mercredi, 7 octobre 2026
  • KIT MÉDIA 2026
  • Contact
myRHline
  • Actualités RH
  • Livres Blancs
  • Études RH
  • Agenda RH
  • Annuaire
  • Replay Webinar
  • Podcast RH
  • Newsletter RH
ArticlesDroit social
0FacebookTwitterPinterestLinkedinEmail

Les salariés protégés dans l’entreprise : qui sont-ils ? quelle protection ? 

par La rédaction 19 novembre, 2021
19 novembre, 2021 885 vues
0FacebookTwitterPinterestLinkedinEmail

Peut-être avez-vous déjà été confronté à une problématique concernant un salarié protégé ? modification de son contrat, sanction disciplinaire, licenciement… 

Ces procédures doivent être abordées avec la plus grande vigilance si elles concernent des salariés protégés. Ces derniers bénéficient en effet d’une une protection spécifique pour qu’ils puissent exercer leurs mandats sans craindre de répercussions sur leurs contrats de travail. 

Mais quels sont les salariés concernés par cette protection ? Et quelles obligations doit respecter l’employeur pour éviter contentieux et sanctions ?

 

Les salariés protégés dans l’entreprise : qui sont-ils ? 

Le code du travail prévoit une protection spécifique pour certains salariés, notamment ceux exerçant des mandats dans l’entreprise ou à l’extérieur (art.L2411-11). Elle s’applique aussi bien aux CDI qu’aux CDD. 

    • Salarié demandant l’organisation des élections professionnelles. Cette protection est d’une durée de 6 mois à compter de cette demande (art.L2411-6).
    • Candidats aux élections du CSE (titulaires ou suppléants). Ils sont protégés pendant 6 mois à compter de l’envoi de la liste de candidature à l’employeur. Un salarié est également protégé s’il apporte la preuve que l’employeur était au courant de l’imminence de sa candidature (art. L 2314-5).
    • Représentants élus du personnel. Sont ici concernés les membres titulaires ou suppléants du CSE, du CSE inter-entreprises et les représentants de proximité. Ils sont protégés pendant toute la durée du mandat et pendant 6 mois à compter de son expiration.
    • Salariés désignés par un syndicat :
      • Délégués syndicaux
      • Représentants syndicaux au CSE
      • Représentants de section syndicale
      • Salariés mandatés pour négocier un accord collectif

 

La protection commence à compter de la réception par l’employeur du courrier notifiant la désignation du salarié. À l’expiration du mandat, elle se poursuit pendant 6 ou 12 mois selon les cas (art.L2411-3 et art.L2411-5).  

    • Salariés titulaires d’un mandat extérieur à l’entreprise, si le salarié a informé l’employeur de sa situation :
      • Conseillers prud’hommes
      • Défenseurs syndicaux
      • Conseillers du salarié
      • Administrateurs d’organismes de sécurité sociale
      • Membres des commissions paritaires régionales interprofessionnelles.

 

Mise en œuvre de cette protection : quelles sont vos obligations ? 

 

Pendant le contrat de travail 

 

Modification du contrat de travail ou des conditions de travail 

L’employeur ne peut pas imposer au salarié protégé une modification de son contrat de travail ou de ses conditions de travail. Il doit obligatoirement recueillir son accord exprès. 

En cas de refus du collaborateur, l’employeur ne peut pas le sanctionner. Soit il renonce aux modifications prévues, soit il met en œuvre la procédure de licenciement détaillée plus loin.  (Licenciement à l’amiable : la procédure à suivre.)

 

Sanctions disciplinaires  

L’employeur peut exercer son pouvoir disciplinaire sur les salariés protégés selon les conditions de droit commun : blâme, avertissement, etc.

Un point de vigilance cependant : si la sanction va jusqu’au licenciement du salarié, l’employeur doit respecter la procédure décrite ci-dessous. 

La procédure spéciale de licenciement des salariés protégés

 

Ruptures de contrat concernées 

Le licenciement d’un salarié protégé implique le respect d’une procédure particulière. Elle s’applique également à d’autres ruptures de contrat, notamment :    

  • Mise à la retraite du salarié protégé
  • Rupture conventionnelle individuelle ou collective
  • Congé de mobilité
  • Départ volontaire dans le cadre d’un PSE
  •  Rupture d’un CDD pour faute grave ou inaptitude. 

 

Consultation du CSE

Dans les entreprises de plus de 50 salariés, la consultation du CSE est obligatoire avant tout licenciement des salariés protégés suivants (art.2421-3) : 

  • Membres élus du CSE (titulaires ou suppléants) 
  • Représentants syndicaux au CSE
  • Représentants de proximité 
  • En revanche, elle n’est pas nécessaire dans les entreprises de moins de 50 salariés, sauf dispositions conventionnelles contraires. 

L’avis du CSE doit intervenir avant la demande d’autorisation à l’inspection du travail. 

Pour en savoir plus, découvrez nos articles :
  • Licencier : comment l’annoncer au salarié ?
  • Représentants de proximité : pourquoi et comment les mettre en place ?
  • Coronavirus – activité partielle et salariés protégés
 

Demande d’autorisation auprès de l’inspection du travail  

Avant de licencier un salarié protégé, l’employeur doit au préalable obtenir l’autorisation de l’inspection du travail. 

