lundi, 15 juin 2026
  • KIT MÉDIA 2026
  • Contact
myRHline
  • Actualités RH
  • Livres Blancs
  • Études RH
  • Agenda RH
  • Annuaire
  • Replay Webinar
  • Podcast RH
  • Newsletter RH
Droit socialTribune
0FacebookTwitterPinterestLinkedinEmail

Droit de regard de l’employeur : la vidéosurveillance surveillée…

par La rédaction 6 juillet, 2010
6 juillet, 2010 99 vues
0FacebookTwitterPinterestLinkedinEmail

La question de la surveillance des salariés impose la conciliation de deux principes : la nécessaire surveillance de l’employeur de l’activité des salariés placés sous sa subordination, d’une part, et l’indispensable respect des libertés individuelles d’autre part.

Si le droit de surveillance de l’employeur est reconnu, il est borné par des limites :
– le respect des droits et des libertés individuelles du salarié, qui ne disparaissent pas au sein de l’entreprise ;
– l’exigence de transparence : le dispositif de contrôle doit en principe faire l’objet d’une information des salariés, d’une consultation du comité d’entreprise, et le cas échéant d’une déclaration à la Cnil ;
– l’exigence de proportionnalité : le contrôle doit être justifié par un intérêt légitime (productivité, sécurité, image de l’entreprise, etc.) et ne pas être excessif.
Rappelons que l’employeur est tenu d’informer et de consulter préalablement le comité d’entreprise à l’occasion de tout projet important d’introduction de nouvelles technologies dans l’entreprise, lorsque celles-ci sont susceptibles d’avoir des conséquences sur l’emploi, la qualification, la rémunération, la formation ou les conditions de travail du personnel. A cette occasion, le comité d’entreprise peut avoir recours à un expert.
Quant au CHSCT, ce dernier doit être consulté avant toute décision d’aménagement important modifiant les conditions d’hygiène et de sécurité ou les conditions de travail et, notamment, avant toute transformation importante des postes de travail découlant de l’organisation du travail. Il peut, comme le comité d’entreprise, à cette occasion, faire appel à un expert agréé.
En tout état de cause, Quels que soient les moyens de contrôle mis en œuvre dans l’entreprise (écoutes téléphoniques, vidéosurveillance, etc.), l’employeur doit au préalable en informer les salariés. L’obligation d’information du salarié, qui découle du principe de loyauté dans l’exécution du contrat de travail, résulte notamment de l’article L. 1222-4 du Code du travail, selon lequel aucune information concernant personnellement un salarié ne peut être collectée par un dispositif qui n’a pas été porté préalablement à la connaissance du salarié.
En clair, il ne suffit pas à l’employeur de se conformer à son obligation d’information pour priver les salariés de l’ensemble de leurs droits et libertés :
– l’employeur doit justifier le contrôle exercé par un intérêt légitime (exigence de sécurité, nécessité d’éviter un usage abusif de l’informatique à des fins personnelles, etc.) ;
– l’intérêt légitime peut être caractérisé, par exemple, par l’existence de risques particuliers de vols, la surveillance d’un poste de travail dangereux ou la mise en place d’une protection spéciale résultant d’une obligation de secret-défense ;
– le dispositif mis en place doit respecter le principe de proportionnalité, auquel les juridictions veillent notamment dans le cadre du contentieux des sanctions disciplinaires et du licenciement.
– la proportionnalité s’exerce par rapport aux libertés fondamentales, et notamment au droit au respect de la vie privée.
A titre d’illustration, évoquons ensemble la question de la surveillance permanente des salariés qui est nécessairement posée par les dispositifs de géolocalisation. En assimilant ce procédé à celui de la filature, la Haute Cour condamne un tel moyen de surveillance des salariés, en ce qu’il porte atteinte à la vie privée.
Les contrôles opérés par la Cour de cassation sur la vidéosurveillance ont notamment porté sur l’information délivrée aux salariés et l’exigence d’une surveillance non intrusive. Le développement de la géolocalisation a également amené la CNIL à multiplier ses contrôles sur le « flicage permanent des salariés disposant d’un véhicule » ou bien la « collecte de données interdites par la loi (infractions routières) » ou encore la « surveillance du salarié quand celui-ci est autorisé à utiliser le véhicule à des fins privées ».
Enfin, soulignons que les traitements automatisés de données à caractère personnel doivent en principe être déclarés à la Cnil avant mise en service et qu’en cas de non-respect de la formalité de déclaration à la Cnil, l’employeur s’expose à une peine d’emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 300 000 €…
Nadia RAKIB
Dirigeante CLINDOEIL

