité professionnelle contre 95% pour les managers allemands, 94% des Italiens et 87% des espagnols. La peur de ne pouvoir atteindre les multiples objectifs, de ne pas être à la hauteur et de ne plus rien maîtriser explique cette attitude de scepticisme chez les managers français.
 
 
Hubert L’Hoste, directeur chez Mercuri Urval France précise :
 
« les résultats de cette étude montrent que les managers français obtiendraient de meilleurs résultats en ciblant et en réduisant les ambitions de leurs projets de conduite de changement. Ils généreraient moins de déception et de frustrations au sein de leurs équipes.
Enfin, chez nous plus qu’ailleurs, la barrière psychologique peut rendre les collaborateurs réfractaires au changement. Il est donc nécessaire que les processus de changement soient d’abord conduits par des managers de proximité expérimentées et dotées de réelles capacités de dialogue pour gérer les conflits. »
 
* Etude réalisée en Autriche, Allemagne, Belgique, Hollande, Italie, Espagne, France, Suisse.
 
 

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