Pour cela il envoie sa demande par LRAR en deux exemplaires en mentionnant notamment le motif de la rupture et le mandat du salarié. Il joint également le PV du CSE si l’avis de ce dernier était nécessaire.

L’inspecteur du travail procède alors à une enquête contradictoire et entend individuellement le salarié et l’employeur. Il vérifie le respect des procédures, la réalité du motif de la rupture et s’assure enfin qu’il n’existe aucun lien entre la rupture envisagée et le mandat du salarié. 

Il rend sa décision dans un délai de 2 mois à compter de la réception de la demande d’autorisation. 

Qu’il s’agisse d’une autorisation ou d’un refus, sa décision doit être motivée. Elle est notifiée à l’employeur, au salarié et à l’organisation syndicale (dans le cas d’un salarié titulaire d’un mandat syndical). 

En cas de refus, le salarié est maintenu dans ses fonctions ou réintégré (s’il était mis à pied). 

En cas d’autorisation, l’employeur peut notifier le licenciement selon les règles du licenciement pour motif personnel ou économique. 

 

Sanctions d’un licenciement sans autorisation 

Le licenciement d’un salarié protégé sans avoir demandé d’autorisation à l’inspection du travail (ou avec un refus) est nul. Le salarié peut alors demander sa réintégration dans l’entreprise ou une indemnisation pour son préjudice. 

L’employeur risque également une peine d’un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende.

 

Céline Le Friant 

 

Newsletter RH

Abonnez-vous à notre newsletter pour rester au courant des actualités RH et des tendances et recevoir nos livres blancs, guides et plus !
loader

Rechercher dans les articles RH

Newsletter RH

loader

Agenda RH

  • Voir tout
  • 06octobrePréventica Lyon 2026 : l'agenda myRHline des conférences à ne pas manquer
  • 03novembreSourcing et IA : du résultat ou du blabla ?
  • 04novembreTalent Experience Masterclass 2026
  • 17novembreBaromètre de l'engagement 2026 : ce qui fait vraiment la différence
  • 01décembreSoirée de remise des trophées HR Tech 2026

Études RH

Voir tout
  • Observatoire des Fragilités du Travail 2026

    19 juin, 2026
  • Baromètre Digitalisation RH & IA 2026

    7 juin, 2026
  • Cartographie GTA : Benchmark 2026

    13 février, 2026

Replay Webinar RH

Voir tout
  • Comment sécuriser son processus de recrutement ?

    20 septembre, 2026
  • IA RH : comment transformer les données en décisions...

    19 septembre, 2026
  • Comment relier compétences, objectifs et performance ?

    18 septembre, 2026
  • Fragilités du travail : santé mentale, management, charge de...

    24 juillet, 2026
  • Changement climatique et santé au travail : protéger les...

    8 juillet, 2026
  • L’IA en recrutement : efficacité oui, sourcing sauvage non...

    26 juin, 2026

Actualités RH

Voir tout
  • Intérim comme outil de pré-recrutement : la méthode des grands industriels

  • Former les dirigeants à l’IA ne suffit pas : le déclic de Julie Rawinski

  • Il y a du bullshit dans mes décisions

  • Yannick Merciris : penser l’osmose entre vie professionnelle et vie personnelle

  • Florent Letourneur : partager les expériences RH grâce au podcast

Droit du travailsalarié protégé
0 FacebookTwitterPinterestLinkedinEmail

Articles RH relatifs

1 octobre, 2024

Guide entreprise : la protection sociale de vos...

29 avril, 2025

Comment mettre en pratique un projet de licenciement...

27 mai, 2025

Comment gérer les transferts de salariés

5 décembre, 2025

Les essentiels pour vos NAO 2026

9 avril, 2025

Arrêt du 11 mars 2025 : la présomption...

4 juin, 2026

Télétravail : les idées reçues qui coûtent cher

Laisser un commentaire

Enregistrez mon nom, mon e-mail et site web dans ce navigateur pour la prochaine fois que je laisse un commentaire.


La période de vérification reCAPTCHA a expiré. Veuillez recharger la page.

mercredi, 7 octobre 2026
  • Partenaires RH
  • Devenir auteur RH
  • Contact
  • Mentions Légales
  • Politique de Protection des Données Personnelles
  • Politique de cookies (UE)
  • Kit média 2026
Footer Logo
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • Linkedin
  • Youtube
© DESIGN RH 2025 – Tous droits réservésLe média des Ressources Humaines. Toute l’actualité pour les DRH : recrutement, processus RH, QVT, GPEC, marque employeur, RSE, social, droit du travail, formation, elearning, développement des compétences
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • Linkedin
  • Youtube
myRHline
  • Actualités RH
  • Livres Blancs
  • Études RH
  • Agenda RH
  • Annuaire
  • Replay Webinar
  • Podcast RH
  • Newsletter RH
  • KIT MÉDIA 2026
  • Contact
myRHline
  • Actualités RH
  • Livres Blancs
  • Études RH
  • Agenda RH
  • Annuaire
  • Replay Webinar
  • Podcast RH
  • Newsletter RH
  • KIT MÉDIA 2026
  • Contact