Newsletter RH

Abonnez-vous à notre newsletter pour rester au courant des actualités RH et des tendances et recevoir nos livres blancs, guides et plus !
loader
En soumettant ce formulaire, vous acceptez notre politique de protection des données personnelles.

Rechercher dans les articles RH

Newsletter RH

loader
En soumettant ce formulaire, vous acceptez notre politique de protection des données personnelles.

Agenda RH

  • Voir tout
  • 23juinL’IA en recrutement : efficacité oui, sourcing sauvage non

Études RH

Voir tout
  • Observatoire des Fragilités du Travail 2026

    7 juin, 2026
  • Baromètre Digitalisation RH & IA 2026

    7 juin, 2026
  • Cartographie GTA : Benchmark 2026

    13 février, 2026

Participer aux études en cours

  • Observatoire des Fragilités du Travail 2026

    7 juin, 2026

Replay Webinar RH

Voir tout
  • Télétravail : les idées reçues qui coûtent cher

    4 juin, 2026
  • Cooptation : le pouvoir de l’IA

    2 juin, 2026
  • Rentabiliser le « non » : comment vos refus...

    22 avril, 2026
  • Piloter la santé au travail : KPI et actions...

    15 avril, 2026
  • Du siège au terrain : mieux comprendre les attentes...

    2 avril, 2026
  • Transparence des salaires : roadmap à 3 mois de...

    31 mars, 2026

Actualités RH

Voir tout
  • Undercover : les RH sur le devant de la scène

  • Le recrutement n’est pas une fonction support

  • Grille de rémunération inclusive : une reconnaissance pour France Care

  • JobBoost : la mobilité interne BNP Paribas récompensée aux Trophées de l’Engagement RH 2026

  • Prévention des RPS en entreprise : Servier sur la 2e marche du podium QVCT, RSE et Impact social

AccompagnementCompétencesEcpaLiberté individuelleManagementVidéosurveillance
0 FacebookTwitterPinterestLinkedinEmail

Articles RH relatifs

13 novembre, 2024

Pourquoi et comment évaluer et développer sa pensée...

2 juin, 2026

Criticathon : Face à l’IA, 12 grands groupes...

19 juin, 2023

Adoptez un leadership qui inspire et transformez vos...

12 mars, 2024

Le Guide Soft Skills 2.0

4 mai, 2026

Transparence salariale : ambitions d’équité et défis RH

20 mai, 2024

10 Actions RH concrètes pour débullshiter la question...

Laisser un commentaire

Enregistrez mon nom, mon e-mail et site web dans ce navigateur pour la prochaine fois que je laisse un commentaire.


La période de vérification reCAPTCHA a expiré. Veuillez recharger la page.

lundi, 15 juin 2026
  • Partenaires RH
  • Devenir auteur RH
  • Contact
  • Mentions Légales
  • Politique de Protection des Données Personnelles
  • Politique de cookies (UE)
  • Kit média 2026
Footer Logo
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • Linkedin
  • Youtube
© DESIGN RH 2025 – Tous droits réservésLe média des Ressources Humaines. Toute l’actualité pour les DRH : recrutement, processus RH, QVT, GPEC, marque employeur, RSE, social, droit du travail, formation, elearning, développement des compétences
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • Linkedin
  • Youtube
myRHline
  • Actualités RH
  • Livres Blancs
  • Études RH
  • Agenda RH
  • Annuaire
  • Replay Webinar
  • Podcast RH
  • Newsletter RH
  • KIT MÉDIA 2026
  • Contact
myRHline
  • Actualités RH
  • Livres Blancs
  • Études RH
  • Agenda RH
  • Annuaire
  • Replay Webinar
  • Podcast RH
  • Newsletter RH
  • KIT MÉDIA 2026
  • Contact