Enquête : Quel est l'impact de la crise sur les salariés?

par La rédaction

Quel est l’impact de la crise pour les salariés ? Quelles sont leurs craintes pour les prochains mois ?
Nouvelle enquête paneuropéenne du recruteur Robert Half

 

Comment la crise touche-t-elle les collaborateurs au sein des entreprises, et quelles en sont les répercussions au sein des équipes ? A ce jour mais aussi dans un proche avenir, quel est le sentiment des salariés et que craignent-ils le plus ? La nouvelle enquête du recruteur Robert Half dessine le contour de ces préoccupations.

 

Six principaux « symptômes » de la crise à ce jour 

Toutes réponses confondues, la diminution voire la suppression du bonus/des primes est la toute 1ère conséquence de la crise au sein des entreprises, qui touche 38% des managers interrogés et leurs collaborateurs. Cette mesure est particulièrement forte en Allemagne où elle est ressentie par 53% des personnes interrogées, aux Pays-Bas (50%) ainsi qu’en Suisse et en Autriche (47%). La France serait bien moins impactée que ses voisins à ce niveau (touchée selon 26% des personnes interrogées), comme la Belgique (15%) et le Luxembourg (15%).
Puis survient le gel du salaire et/ou des bonus qui touche 26% des personnes interrogées pour cette enquête. Et ce, plus particulièrement aux Pays-Bas (36%), au Luxembourg (31%). La réduction des avantages fait aussi partie des ‘symptômes’ principaux, qui touchent 25% des collaborateurs de cette enquête (ce, avant tout en Italie (33%) et aux Pays-Bas (36%) ).
 
4ème ‘symptôme’ déclaré par les managers interrogés pour cette enquête, le départ ou licenciement d’un collaborateur. Si 81% des personnes consultées en Belgique et à Dubaï déclarent ne pas y avoir été confrontées à ce jour, cette situation est au contraire expérimentée aux Pays-Bas (34%), en France (29%), puis au Luxembourg et en Autriche principalement (25%). La réduction du nombre d’heures travaillées par mois reste une mesure moindre, appliquée seulement selon 13% des personnes interrogées, et ce surtout en Italie (19%). La réduction du salaire semble être une mesure appliquée en tout derniers recours : elle est tout de même effective quand cela ne peut être évité avant tout en Autriche (18%), à Dubaï (17%) ainsi qu’en Italie (13%).

 

  
En France, les principaux symptômes sont :
 
1)     une réduction des avantages (29% contre 44% en Italie) ;
2)     le départ ou licenciement d’un(e) collègue (29% contre 34% aux Pays-Bas) ;
3)     la diminution voire la suppression des bonus (26% contre 53% en Allemagne) ;
4)     une réduction du nombre d’heures mensuelles (11% contre 19% aux Pays-Bas) ;
5)     une réduction du salaire (7% contre 18% en Autriche).

 

Quelles craintes pour cet hiver et le début de l’année 2010 ? En France, le gel des salaires et une charge de travail accrue

Toutes réponses confondues, si 63% des personnes interrogées ne se sentent pas concernées à court ou moyen terme par la remise en cause de leur poste, ni par la perte de leurs avantages (52%), en revanche le gel de leur salaire préoccupe 43% des collaborateurs, suivi par l’accroissement de la charge de travail (36%) et la démotivation des équipes (34%).
 
A y regarder de plus près, la démotivation est la crainte n°1 en Autriche (34% des collaborateurs se déclarent concernés), ainsi qu’en Belgique (41%) où les collaborateurs craignent tout autant le gel de leur salaire. Cette préoccupation prime aussi en France (61%) suivie par la crainte d’une charge accrue de travail (51%). C’est en Allemagne que la crainte de la perte du bonus est la plus forte où elle est ressentie par 39% des personnes interrogées, presque autant inquiètes de l’accroissement de leur charge de travail (35%). En Italie, les 2 préoccupations dominantes quasi ex-aequo sont la diminution voire la suppression du bonus (49%) ainsi que la démotivation (48%). En Suisse, on s’inquiète aussi avant tout de la diminution voire la suppression du bonus (39%), ainsi que du gel des salaires (35%).

 

  
Qu’est-ce qui préoccupe les salariés français pour cet hiver et le début de l’année 2010 ?
 
1)     le gel de leur salaire (62%) ;
2)     l’accroissement de leur charge de travail (51%) ;
3)     la démotivation des équipes (49%) ;
4)     la perte de leurs avantages (35%) ;
5)     une compétition accrue entre collègues (31%) ;
6)     la diminution voire la suppression de leur bonus (28%) ;
7)     la crainte d’être licencié(e) (%16%).

 
 

(*) Le Groupe Robert Half a mené cette enquête en septembre-octobre 2009 auprès de 1470 Responsables Ressources Humaines et/ou Financiers dans 9 pays (Allemagne, Autriche, Belgique, Dubaï, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse) sur la base d’un échantillon représentatif d’entreprises.

Enquête complète disponible sur simple demande auprès de Robert Half International.
 
 

A propos du groupe Robert Half :

– Fondé en 1948,
– Leader mondial du recrutement temporaire et permanent spécialisé,
– Coté à la Bourse de New York,
– Implanté en France depuis 1989,
– Intervient sur tous les métiers de la finance, de la comptabilité, de la banque, de l’assurance, du juridique et fiscal ainsi que de l’assistanat et du secrétariat,
– Présent à Paris, La Défense, Versailles, Saint-Denis, Massy, Lyon, Nantes, Lille et Aix-en-Provence,
– Compte plus de 360 bureaux dans le monde (Etats-Unis, Canada, Europe, Australie, Asie, Nouvelle-Zélande)
 
Robert Half International a été élu entreprise où il fait bon travailler par Best Workplaces édition 2008.
Son site Internet : www.roberthalf.fr
 

 

Communiqué de presse

 

 

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