La vie au bureau des cadres français. Que du bonheur ?

par La rédaction

Quel regard portent les cadres sur leur vie au travail ?

Considèrent-ils leurs collègues comme des alliés ou comme des concurrents ?

 

Comment appréhendent-ils les réunions et comment estiment-ils leur environnement professionnel ?

 

Une étude Bruneau/TNS Sofres réalisée au premier trimestre 2013, auprès d’un échantillon de 604 salariés nous révèle les secrets d’alcôve de la vie des Français au bureau. 

 

« Contrairement à ce que l’on pourrait croire en raison de la crise économique, l’étude Bruneau/TNS Sofres que nous venons de réaliser, révèle que les Français sont plutôt satisfaits de leur vie quotidienne au sein de leur entreprise », affirme Nicolas Potier, directeur général de Bruneau. Pour preuve, 84 % des salariés déclarent se sentir bien au bureau et 68 % des sondés soutiennent que l’ambiance générale au sein de leur entreprise est aux "éclats de rire".

 

« Si la vie au travail est un temps subi où l’on ressent des pressions, certaines déceptions, et où l’on doit faire face à ses responsabilités professionnelles dans des temps de plus en plus courts, l’étude démontre que l’entraide, la convivialité ont également une place prépondérante en entreprise », explique pour sa part Jérémy Piquandet, responsable des études de société pour l’Institut TNS/Sofres. Pour parfaire leur quotidien ? les salariés mettent également tout en œuvre pour s’approprier leur espace de travail. 48 % d’entre eux personnalisent leur fond d’écran, 39 % apportent un mug et 24 % leur bouilloire pour se faire du thé ou du café. « En amenant des accessoires divers et variés, les salariés cherchent avant tout à recréer une sorte de cocon de protection. Cette démarche va de pair avec les liens qu’ils tissent avec leurs collègues.

 

D’ailleurs, 60 % des sondés déclarent avoir rencontré des amis sur leur lieu de travail. Ces comportements visent à faire face aux pressions, à la compétition, que l’on peut ressentir dans la vie professionnelle, surtout en ces temps de crise économique et d’inquiétudes fortes de perdre son travail », analyse  Jérémy Piquandet.

 

65 % des salariés estiment qu’une réunion sur deux est inutile

Si pour 42 % des salariés, la cafétéria est considérée comme le meilleur endroit pour faire une réunion non-officielle, contre 13 % qui lui préfèrent le couloir, la réunion formelle est jugée pour 80 % des sondés comme une perte de temps. 65 % estiment d’ailleurs qu’une réunion sur deux est inutile. « Dans la manière dont le travail est établi en France, la grande majorité des réunions que l’on organise, aux yeux des salariés, ne sont pas opérationnelles. Ce ne sont pas de moments où l’on prend véritablement des décisions. Le travail d’équipe effectif, en collectif, est celui où l’on avance le mieux dans ses missions et ses projets professionnels » développe Jérémy Piquandet.

 

Du côté de la hiérarchie, de prime abord le manager fait partie de l’équipe. Plus de la moitié des salariés interrogés tutoient d’ailleurs leur supérieur direct (56%), une tendance encore plus forte (64%) chez les cadres. « S’il peut y avoir un rapport de convivialité avec le manager, ce dernier reste cependant celui qui coordonne et dirige l'équipe. Des limites sont posées de part et d’autre. Pour preuve, moins d’un salarié sur cinq fréquente, hors entreprise, son manager. S’il a une place à part entière dans le collectif de travail, il reste donc à la place qui est la sienne, à savoir celle du chef ! », conclut  Jérémy Piquandet.

 

Gérald Dudouet

 

Articles RH relatifs

Laisser un commentaire